IN MUSCAT i am…

DSCF5201_modifMascate مسقط  fût bâtie au milieu d’une plaine fertile entourée de rochers escarpés de l’Ouest à l’Est via le Sud ; cette cité aux maisons blanches est bordée par le golf d’Oman au Nord. Comme protégé par les éléments, cette ville a su traverser le temps et conserver son charme d’antan « L’urbanisme est conforme aux traditions de l’architecture arabe : pas de hauts immeubles ni de toits inclinés, des rues propres et des constructions aux couleurs sable ou blanche« , aux antipodes de ces voisines emiraties.

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Cette ultime étape avant de reprendre la route de l’aéroport a clos mon périple au Sultanat. 24h top chrono.


Les quartiers explorés ont été les suivants :  MASCATE, MUTRAH et RUWI.

+ Taxi ou votre 4×4 de location, la ville est hostile aux piétons, les distances sont conséquentes et les voies principales sont des autoroutes.

☽ Dormir soit dans un très bon hôtel bon marché : Naseem Hotel (demander une chambre avec vue sur la corniche)  – Tarif  : 27 OMR (60€) ✔  soit dans un luxueux hôtel de plage : The Chedi Muscat – Tarif indescent 370€

🍴 Déjeuner chez Kargeen Caffe un brunch digne de ceux dont je me gave à Paris pour la modique somme de 15€ et diner chez Bait Al Luban « la maison de l’hospitalité ».

► A faire : le marché aux poissons, très tôt tous les jours avant de commencer sa journée mais après avoir avalé un petit déjeuner, les estomacs et l’odorat n’en seront que moins dérangés.

◐ A voir  : la Mosquée du Sultan Qaboos, ouverte aux non-musulmans tous les matins de 8h30 à 11h00 (inaccessible le vendredi). Tout y est démesuré : le tapis persan de la grande salle de prières mesure 70 x 60 m, pèse 21 tonnes, se compose d’1,7 milliard de nœuds, le lustre central de la grande salle de prières de 8 m de diamètre, de 14 m de haut, 8 tonnes et 1 122 ampoules qui le constituent mais aussi les vitraux français, le marbre italien, les poutres en bois indonésiens.

 

Contrairement à l’aller (voir article général ici) où pressée par le temps j’avais réservé un appartement-hôtel (via Booking) à proximité de l’aéroport, pour notre retour en ville, je souhaitais quelque chose de plus central. Je voulais observer, depuis ma chambre d’hôtel à la nuit tombée comme à l’aube, la Corniche. Là où se déroule toute l’activité du port, là où les boutres entrent et sortent de la baie avec les pêcheurs à leurs bords, là où les paquebots de croisière patientent des jours que leurs clients rejoignent leurs cabines. Mutrah fût donc notre port d’attache. Le port, noyau de la ville, celui par qui jadis la Route des Indes transitait. Aujourd’hui c’est Ruwi, le quartier indo-pakistanais où s’échangent or et argent qui centralise le commerce et le pouvoir.

A pied, nous avons pu arpenter de long en large cette baie, nous rendre au marché aux poissons où cela hurle à tu-tête, nous perdre dans le labyrinthe du souk et y faire nos emplettes, nous ravitailler dans les restaurants avoisinants.

En voiture, nous avons traversé la cité pour nous rendre à la grandiose Mosquée du Sultan Qaboos, même si la visite se fait au pas de course en tant que non-musulman (nous avions moins de 2 heures avant la fermeture du lieu), même si je n’ai pas eu le temps de tout y découvrir, j’ai pu recentrer toute l’énergie de ce voyage à cet endroit. Ailleurs aussi. De retour de notre pèlerinage nous avons terminé à la journée au Kalbuh Bay Park حديقة كلبوه, là où les maisons de bord de mer ressemblent aux beach houses de Californie et d’Australie, là où surfent expatriés et omanais. Assise sur le sable à les regarder prendre les vagues, j’y ai admiré en second plan ce drôle d’objet, emblème de la ville le bruleur d’encens rappelle à qui le voit que l’oléo-gomme-résine aromatique est bien d’ici, et je n’ai cessé de penser que bientôt ici, je reviendrai.

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Il y a tant d’autres choses à voir, à visiter, à gouter dans ce qui est malgré tout la plus petite capitale du monde :

  1. Royal Opera House
  2. Musée Bait Al Baranda et musée Bait Al Zubair,
  3. Musée franco-omanais dit Bait Faransa
  4. Brûleur d’encens monumental surplombant le Parc Riyam,
  5. Les forts Portugais de Mirani et Jalali

#OH OMAN ♥


➜ Retrouvez mon interview dans les carnets de voyage du magazine Le Parisien.

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*Toutes les photos de moi ont été prises par Kares Le Roy.

WADI BANI KHALID

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n.f : une oasis est un îlot de terrain, apte à la végétation et à l’habitation humaine, perdu au milieu d’espaces désertiques et dont l’existence est généralement liée à la présence de l’eau amenée par conduites (à partir de secteurs plus humides) ou par puits (nappe souterraine).

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  • Point de départ : Route n°23 entre Al-Kamil et Ibra
  • Point d’arrivée : Wadi Bani Khalid

 

C’est sur Instagram que j’avais découvert cet oued que je tenais absolument à expérimenter de mes propres yeux. Peu importe l’itinéraire, j’avais pour objectif de plonger corps et âme dans ces bassins naturels. Au départ de la route n°23, un panneau nous indiqua notre destination « Wadi Bani Khalid ». Alors débute une route sinueuse qui nous fera grimper à 600m d’altitude, traverser des villages et découvrir que parmi les montagnes rocailleuses des palmiers ont trouvés leurs places… comment deviner qu’au bout de notre route se trouveraient des eaux si turquoises et si chaudes dans lesquelles nous passerions une pleine journée à nous y baigner?

☽ Bivouaquer au bord de l’eau ou au creux des roches. Le sultanat, qui ne dispose d’aucune structure de camping aménagée, est une destination rêvée pour les amateurs de camping en pleine nature dans des sites exceptionnels. La législation du pays n’impose aucune restriction en la matière, et chacun levitra precio peut planter sa tente où bon lui semble à condition de respecter les règles élémentaires de bienséance vis-à-vis de la population.

► A faire : plonger.

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#AL KAMIL

Il est une visite inratable et pour laquelle nous avons même fait demi-tour. Un château datant du XVII siècle, aujourd’hui un musée des plus fous : OLD CASTLE MUSEUM.

Aussi dingue que son propriétaire, collectionneur averti et mémoire vivante du sultanat, cet homme possède d’incalculables trésors : plus de dix mille pièces anciennes et patrimoniales variées datant de plusieurs siècles, plus de 1400 pièces de céramique ancienne et plus de 700 pièces en cuivre, métaux, vieux outils, appareils électroniques et anciennes machines. À côté de cela, plus de 350 pièces de textiles, de vieilles cuirs, du verre, de l’argenterie, des armes à feu, des épées, des poignards, des pièces de monnaie, des notes papier, des téléphones portables locaux et internationaux, des timbres et des livres et des magazines anciens.

