IN AMMAN i am…

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Capitale de la Jordanie depuis 1921, c’est à Amman (عمان`Ammân) que nous avions débuté notre périple en Jordanie il y a de ça déjà 2 ans. Celle que l’on a nommée tout à tour Philadelphia à l’époque romaine puis Rhabbat Ammon citée ainsi dans la Bible, est une ville fascinante et pleine de contrastes : mélange unique de souffle moderne et de vestiges antiques, idéalement située sur une colline entre le désert et la fertile vallée du Jourdain. Je suis tombée amoureuse de son atmosphère en 24h à peine et je me la suis appropriée au point de m’y projeter.

+ Pour cela se faire accompagner d’un guide, Walid, la plus belle rencontre qu’il nous ait été donné de faire en Jordanie comme ailleurs.

✆ Waleed Marashdeh +962 772185425 ou al.anaiber@yahoo.com : appelez-le de la part de Charline et Kares en lui passant un « bonjour » rempli d’amour ♡

+ Se tourner vers l’Office du Tourisme de Jordanie. Website / visitjordan.com

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Celles et ceux qui avaient suivi mon voyage en Jordanie sur Instagram @itwia avec mon hashtag #injordaniam ont déjà aperçu certains de ces clichés, pour tous découvrez mon récit et mes bonnes adresses en images de ces 24h passées dans la capitale jordanienne. #inammaniam , c’est parti.

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La première nuit fut courte ici, comme je l’avais raconté dans le premier article consacré au Royaume Hachémite (ici), le retard de notre vol, la correspondance ratée, etc… ne nous avait permis de fouler le tarmac de l’aéroport qu’aux alentours de 4h30 du matin. Nous n’avions rejoint notre boutique-hôtel que pour quelques heures de sommeil, à peine le temps de recharger nos batteries. Pourtant il nous fallait beaucoup d’énergie pour découvrir cette ville bâtie à l’origine sur 7 collines et qui s’étend maintenant sur 19. Monter, descendre, chacun des quartiers, remonter, redescendre, chacune de ces collines. Heureusement nous n’étions pas seuls mais surtout nous étions véhiculé. Je me souviens que nos trajets en voiture étaient ponctués soit de micro-sieste soit de contemplation béate à travers la vitre.

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Il était 10h00 quand Walid notre guide rencontré quelques heures auparavant à l’aéroport nous attendait de pied ferme dans le hall de l’hôtel. Lui aussi avait les mêmes yeux embués de fatigue que nous et le coup de sifflet de départ n’avait pas retentit.  Cette journée de visites était programmée à la lettre et s’annonçait comme longue. L’excitation de la découverte allait nous gifler le visage.

Nous avons commencé par la visite du centre culturel THE KHALID SHOMAN FOUNDATION sur les hauteurs de Al Roujm. Darat al Funun est une maison pour les arts et les artistes de la Jordanie et du monde arabe installés dans trois bâtiments traditionnels des années 1920, à côté des vestiges archéologiques d’une église byzantine de six siècles construite sur un temple romain, tous restaurés pour l’usage. J’ai tout de suite eu un coup de coeur pour le lieu, au point d’immédiatement m’imaginer vivre dans une bâtisse de ce style, avec une vue similaire. Découvrir les ruines et le cinéma en plein air qui y a été installé c’était l’apothéose. L’exposition que nous avions vu à ce moment là traitait de la vie autour de la mer morte, tout autour, des 2 côtés, Israélien/Palestinien et Jordanien, tout autour, avec amour. Utopie artistico-géo-politique.

Avec ses Arts, Architecture, Archéologie, Darat al Funun parle d’un héritage durable de l’urbanisme, de l’architecture et de l’identité culturelle qui est maintenant enrichi par une floraison moderne des arts visuels. Alors que l’orientation de ses programmes se concentre constamment sur les arts visuels, le Darat al Funun s’efforce d’être un refuge pour tous les arts, où le public peut expérimenter les arts visuels en harmonie avec d’autres formes d’expression de soi.