 


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ASH SHARQIYAH : Wahiba Sands & Sugar Dunes

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n.m : un désert est une zone de terre stérile et très peu propice à la vie, où de très faibles précipitations se produisent à de rares occasions, et où par conséquent les conditions de vie sont hostiles pour les plantes ainsi que pour la vie des animaux. Les déserts font partie des environnements extrêmes. Le manque de végétation expose la surface non protégée au processus de dénudation.

En emportant dans mon sac l’ouvrage de Wilfried Thesiger, je n’avais aucune idée que les mots que j’y lirai seraient ceux que je pourrai moi-même employer pour raconter ces quelques jours dans les déserts arabiques. Les « Sables » comme il ne cesse de le nommer tout au long de son ouvrage occupent les 2/3 du territoire sous différentes formes : du grain le plus fin aux roches les plus dures. 1 300 kilomètres sur 800 dans lesquels nous nous sommes aventurés, « au fur et à mesure qu’on s’éloigne des côtes vers l’intérieur, il change de couleur et de hauteur passant des plaines où prédominent le blanc, puis le jaune et le rouge, aux dunes qui peuvent atteindre les 300 m de hauteur (Source : Le Routard) ».polaroids3

ROUTE 34 : WAHIBA SANDS

3 jours et 2 nuits réservés au sein d’un campement. Pour nous y rendre, il fallait nous joindre à un convoi, impossible que d’y aller seuls. Système bien rodé, nous avions rendez-vous à 17h00 au garage situé près de la mosquée d’Al Wasil, nous et les autres touristes en quête d’aventure et de dépaysement ; les pneus des 10 véhicules ne fois dégonflés (technique bédouine pour éviter l’enlisement), nous sommes partis en file indienne, doucement, timidement, une petite appréhension vite dépassée par une grande excitation, à travers une piste dont nous ne connaissions pas la finalité. 30 minutes de bonheur jusqu’à la première dune, celle derrière laquelle se nichait le village bédouin et où notre retraite allait se dérouler.

36h sous un soleil de plomb, 40°C à l’ombre en plein mois de janvier (l’article a quelques temps de retard), 1 jour et 2 nuits au milieu du vide.

Dormir dans une hutte en « barasti », technique de feuilles de palmiers séchées qui enveloppent murs et toiture au sein du Nomadic Desert Camp, ce campement tenu par une famille bédouine depuis 1993 – Tarif : 70OMR/nuit (165€) ✔  – ✆ +968 99336273

► A faire : se rendre un peu plus loin que le camp en fin de journée quand la chaleur redevient supportable, gravir les hautes dunes, se ressourcer en observant le soleil se coucher tout en buvant un thé à la cardamome.

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Le désert rouge ne s’improvise pas, même avec le guide OFF ROAD posé sur le tableau de bord. Cette route 32 en vrai nous n’avons pas pu la traverser. Dès la sortie du village d’Al Qabil des villageois nous ont plus que déconseillés de tenter la voie des caravanes ; 2 véhicules minimum, de l’eau en abondance mais surtout, surtout un GPS. Autant nos jerricanes nous pouvions remplir mais ni compagnons ni système satelitaire nous n’avions. Curieux, nous avons poussé durant 20km quand face à une dune titanesque nous avons rebroussé chemin. Bel aperçu, maintenant cette route 32 nous fait fantasmer.

ROUTE 36 : SUGAR DUNES

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Comme je l’expliquais mon précédent post (voir ici), le guide OFF ROAD nous a mené dans des endroits que jamais nous n’aurions atteint sans les précieuses explications des « cartes superposées sur des images satellites ». Nos fâcheux départs tardifs, nous ont fait arriver de nuit aux abords du petit village de pêcheurs d’Al Khalouf. Pas âme qui vive. Personne pour nous renseigner. Pas de réseaux non plus. Il a fallu être têtue et maline. Mon iPhone dans une main, le guide sur les genoux, nous avons avancé à pas de loup « ok au rocher, il faut compter 3,4km… tu vois cette bifurcation au loin, prends à gauche… à présent 6km sur la plage, vas-y roule, roule, STOP! il faut rejoindre les dunes. où ça? là par exemple! peu importe il faut retrouver la piste… attends le GPS se déplace, parfait nous y sommes »

Cette nuit là, arrêtés au milieu de nulle part, au milieu de dunes seule certitude, l’océan en contrebas, on s’est dit qu’on ne ferait plus un pas. Prévenus par d’autres voyageurs d’une certaine humidité, nous avons préféré dormir dans notre véhicule. Le haillon ouvert en direction de la mer, bercés par les flots de l’eau nous nous sommes endormis sans trop de difficultés, celles rencontrées pour arriver jusqu’ici avaient eu raison de notre énergie.

Au lever du soleil, trop curieuse de savoir où j’avais donc passé la nuit, je suis sortie sans hésitation de mon duvet. Au bord de l’océan Indien, les dunes, très hautes, dessinent comme une barrière entre la plage et le désert. C’est subjuguant. En observant ce lieu paradisiaque j’ai cru à un rêve éveillé. Les dunes, très blanches, avec pour seul son celui du silence qui se brise par les flots des vagues et nous, seulement nous.

Je savais que nous n’allions pas passer qu’une seule nuit, j’étais déjà en repérage pour un meilleur spot, je n’avais que l’embarra du choix.

Nos 3 journées au creux de ces dunes de sucre ont été cadencés par le doux rythme de la survie : ramasser des branchages, allumer un feu, faire bouillir de l’eau pour nos thés et cafés, se poser pour déjeuner nos biscuits, bouquiner, hêler d’un salut amical les 3 ou 4 Toyota de pêcheurs qui roulaient sur la plage, se baigner aussi, méditer, observer la faune locale, s’enliser à quelques centaines de mètres de notre point de chute en ayant voulu explorer nos quartiers, vouloir s’en sortir tout seul, hêler aussi fort qu’on le pouvait le 2 seuls véhicules aperçus au loin, ne pas se faire entendre, creuser, creuser, creuser, tenter de redémarrer, ne pas y arriver, décider au bout de 2 heures 30 d’aller chercher de l’aide sur la plage à l’heure où les pêcheurs rentrent au village, quitter le véhicule bille en tête qu’Al Khalouf à 10km de là se joindrait surement à pied, trouver de l’aide au bout de 5min, rigoler, se réapprovisionner au village en voiture, rejoindre de nuit une fois n’est pas coutume notre camp, monter la tente, ramasser des branchages, allumer un feu, faire bouillir de l’eau pour nos pâtes, s’endormir paisiblement et vouloir tout, je dis bien tout, recommencer comme la veille.