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Aux alentours de 12h00, la faim se faisant Walid nous a donc emmené non pas déjeuner mais participer à un cours de cuisine traditionnelle jordanienne. Belle surprise que d’apprendre à préparer un Maglouba (poulet/riz/tomates) ou encore du Matabal (caviar d’aubergines – food crush), ces plats qui allaient rendre dingue mes papilles pour les 15 prochains jours. J’imaginai déjà les refaire aisément à la maison, me télétransportant là où je les avais découverts. Mais ça je ne le savais pas encore. Nous étions une dizaine d’occidentaux autour du plan de travail, sur la terrasse dominant Amman, tous studieux, affairés à prendre des notes et à observer nos chefs. Quand est venu le moment de nous attabler, je me sentais déjà repu de savoir à défaut de gouter. Il n’a pas fallu me le proposer deux fois quand l’autorisation de se servir a été prononcée. Ce fût un délice, à la réécriture de ces lignes, je ressens encore les saveurs.

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A 14h00, une balade digestive dans Downtown nous a permis de nous alléger de nos mézzés malheureusement pas de nous rebooster. Nous étions éveillés depuis plus de 24h et les premiers pas dans Amman demandaient beaucoup d’énergie pour grimper les pentes et de concentration pour satisfaire ma curiosité. Je ne voulais rien manquer alors je luttais contre mon sommeil. Un énorme coup de fatigue s’est fait ressentir au moment même où nous devions visiter la plus vieille maison « Diwan Duke ». Aujourd’hui café, cette escale tombait à pic avant d’enchainer avec le théâtre romain et la citadelle, vestiges de l’ancienne Philadelphia.

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La promenade sur les hauteurs de la citadelle nous a permis de profiter du formidable panorama offert sur Amman, dont la lumière de fin d’après-midi (17h00) l’habillait de couleurs chaudes. C’est d’ici que j’ai pris conscience du nombre de ses collines, des degrés de pente que nous avions affronté plus tôt dans la journée. Face à moi les maisons blanches (ndlr : une loi impose la construction en pierre locale) démultipliées et le nombre incalculable de mosquées dont les minarets ponctuent de verticales la skyline dodue.  A mes pieds, j’apercevais la « ville basse » et le théâtre que nous avions découvert quelques heures plus tôt.  Spectatrice du tableau de la ville, c’était principalement le Temple d’Hercule et ses colonnes de pierres rosies par le soleil, l’église byzantine et son dôme de bois, le Palais ommeyade (El Nasr) et son histoire chargée que nous étions venus visiter. Exit le Musée national archéologique, le temps nous a manqué. Au moment où le ciel s’est assombri de bleu nuit, les muezzins se sont mis chacun leur tour à entonner le chant de la prière du soir, il était déjà 19h00. Magique.

La citadelle a été édifiée par l'empereur romain Marc Aurèle (160 - 181 ap. J.C.) selon un plan similaire à celui du temple d'Artémis à Ephèse, l'une des sept merveilles du monde. Sur ce site ont été découvertes les premières traces d'occupation humaine de la cité, qui dateraient du milieu de l'âge de bronze, c'est-à-dire vers le deuxième millénaire av. J.-C, mais la cité originale d'Ain Ghazal (fondée il y a 10 000) est néanmoins située dans la banlieue d'Amman. Le Musée archéologique témoigne de cette civilation ancestrale, ainsi que de celle des rois ammonites présents 1200 av J.C. qui ont bâti la grande cité de Rabbath Ammon.

Les premiers vestiges visibles sur le site datent de l'époque romaine, lorsque la ville était une décapole romaine qui portait le nom de Philadelphie. La ville a ensuite été conquise par les Byzantins puis par les Ommeyades (dynastie arabe), comme en témoignent les vestiges trouvés sur place. Parmi les ruines que l'on peut encore voir aujourd'hui, les plus impressionnantes sont celles du palais omeyyade, sur la terrasse supérieure, au nord de la citadelle. Les vestiges les plus anciens sont ceux du temple romain d'Hercule, avec ses colonnes massives, et ceux d'une église byzantine. Commençons la visite par ordre chronologique.