☽ Planter sa tente au creux des dunes, face à la mer pour un doux réveil paradisiaque.

► A faire : le plein de vivres et d’eau au village d’Al Khaluf afin de n’avoir à y remettre les pieds qu’après 3 jours passés coupés du monde.

◐ A vivre :  s’embourber dans le sable 😉

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« La sable, au bas de l’autre versant, était compact, tantôt creusé de petites fossettes peu profonde, tantôt entaillé de larges rigoles sinueuses, la surface était sillonnée de rides minuscules » – Wilfrid Thesiger

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+++ PS : bonus video rouler sur la plage

 

Prochaine étape > les eaux turquoises du Wadi Bani Khalid…


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ASH DAKHILIYAH «l’intérieur» : NIZWA, BAHLA, AL HAMRA & MISFAT

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  • Point de départ : Nizwa
  • Point d’arrivée : Misfat-al-abryeen

#1 NIZWA ‏نزوى

Après un bel avant-goût lors de nos premières 24h dans les montagnes du Djebel Akhdar (voir article précédent), c’est vers Nizwa que nous avons roulé, sur une route confortable où notre arrivée se termine par le passage d’une monumentale porte. Le contexte est planté, Nizwa est grande. Cette ancienne capitale, longtemps aux mains d’un traditionalisme religieux implacable, est devenue récemment l’un des principaux centres touristiques d’Oman de part ses montagnes et ses vestiges historiques.

Cela tombait bien, les touristes c’étaient nous,  des touristes avides de découvertes. J’avais réservé 2 nuits dans un hôtel sans prétention à quelques kilomètres du centre historique. Lors du check-in j’ai failli annuler la seconde nuit quand le prix de la chambre a grondé dans mes oreilles : 180€… puis la piscine et la recommendation « coup de ♥ » du Lonely Planet ont eu raison de ma raison. Nous sommes donc resté pour appréhender la cité dans un confort fort agréable. Levé de bonne heure, les visites se déroulaient le matin quand les températures étaient plus agréables. Bien que début janvier, les après-midis caniculaires mettaient à plat notre énergie. Le souk pour commencer, moment où l’agitation des commerçants et des clients est à son apogée, ensuite piscine, dont le rôle primordial a mis les 180€ de l’adresse aux oubliettes. La citadelle de Nizwa pour terminer en beauté, à l’heure où son donjon et ses murailles se parent d’or et laisse entrevoir comme un gigantesque château de sable. Jolie métaphore.

Le fort de Nizwa fut construit au milieu du XVIIe siècle par le sultan Ibn Saif, premier imam de la dynastie des Al-Ya'ribi. Résidence principale de l'imamat pendant les trois siècles suivants, il servit à la fois de palais, de siège du gouvernement et de prison. Autre attraction de Nizwa, son souk, qui a gardé toute sa couleur et sa vitalité malgré son transfert dans un quartier plus moderne de la ville.

🍴 Gouter au halwa, LE désert national dont les ingrédients sont le beurre concentré, le sucre caramélisé, les amandes et la farine et la saveur raffinée au safran, au cardamome et à l’eau de rose, sweet ending.

☽ Dormir dans l’une des 55 confortables chambres du Falaj Daris Hotel et ainsi profiter des 2 piscines qui feront votre bonheur en plein après-midi entre les visites du matin et celle de la fin de journée quand le thermomètre redescend  – Tarif  : 90 OMR (180€) ✔

► A faire : le marché aux bestiaux du vendredi, l’un des plus animés de la région et pour lequel on vient de tout le pays.  On y fait parader les chèvres et les moutons jusqu’à ce que le plus offrant récupère l’animal.

◐ A voir  : la vue sur toute la plaine à 360° depuis le sommet de la tour circulaire de la citadelle.

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#2 BAHLA قلعة بهلاء 

Se tromper de route a parfois du bon, le fort de Bahla classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO est un de ces exemples.

Quittant Nizwa pour rejoindre Al Hamra, j’avais lu quelque part que nous devions emprunter une route, mauvaise lecture je nous ai conduit sur le tronçon sud alors que nous aurions du rouler sur la voie nord. Peu importe, nous sommes arrivés à Bahla, qui n’était pas au programme et que je n’avais pas trouvé dans le Lonely Planet (autre mauvaise lecture de ma part, un paragraphe assez complet s’y trouve en fait).

Bref Bahla, est l’une des quatre forteresses aux pieds du djebel Akhdar, construit par la communauté des Banu Nabhan qui domina la région du XIIe siècle à la fin du XVe siècle. L’édifice est en adobe avec un soubassement de pierre, il comprend une citadelle affublée de 3 tours, haute de 5 niveaux, 3 bâtiments habitables, quelques puits et mosquées. Le fort est surtout pourvu de 6 tours de guet servant à l’observation et à prévenir toute attaque.

L'oasis de Bahla doit sa prospérité aux Banu Nabhan, qui s'imposèrent aux autres communautés entre le XIIe siècle et la fin du XVe. Leur puissance est attestée par les ruines de l'immense fort aux murailles et aux tours de brique crue et au soubassement de pierre, exemple remarquable de ce type de fortification.

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#3 AL HAMRA  الحمراء‎‎

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« Dans une oasis, on n’a rien, mais on ne manque de rien. » Alphonse Karr

Nous n’étions que de passage dans cette oasis perdue au milieu des montagnes. Tout comme nous, perdus pour mieux explorer le lieu. Des ruines d’habitat en pisé au style yéménite composent l’ancien village d’Al Hamra, 400 ans d’histoire. Au détour d’une rue, une maison tient encore debout et raconte à elle seule l’art de vivre omanais.