Source : Le Petit Futé

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La journée s’est donc terminé en haut. En bas nous l’avons achevée ou était-ce elle qui avait eu raison de nous. Avant le coucher, je voulais diner, épuisée certes mais affamée. Ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime manger, non pas pour me nourrir mais pour prendre du plaisir. Ce soir là aux alentours de 21h00, c’est au Sufra que nous nous sommes essayé une nouvelle fois à la gastronomie jordanienne mais le souvenir le plus marquant de ces repas nocturnes est le Jafra, l‘un des restaurants/cafés traditionnels les plus populaires d’Amman, situé dans le vieux centre-ville (Wasat Al Balad) et bien connu pour son style orientaliste. Un joueur de Oud s’est installé derrière nous, lorsqu’il a commencé à jouer nous avons eu l’impression d’être des Jordaniens des 50s, enfin d’être ces mêmes Jordaniens assis autour de nous, venus en être amis, des groupes d’hommes comme des groupes de femmes, ici pour partager une chicha et prendre du bon temps. Peu importe l’époque finalement, peu importe qui nous sommes, ce soir là nous étions tous pareils.

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Downtown en journée et la colline d’ Al Balad en soirée, c’est ainsi que j’ai divisé mon unique jour de visite de la plus vieille ville du monde encore habitée.


#MES CONSEILS 

🍴 Endroit parfait pour la pause café post-déj’, se rendre chez Duke Diwans (King Faisal Street – Downtown), cette maison de ville historique, construite en 1924, qui a servi de bureau de poste (le premier d’Amman), de ministère des Finances et d’hôtel. Aujourd’hui, il a été restauré avec des meubles d’époque par un important homme d’affaires jordanien, qui est également le duc du village de Mukhaybeh. La collection de vieilles photos d’Amman fournit un aperçu intéressant d’un âge révolu. Tout cela est assez sous-estimé, mais plutôt charmant.

🍴 Prendre un cours de cuisine chez Beit Sitti. Gérée par une jordanienne à l’accent anglais parfait, qui a rénové la maison familiale et l’ouvre à qui veut vivre comme un local. J’ai apprécié cuisiner mais j’ai surtout adoré ce que nous avions préparé.

🍴 Diner chez Jafra, l‘un des restaurants/cafés traditionnels les plus populaires de la cité, situé dans le vieux centre-ville (Wasat Al Balad). S’installer sur la terrasse, commander un verre de thé sucré et une Chicha.

► A faire : l’exposition du moment à la Darat Al Funun Foundation, niché sur les hauteurs ou une projection à la tombée de la nuit confortablement installé entre les colonnes romaines, un voyage dans le temps.

ღ Chiner des tapis, des Scheichs, au souk de la mosquée Abdallah, une véritable caverne d’Ali Baba dans un lieu de culte des plus paisibles en fin de journée.

◐ A voir le matin : l’amphithéâtre romain dont gravir les marches est une excursion à part entière. Vestige le plus impressionnant de la Philadelphie romaine, avec une capacité de 6000 personnes. Vous vous sentirez seul d’en haut, à contempler Amman quand la lumière est douce.

◐ A voir en fin de journée : la citadelle de Philadelphie juste avant le coucher du soleil quand les lumières réchauffent la ville d’or depuis le belvédère du Jebel Al Qala’a.

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*Toutes les photos de moi ont été prises par Kares Le Roy.

IN JORDAN i am…

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Ce qui va suivre est l’histoire d’une fille tombée amoureuse du Royaume Hachemite de Jordanie.

Ce post traine depuis 3 mois dans mes archives, besoin de prendre du recul, de me souvenir, d’évaluer à sa juste valeur un voyage qui m’a tant faite vibrer.  C’est donc l’histoire d’une fille tombée amoureuse du Royaume Hachemite de Jordanie, cette fille, c’est moi.