☽ Dormir à The VIEW un caprice pour vos yeux, piscine à débordement, chambre avec vue panoramique qu’il faut absolument demander car c’est pour elles que vous venez : la chambre avec la vue, perché sur des rochers surplombant les montagnes et les vallées environnantes – Tarif : 125 OMR (280€) ✔

► A faire : visiter Bait al-Safah (la Maison du Voyage), vieille de 3 siècles que 3 femmes au fort caractère tentent de faire vivre à l’omanaise d’antan :

« fabrication de la farine, élaboration d’une poudre médicinale à partir de graines d’arbre cueillies dans les montagnes, cuisson des galettes locales (crêpes fines aux bords dentelés, à déguster en guise de pain) etc… Là, au rez-de-chaussée, une pièce assure le storage des dattes comme  » à l’époque « , tandis qu’à l’étage une chambre expose des vêtements et costumes traditionnels omanais, une autre des meubles et objets d’antan… Un métier à tisser rappelle qu’au sultanat, on confectionne des coussins et tapis (omniprésents dans les habitations), les mêmes sur lesquels on vient s’asseoir dans le majlis : la pièce de réception – équivalente du salon – où s’accueille l’hôte du jour et de passage, où se sirote le thé, se déguste la datte avec le café à la cardamome. La brise circule à travers les multiples ouvertures, les étagères sont ornées de livres et de poteries, ces dames causent en jetant des regards sous capes… »

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#4 MISFAT AL ABRIYEEN

C’est Instagram qui m’a amenée dans ce superbe village de montagne. L’image d’une palmeraie accrochée aux roches m’avait faite rêver. Rêve devenu réalité quand après avoir parcouru une belle route goudronnée depuis Al-Hamra (peut-être la seule du pays accessible sans 4×4 mais bon de toute façon vous roulerez en SUV), à 700 mètres d’altitude, j’ai découvert Misfat al Abriyeen. Ses porches en pierre ocre, ses ruelles fleuries où résonnent le chant des oiseaux et le ruissellement de l’eau… C’est le plus beau village à mes yeux. Surtout depuis le terre plein duquel la vue la plus photogénique s’offrit à soi. Face à moi, les vieilles maisons faites de boue et de palmes, les plantations de dattiers, les flancs du djebel. 

 

Les quelques heures que nous avons passé dans ce cadre pittoresque ont été rythmées par la découverte du village dans lequel tout véhiculé motorisé est prohibé, la dégustation d’un excellent diner, niché sur le toit terrasse de la Misfat Guesthouse  dominant la canopée de palmiers, s’ensuivit d’un doux réveil depuis notre SUV, haillon ouvert avant de terminer par un parcours le long des falajs. Il était temps pour nous de quitter ce paradis.

À Oman, les falajs sont des réseaux d'adduction d'eau souterrains utilisés pour l'irrigation des cultures. Certains sont très anciens et remontent au IIe millénaire av. J.-C.1.

☽ Dormir à la Misfat Old House la seule et unique maison accueillant des étrangers – Tarif : 60 OMR (150€) ✔

► A faire : suivre les falajs, ces canaux d’irrigation à qui l’on doit la luxuriance des palmeraies, vieux de plusieurs millénaires et long de plusieurs kilomètres ils alimentent aujourd’hui les cultures comme autrefois.

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Prochaine étape > les déserts des déserts…


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IN (north) OMAN i am…

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Se laisser porter par la poésie du berceau des mille et une nuits. Une contrée préservée à l’extrémité de la péninsule Arabique.

Oh dear Oman… ce voyage que certain(e)s ont suivi en ce début 2017 sur Instagram, j’ai mis presque 6 mois pour le digérer et enfin ici vous le conter.

Oman, c’est ce sultanat méconnu situé à l’extrême orient de la péninsule arabique, trait d’union entre l’Inde et l’Afrique, qui voit sa population mélangée de pakistanais et de zanzibaris. De nombreuses facettes divise Oman en 2. Deux Oman(s), celle des omanais & celle des expatriés, celle des caravanes de dromadaires & celle des 4×4, celle des hôtels de luxe & celle du camping sauvage, celle du nord & celle du sud.

Le Nord dans cette 1ere série d’article, un jour le Sud viendra, 2nde série prétexte pour s’envoler de nouveau vers l’Orient. Focus sur Mascate qui signifie «point de chute», Ash Sharqiyah «l’est» et Ad Dakhiliyah «l’intérieur», en somme un voyage aux mille et un paysages.

✈ Gulf Air via Bahreïn : 380€ (7h45 de vol)

+ Louer OBLIGATOIREMENT un 4×4 (SUV) pour pratiquer sans crainte les routes proposées dans le guide ci-dessus, l’amour des grands espaces et l’envie de nuits sous les étoiles. 

www.rentalcars.com  1045€ assurance incluse – kilométrage illimité – 15 jours complet

+ Se procurer ABSOLUMENT le guide OFF ROAD, la bible de tous nos trajets, sans lui jamais nous n’aurions atteint le paradis (blanc). Il comporte des itinéraires simples et des cartes « off road » détaillées superposées sur des images satellites (que je vous fournis dans les différents articles). Les points GPS y sont indiqués et l’application sur mon iPhone m’a amplement suffit, même en plein désert et de nuit j’ai été guidée comme une aveugle par son chien. 

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☽ Emporter NECESSAIREMENT une tente (la Black & Fresh Qechua de chez Décathlon, une révolution) pour bivouaquer quasiment partout dans le sultanat, les Omanais étant eux-même de grands fans du camping et l’hôtellerie étant très très chers (env. 150€/nuit un peu partout). Pas de structure de camping à proprement parlé mais bien équipés de bidons d’eau, de charbon et d’huile de coude, vous passerez les plus beaux moments seuls en pleine nature, c’est ce que j’étais venu chercher ici.

+ Télécharger le Guide de voyage du Sultanat ici en pdf, proposé par l’Office du Tourisme d’Oman, se procurer une carte routière (je me suis procurée la mienne à la librairie Voyageurs du Monde) et s’équiper d’un appareil photo (toutes les photos de ces articles ont été prises avec le Fuji-X100T exception faite de mes portraits shootés au Canon Mark-II).

Website / omantourisme.com

+ A lire avant, pendant ou après le voyage :

LET’S GET A VISA

Pas besoin de prévoir de passer par la case « Ambassade » avant le départ, le visa s’achète à l’aéroport pour 20 OMR (39 €) pour un séjour de 11 jours à un mois.


L’itinéraire a été le suivant : DJEBEL AKDAR > NIZWA > AL HAMRA > MISFAT AL ABRYEEN > WAHIBA SANDS > AL KHALUF > SOUR > WADI BANI KHALID > MASCATE

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@itwia

Au travers de plusieurs articles je vous emmène avec moi dans les djebels que forme la chaîne de montagnes du nord du pays, dans les déserts des déserts qui occupent les deux tiers du territoire, dans les oueds qui irriguent les palmeraies et les terres, dans les ports de pêche qui bordent les mers.

Bienvenue au pays de Sinbad le Marin, héros des contes de mon enfance.

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LET’S GO

J’ai l’impression que chacun de mes (nos) périples débutent par une histoire d’aéroport : le rush, le stress, l’excitation du départ et le retard… à l’instar de la Jordanie (voir ici) il ne s’agissait pas de nous, nous nous habituons à cette ponctualité que le taxi nous impose, mais en quittant Paris, la neige en a surpris plus d’un. Nous étions le 30 décembre pour mémoire, soit une météo tout à fait de saison. Sauf pour ADP apparemment.

Nous avons embarqué à l’heure indiquée puis nous avons patienté, 1 heure, 2 heures, 3 heures avant de décoller. Forcément, n’ayant pas réservé un vol direct mais un avec escale à Bahrein nous avons raté notre correspondance et patienté de nouveau 1 heure, 2 heures, 3 heures avant de décoller de nouveau pour cette destination que je fantasmais tant.

C’est donc le 31 décembre à 4h05 du matin que nous avons foulé le tarmac. Visa obtenu et bagages sur nos dos, je me suis dépêchée de récupérer notre précieux sésame, celui qui allait nous ouvrir les routes les plus inimaginables du sultanat : notre Toyota Pajero. Nous avions 6 heures de retard je craignais de trouver une agence close. Ce qui ne fut pas le cas, 2 agents n’attendaient que nous pour fermer boutique et nous n’attendions que notre 4×4 pour rider Oman. Car oui sans 4×4, impossible de voir du pays, maintes routes sont interdites d’accès même lorsque l’asphalte est de qualité. Mais avant cela nous avions surtout besoin de dormir car le trajet que nous avions ce jour-là allait être l’apéritif de cette orgie touristique.

… ثلاثة، اثنان، واحد

#saymun fi alssayara

polaroids1#1 LES MONTAGNES AKHDAR

itwia_oman_akhdar8En haut de la la chaine de montagne Hajar, Djebel Akhdar se trouve autour du plateau de Sayq. Auparavant, l’atteindre prenait 6 heures, mais une route moderne a été construite permettant un accès plus facile aux villages et plantations. Caché au creux des « montagnes vertes », ce sont plutôt 50 nuances de roses qui ont maquillés les falaises du village abandonné dans lequel nous avons changé d’année.

De cet endroit j’avais pour unique consigne « d’arriver avant 18h00 sinon l’accès au village se fera de nuit et sera plus difficile« . Malheureusement notre trajet chaotique de Paris à Oman avait eu raison de notre énergie, nous avions pourtant gratté de nombreuses minutes de sommeil mais ce n’était qu’en début d’après-midi  que nous avions quitté notre hôtel aéroportuesque et ce n’est seulement à la tombée de la nuit que nous avons atteint le hameau, c’est de nuit que nous avons découvert notre chambrée et c’est au petit matin que nous pris conscience de ce lieu irréel déniché sur AirBnb.

☽  Dormir dans un village abandonné de ses habitants partis se loger sur l’autre versant, The Cliff Guesthouse  (voir ici) ou s’offrir une parenthèse luxueuse au non moins vertigineux Alila Hotel, « inspiré des forts anciens, les techniques traditionnelles de construction omanaise utilisant des pierres locales sont combinées avec une architecture contemporaine pour créer un environnement unique et relaxant, de la piscine aux suites spacieuses qui offrent une vue fascinante sur la falaise et les montagnes« .

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#2  LA COTE EST : SUR  صور  & RAS AL HADD رأس الحد

Contrastant avec ses régions voisines que sont les montagnes et le désert, la côte Est d’Oman offre des paysages totalement différents. Nous remontions du désert blanc (article à venir) par une nouvelle route, jumelle de l’ancienne caravanière. Je voyais défiler l’océan à ma droite, je voyais s’entremêler asphalte et sable blond à ma gauche, de temps à autre des villages de bédouins ponctuaient cette linéarité sans vie. Atmosphère particulière.

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Nous avons décidé de stopper notre trajet quelques kilomètres avant Sur. Ras Al Had et Ras Al Jinz, les soeurs siamoises, l’un est un village côtier considéré comme le point le plus oriental du sultanat et l’autre est un cap positionné à la conjonction du golfe d’Oman et de la mer d’Arabie (ou mer d’Oman). Les plages y sont, parait-il, magnifique mais notre halte n’ayant duré qu’une courte nuit, je n’ai pas eu le temps de m’en faire un avis. Pour autant la visite du fort agrémentée de celle des abords de la mosquée ont eu raison de ma sympathie pour cette bourgade.

☽  Dormir dans un des cottages du Ras Jinz Turtle Réserve, établissement fermé lors de mon passage j’avais donc opté pour un motel basique afin de prendre une bonne douche d’eau claire.

► A faire OU PAS : Expériences de voyages hors du commun ? L’observation des tortues sur la plage de Ras Al Jinz. Cependant attention à la saison. Si vous vous rendez compte que la période de pondaison ne correspond pas à votre calendrier, refusez d’être de la sortie. Les mauvais esprits vous présenterons des oeufs déjà éclos, des bébés tortues séparés de leur mère que l’on vous proposera de renvoyer vers la mer. Mauvaise idée… ils s’y perdront.

◐ A voir : le lever de soleil, le premier sur le monde arabe.

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Puis nous avons quitté Ras pour un autre port de pêche : Sur. Port d’importance majeure dans le commerce avec l’Est de l’Afrique jusqu’au début du XXème siècle. Les stigmates de cette période d’esclavagisme se lit sur les visages caramélisés des habitants. Zanzibar est omniprésente à Sur.

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A l’entrée de la baie, un phare cossu surplombe le plus grand port traditionnel du sultanat d’Oman. Je me suis promenée dans le vieux quartier d’Al Ayjah, le quartier wahhabite de Sur installé sur les rivages du Golfe et de la baie. Accessible par un pont en acier suspendu, qui rappelle le Golden Gate de San Francisco, depuis la terre ferme ce quartier se découvre aussi depuis la mer à pied quand la marée est basse ou en bateau à marée haute. On y observe les maisons des anciens commerçants formant comme une muraille autour de la lagune turquoise contrastant avec les façades d’un blanc éclatant.

☽  Dormir au Sur Hotel, un excellent rapport qualité/prix. Tarif : 13 OMR (30€)

🍴 Déjeuner au Sur Sea adossé à l’hôtel.

► A faire : naviguer sur la barque d’un pêcheur et voir la ville d’un autre point de vue.

◐ A voir : la fabrication de boutre ou dhow داو  , ces bateaux de pêche traditionnels, dans l’unique chantier naval d’Oman. Construit en bois et gréé d’un ou plusieurs mâts portant chacun une voile trapézoïdale, dite « voile arabe », à la pointe avant tronquée, est utilisé depuis plus de 1000 ans pour la pêche mais aussi pour le commerce ou même les trafics en tout genre (esclaves, or, drogues…) avec l’Afrique de l’Est, c’est dans cette ville portuaire que leur construction ancestrale perdure grâce aux savoir-faire d’artisan-menuisiers indiens venus tout droit du Kerala. Une barque moyenne demande 5 à 6 mois de travail et coûte entre 10 000 et 50 000 OMR.

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#3 LA CÔTE NORD : QURAYYAT & TIWI

itwia_oman_shab2Tiwi et Qurayyat sont en réalité l’avant-dernière étape de ce voyage avant Mascate. Malgré le peu de temps que nous y avons passé, ces deux ports méritent le détour.

Tiwi parce que l’entrée de son wadi est incroyable, chaque randonnée à travers les gorges commence par la traversée de la rivière en barque.

Qurayyat parce que le riche passé de cette ville se lit encore dans ses quartiers. J’ai lu que l’exportation maritime de chevaux l’avait hissée haut puis que l’occupation portugaise avait cassé son essor. La ville conserve une activité importante de pêche et de production de paniers.

☽  Dormir à l’abri du vent dans l’un des kiosques balnéaires construits par l’état pour y protéger les omanais durant leurs innombrables pic-nics.

► A faire : jouer une partie de « rwalis » sur la plage de Qurayyat.

◐ A voir : Bimmah Sinkhole, une piscine naturelle d’un diamètre de 40 m avec une profondeur entre 20 à 30 m. La descente dans le trou se fait soit en y sautant soit par un magnifique escalier en béton, je vous laisse deviner l’option choisie.

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Un avant-goût vous disais-je. Nizwa, Al Hamra, Misfah, Al Wasil, Al Khalouf, Wadi Bani Khalid et Mascate n’attendent que d’être découverts. On continue?

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➜ Retrouvez mon interview dans les carnets de voyage du magazine Le Parisien.

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*Toutes les photos de moi ont été prises par Kares Le Roy.

WADI RUM وادي رم

itwia_jordanie_wadirum2itwia_polaroid_jordanie_wadirumJe crois que c’est lui que j’étais venu chercher, lui ce désert, sa chaleur, ses couleurs, ses dunes de sable et ses monolithes rocheux. Oui c’est bien ce paysage que je voulais de nouveau appréhender. Je le dis régulièrement, presque à chaque introduction d’article sur le sujet, mais j’ai ce « truc » avec les déserts, qu’ils soient de sable ou de pierre. Dans cette immensité où l’on se sent tout petit, je suis apaisée, sereine et vivante.

Sur la route qui nous mène au Wadi Rum, nous longeons durant plusieurs kilomètres, le chemin de fer du Hedjaz. Il reliait Damas en Syrie à Médine, en traversant le Hedjaz, région du nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Le projet est alors présenté comme un chemin de fer religieux, destiné à faciliter le pèlerinage à la Mecque, mais aussi à renforcer l'emprise des Ottomans sur l'ensemble de la région et de favoriser les échanges commerciaux entre Damas et Médine.

Nous marquons l’arrêt à la gare. Plus en service pour cause de guerre en Syrie, une locomotive y trône pourtant encore, à l’allure fière. Elle a de quoi la machine, c’est elle qui a survécu aux différentes attaques des bandes arabes dirigées par Lawrence d’Arabie. On s’est amusé à la visiter, ressentant l’âme des voyageurs qui l’empruntaient dans le passé.

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Nous voilà à la porte de la zone protégée du Wadi Rum dans le village du même nom. on y entre pas comme bon nous semble : ticket d’entrée à acheter, voiture à laisser parquée. Il est obligatoire de s’y rendre en 4×4, cela permet de contribuer à l’économie locale. Le notre nous attends justement. Je grimpe avec beaucoup de hâte à l’arrière du véhicule. Je veux sentir le vent sur mon visage, les grains de sable sur ma peau et admirer l’immensité droit devant. J’obtiens ce que je désirais durant une bonne trentaine de minute.

Au bout d’une demi-heure de secousses sur la piste, nous atteignons notre campement. Il ressemble à ce que j’avais été vu sur la toile. Des toiles noires rayées blanches sont ajustées sur la structure des tentes dans lesquelles nous dormirons 2 nuits,  une zone de repas avec des tables basses auprès desquelles on s’agenouille et un coin salon où l’on fumera la chicha avec les bédouins. Les tentes communes sont joliment décorées de textiles aux couleurs du drapeau du Royaume.

On se détend. On se laisse porter par la vie du camp, 2 jours durant.

> Dormir au Muhammad Mutlak Camp 70JD/nuit et dîner autour du feu de camp d’un délicieux « Zerb » la viande cuite sous le sable.

> A voir : les « 50 shades of red » du désert au coucher du soleil

> A faire : une demi-journée de 4×4 pour partir à la découverte de tous les sites touristiques qu’offrent le Wadi Rum.

  • Le temple nabatéen
  • La source de Lawrence
  • Khazali Canyon
  • Les dunes
  • Burdah Rock Bridge
  • Um Frouth Rock Bridge
  • Burrah Canyon
  • Sunset Sites
  • Inscriptions Thamud et nabatéennes
  • Les Sept Piliers de la sagesse

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*Article en collaboration avec l’Office de tourisme de JordanieLe contenu -texte+images- a été pensé en totale liberté éditoriale.

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IN JORDAN i am…

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Ce qui va suivre est l’histoire d’une fille tombée amoureuse du Royaume Hachemite de Jordanie.

Ce post traine depuis 3 mois dans mes archives, besoin de prendre du recul, de me souvenir, d’évaluer à sa juste valeur un voyage qui m’a tant faite vibrer.  C’est donc l’histoire d’une fille tombée amoureuse du Royaume Hachemite de Jordanie, cette fille, c’est moi.

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La Jordanie ce pays coincé entre Israël, Palestine, Liban, Syrie, Irak et Arabie, une région géopolitiquement instable dont il faut faire abstraction. Depuis mon retour en France je tiens le même discours à qui me pose la question :  considérez le Royaume comme la Suisse du Proche-Orient et… foncez-y!

Ici j’avais déclaré avoir vécu mon plus beau voyage (Iran). C’était sans compter sur celui-là.

✈ Royal Jordanian : 580€

+ Télécharger le guide édité par Visit Jordan (ici), acheter avant votre départ le Jordan Pass 80JD version Expert incluant 3 jours de visites à Petra et la plupart des sites touristiques du pays (ici), se procurer une carte routière (je me suis procurée la mienne à la librairie Voyageurs du Monde) et s’équiper d’un appareil photo (toutes les photos de ces articles ont été prises avec le Fuji-X100T exception faite de mes portraits shootés au Canon Mark-II).

+ S’offrir les services d’un guide et d’un chauffeur : Waleed, notre guide francophone d’origine bédouine, est sans doute la personne la plus bienveillante et la plus drôle qui existe, quand à Rami, notre chauffeur d’origine palestinienne, est sans aucun doute le meilleur protecteur qui soit. Nous avons eu beaucoup de tristesse à les quitter à l’aéroport et nous pensons très souvent à eux. Waleed si tu me lis…

✆ Waleed Marashdeh +962 772185425 ou al.anaiber@yahoo.com : appelez-le de la part de Charline et Kares en lui passant un « bonjour » rempli d’amour ♡itwia_polaroid_jordanie_guides

+ Se tourner vers l’Office du Tourisme de Jordanie.

Website / visitjordan.com

LET’S GET A VISA

Si vous n’avez pas acheté le Jordan Pass dans lequel il est inclus, pas de panique le visa s’obtient à l’arrivée à l’aéroport : 40JD (à payer en cash).


L’itinéraire a été le suivant : AMMAN > UMM QAIS > JERASH > AJLOUN > MADABA > DANA > PETRA > WADI RUM > AQABA > FEYNAN > DEAD SEA > AMMAN

LET’S GO

D’ordinaire chacun de nos voyages démarrent sur les chapeaux de roues depuis Roissy. Celui-ci était un tantinet différent, nous étions ponctuels. Suréquipés de nos différents appareils photos et même d’un drone (que nous n’avons pu utiliser faute d’autorisation du ministère arg!), nous étions surexcités par ce reportage que nous partions faire et que je dévoile aujourd’hui.

4h30 de vol me séparait d’Amman mais 4h30 me distançait du décollage. Il a fallu s’armer de patience, s’occuper, bouquiner quand enfin nous avons quitté le tarmac. C’est –coïncidence des chiffres– à 4h30 du matin que nous avons posé nos bagages à l’hôtel où nous allions passé nos 3 premières nuits en Jordanie.

Au travers de plusieurs articles je vous emmène avec moi à Dana, Petra, Feynan, Rum, au bord de la mer morte et à Amman pour finir. C’est dans celui-ci qu’étape par étape, ville par ville, des frontières du Nord à Umm Qais à la côte Sud à Aqaba, que je vous présente cette mosaïque de trésors.

… ثلاثة، اثنان، واحد

#saymun fi alssayara

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#1 Qasr du désert

* Patrimoine Mondial de l’UNESCO

A l’est d’Amman (nota : un cityguide à paraitre ici dans quelque temps) nous nous sommes éloigné en direction de l’Irak et de l’Arabie Saoudite. Un panneau directionnel me l’a rappelé. Sentiment étrange. La guerre semble si proche. Pourtant nous ne voulons pas quitter le pays, simplement quitter notre siècle et revenir quelques centaines d’années en arrière à la rencontre de ce que l’on appelle « les châteaux du désert ».

Un groupe de constructions proche-orientales datant des VIIe et VIIIe siècles, soit environ entre 660 et 750, pendant le règne de la dynastie omeyyade après son installation à Damas. La plupart d’entre eux se situent à l’est d’Amman le long de routes menant de Damas à Médine ou à Koufa – source Wikipedia

La plupart des édifices possèdent des caractéristiques communes : un aspect fortifié, l'utilisation du pied romain comme unité de longueur (un pied romain mesurant 35 cm), l'organisation autour d'une cour centrale. Ces édifices sont soit des reconstructions de ruines préexistantes, soit des constructions nouvelles.
Ces bâtiments ont fait partie d'un système agricole ou commercial. Ils ont principalement été construits lorsque les Arabes ont réussi à transformer ces zones désertiques en établissements bien alimentés en eau.

Je reprenais mes esprits quand tel un mirage le premier château vient couper la ligne d’horizon.

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Nous roulons sur la route 40. Au km 65 celui de Kharana  قصر خرّانة, me rappelant les caravansérails d’Iran, aurait eu en réalité une fonction militaire et non celle de gîte. Nous nous y arrêtons une petite demi-heure, à notre arrivée devant la porte un groupe de français s’en éloigne, on pense être seuls au monde. Doux rêve! Les ricanements d’une cinquantaine de collégiennes nous ramènent à la réalité, à internet et à la mondialisation. Selfies en tout genre, stick à la main de quasi chacune d’entre elles. Ca piaille, ça rit, ça chahutent. Elles n’auront que faire de nous, leur visite aura été fort bâclée. Notre chance. Nous sommes seuls l’espace de quelques minutes. Enfin nous pouvons écouter les anecdotes que Waleed notre guide se meurt de nous raconter.

Nous roulons plus vers l’est. Celui qui nous attends au km 85 est entre autre classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO . Je comprend vite pourquoi. Le Qasr Amra قصير عمرة  est couvert de fresques décrivant des scènes de chasse (de mammifères que la chasse a conduit depuis à l’extinction au Proche-Orient), des fruits et des femmes, dont la représentation est pourtant interdite par l’Islam. Il aurait été utilisé comme lieu de villégiature par le calife ou par ses princes pour le sport et le plaisir.  La vie d’un autre temps dessinée sur ces murs comme si c’était hier. C’était il y a 1300 ans.

Nous roulons encore jusqu’à en arriver au croisement des routes de la péninsule arabique, au km100. Le panneau que j’évoquais plus haut se trouve ici. A gauche l’Irak, à droite l’Arabie. Rami s’engage à gauche et dans la ville d’al-Azraq où nous découvrons son Qasrقصر الأزرق    en bout de route sunommé la « forteresse bleue ». Sa construction en basalte noir, contraste avec ce que nous avons découvert plus tôt. Surprenant.

> Dejeuner au RSCN lodge, un lieu paisible situé dans un ancien hôpital militaire britannique. Si nous avions ajouté la Azraq Wetland Reserve à notre programme nous aurions surement passé la nuit ici. Le repas servi à midi m’avait donné une forte bonne impression de l’endroit : 10JD.

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#2 D’ Umm Qais أم قيس à Ajloun عجلون via Jerash جرش 

Au point le plus au nord du pays, sur les hauteurs des collines, nous admirons le lac de Tibériade ou mer de Galilée. Le Jourdain traverse cette étendue d’eau douce, la douceur de cette belle nature…

Ici nous nous trouvons dans l’une des dix villes antiques composant la Décapole : Garada. Notre promenade à travers ce qu’il reste de la cité, détruite par un séisme de 747, du théâtre de 3000 places en basalte noir à l’église byzantine, du decumanus maximus à colonnades au forum, nous projette 2300 ans en arrière.

Dans ce décor, nous sommes seuls ou presque, des hordes de gamins courent partout dans l’amphithéâtre, c’est la journée des garçons, les filles viendront le lendemain, c’est ainsi. Quid des deux genres est le plus bruyants? Une chose est sûre le selfie stick est unisexe et n’a pas de frontière (sauf celle de mon esprit).

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Après une matinée à Umm Qais, cette journée n’a cessé de nous surprendre. Crescendo avec Gerasa l’antique cité aux 120 000 habitants, elle aussi membre de la Décapole. Plus grande, plus imposante et plus vivante que sa voisine, Jérash m’a séduite. 4 heures de balade du sud au nord puis du nord au sud, nous avons exploré ses moindres recoins.

> Entrer par l’arc d’Hadrien (25 m × 21,5 m), longer l’hippodrome, apercevoir les deux grands temples de Zeus et d’Artémis construits au milieu du IIe siècle ap. J.-C., atteindre le forum ovale sans doute le plus grand forum de l’Empire romain,  emprunter le cardo maximus puis le sanctuaire de Zeus, admirer le plus beau monument de la ville avec le nymphée dédié à la Tyché de la ville, finir en apothéose sa journée dans les 2 amphithéâtre de la cité escorter par des musiciens « écossais » (dixit Waleed) au doux son de la cornemuse.

> Déjeuner au Green Valley restaurant, une gigantesque cantine orientale, où il faudra un sacré appétit pour finir les nombreuses spécialités qui y sont servies. Yummy!

> A voir : à l’heure du soleil couchant, les bêtes sont lâchées en pâture sur les collines de Jerash et font revivre la cité.

Sur la route du retour de Jerash, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Amman, la bourgade d’Ajloun. C’est au coeur de magnifiques forêts de pin et d’oliviers que nous marquons l’arrêt pour la nuit. Je trépignais d’impatience dans la voiture à l’idée de passer la nuit dans une cabane. Et quelle cabane? L’une de celle dans laquelle on projette notre futur, mais ça c’est un autre sujet. Quoi que se projeter en Jordanie a effleuré mon esprit 15 jours durant… un autre sujet disais-je?

Quoi qu’il en soit à la hauteur de mes attentes. Comme dans tous les endroits gérés par la Société Royale de Conservation de la Nature – RSCN (Royal Society for the Conservation of Nature) les batisses respectent l’environnement dans lequel elles se trouvent et l’on y mange local et de saison. De la réserve naturelle d’Ajlun, zone de 13 kilomètres carrés à la beauté époustouflante et à la biodiversité très riche, je n’ai pu apercevoir qu’un petit reflet de ce que la région a à offrir. En effet, la réserve compte deux pistes de randonnée, malheureusement seule une heure de marche au petit matin n’a pu m’en donner un avant-goût. Et quel goût! Celui du thym, du romarin et de la sève de pin.

> Dormir au  Ajloun Forest Lodge dans l’un des 13 chalets : 100JD

> A voir : Qal’at Ar-Rabad, un imposant château du XIIe siècle, partiellement détruit lors d’une incursion mongole.

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#4 Madaba مادبا

En direction du Sud, nous avons fait escale ici à Madaba, au bord de la route des Rois qui mène à Kerak et à Pétra. Cette étape censée n’être que culinaire fût également historique. Impossible de passer outre la visite de l’église St-George. Elle abrite la carte légendaire de la Terre Sainte, toute en mosaïque, datant du VI°siècle. Remplie de récits :  du nord du Liban au sud de l’Egypte via Damas, Jerusalem, Le Caire et quelques autres 156 villes, des bateaux qui jadis naviguèrent sur la Mer Morte y sont représentés, on s’imagine l’Histoire. À l’origine, la mosaïque mesurait 21 m sur 7 et se composait de plus de deux millions de tesserae. La taille actuelle est de 16 m sur 5.

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> Déjeuner au cœur du patio de Haret Jdoudna , une maison édifiée ayant pour vocation d’abriter restaurant, café, souk jordanien et marché artisanal, dans le but de faire perdurer la tradition : 30JD pour 2.

 

#5 Al-Aqabah  العقبة 

Parenthèse balnéaire sur les rives de la mer Rouge (de couleur bleu dixit Waleed – grand humoriste) à mi-parcours de notre itinéraire. Comme une pause dans ce marathon des sites qu’offre le pays, je voulais profiter d’un transat, saluer le Sinaï égyptien situé face à nous (voir article ici) et prendre des couleurs.

J’ai été quelque peu déçue. Tout d’abord par l’hôtel que j’avais réservé sur booking.com, le Coral Bay. Je l’avais voulu loin du brouhaha des cités balnéaires, il se trouvait à la frontière avec l’Arabie et malheureusement faisait mur commun avec une base militaire jordanienne. Si tranquillité j’avais voulue, tranquillité j’aurai eu. Hors c’est à une grille close que nous avons dit « salam ». Fermé pour travaux de rénovation. Incompréhension car jusqu’à la veille je recevais un email de rappel. Il a fallu rebrousser chemin et nous rendre dans cette bulle qu’est Tala Bay, la marina d’Aqaba. Tout ce que je n’aime pas : les clubs, le tourisme de masse, l’occident en orient.

Waleed et Rami nous déposant ici avant de prendre 3 jours de repos bien mérité, il a fallu trouver une solution rapidement. A étoiles égales le Marina Plaza a donc fait l’affaire mais je ne saurai le recommander.

Une fois notre négociation effectuée (oui oui il faut savoir marchander), nos bagages posés, nous avons débuté 3 jours de farniente, de transat, de snorkelling.

> Diner à l’Ali Baba, une institution datant de 1975, à la décoration traditionnelle et au poisson frais. Le « fisherman’s basket » a ravi les papilles de mon acolyte : 40JD pour 2.

> Louer un bateau à fond transparent auprès d’un des pécheurs en bord de plage, pour les non-amateurs de plongée comme moi, cela vous permettra d’observer les récifs coralliens et les épaves qui gisent dans les fonds marins.

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3 jours ou une éternité… je n’ai pas pu apprécier Aqaba pourtant remplie de choses biens, que je n’ai pas su voir. Déçue donc par cette pompe à fric, cette oasis pour riche, le manque d’authenticité qu’elle transparait.

Un mauvais choix que j’ai fait. Heureusement ce n’était pas notre dernière étape, la suite n’allait que me mettre du baume à ce coeur corrompu.


*Article en collaboration avec l’Office de tourisme de JordanieLe contenu -texte+images- a été pensé en totale liberté éditoriale.

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IN OMAN by Vincent Urban

Comme beaucoup, dans un coin de ma tête, noté quelque part sur l’application note de mon iPhone ou même dans un vieux carnet, j’ai une TO GO List. L’enumération des endroits du monde où je rêve d’aller.

Oman en fait partie. Je crois que j’ai un « truc » avec les villes arabes, les villes du désert, et lorsque je regarde la jolie vidéo de Vincent Urban IN OMAN, filmée durant 2 semaines à travers le pays , me faisant visiter les îles Daymaniyas, des châteaux et le désert, tout le sultanat shooté avec un EOS 6D et 60D,  cela confirme encore plus cette envie et ce petit « truc ». 

“In March 2014, we had a fun 2-week-trip to yet quite undiscovered Oman, mostly to dive at the Daymaniyat Islands but we also got to see a fair share of deserts, camels, castles and enjoyed a mint-tea or two with the lovely locals. Enjoy a quick roller-coaster ride through oceans and sands!”

Kares le Roy, on y va quand?

Réalisé et édité par Vincent Urban 

FB : facebook.com/vincent.urban // Vimeo : vimeo.com/vincenturban // IG : instagram.com/vincenturban/