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La Jordanie ce pays coincé entre Israël, Palestine, Liban, Syrie, Irak et Arabie, une région géopolitiquement instable dont il faut faire abstraction. Depuis mon retour en France je tiens le même discours à qui me pose la question :  considérez le Royaume comme la Suisse du Proche-Orient et… foncez-y!

Ici j’avais déclaré avoir vécu mon plus beau voyage (Iran). C’était sans compter sur celui-là.

✈ Royal Jordanian : 580€

+ Télécharger le guide édité par Visit Jordan (ici), acheter avant votre départ le Jordan Pass 80JD version Expert incluant 3 jours de visites à Petra et la plupart des sites touristiques du pays (ici), se procurer une carte routière (je me suis procurée la mienne à la librairie Voyageurs du Monde) et s’équiper d’un appareil photo (toutes les photos de ces articles ont été prises avec le Fuji-X100T exception faite de mes portraits shootés au Canon Mark-II).

+ S’offrir les services d’un guide et d’un chauffeur : Waleed, notre guide francophone d’origine bédouine, est sans doute la personne la plus bienveillante et la plus drôle qui existe, quand à Rami, notre chauffeur d’origine palestinienne, est sans aucun doute le meilleur protecteur qui soit. Nous avons eu beaucoup de tristesse à les quitter à l’aéroport et nous pensons très souvent à eux. Waleed si tu me lis…

✆ Waleed Marashdeh +962 772185425 ou al.anaiber@yahoo.com : appelez-le de la part de Charline et Kares en lui passant un « bonjour » rempli d’amour ♡itwia_polaroid_jordanie_guides

+ Se tourner vers l’Office du Tourisme de Jordanie.

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LET’S GET A VISA

Si vous n’avez pas acheté le Jordan Pass dans lequel il est inclus, pas de panique le visa s’obtient à l’arrivée à l’aéroport : 40JD (à payer en cash).


L’itinéraire a été le suivant : AMMAN > UMM QAIS > JERASH > AJLOUN > MADABA > DANA > PETRA > WADI RUM > AQABA > FEYNAN > DEAD SEA > AMMAN

LET’S GO

D’ordinaire chacun de nos voyages démarrent sur les chapeaux de roues depuis Roissy. Celui-ci était un tantinet différent, nous étions ponctuels. Suréquipés de nos différents appareils photos et même d’un drone (que nous n’avons pu utiliser faute d’autorisation du ministère arg!), nous étions surexcités par ce reportage que nous partions faire et que je dévoile aujourd’hui.

4h30 de vol me séparait d’Amman mais 4h30 me distançait du décollage. Il a fallu s’armer de patience, s’occuper, bouquiner quand enfin nous avons quitté le tarmac. C’est –coïncidence des chiffres– à 4h30 du matin que nous avons posé nos bagages à l’hôtel où nous allions passé nos 3 premières nuits en Jordanie.

Au travers de plusieurs articles je vous emmène avec moi à Dana, Petra, Feynan, Rum, au bord de la mer morte et à Amman pour finir. C’est dans celui-ci qu’étape par étape, ville par ville, des frontières du Nord à Umm Qais à la côte Sud à Aqaba, que je vous présente cette mosaïque de trésors.

… ثلاثة، اثنان، واحد

#saymun fi alssayara

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#1 Qasr du désert

* Patrimoine Mondial de l’UNESCO

A l’est d’Amman (nota : un cityguide à paraitre ici dans quelque temps) nous nous sommes éloigné en direction de l’Irak et de l’Arabie Saoudite. Un panneau directionnel me l’a rappelé. Sentiment étrange. La guerre semble si proche. Pourtant nous ne voulons pas quitter le pays, simplement quitter notre siècle et revenir quelques centaines d’années en arrière à la rencontre de ce que l’on appelle « les châteaux du désert ».

Un groupe de constructions proche-orientales datant des VIIe et VIIIe siècles, soit environ entre 660 et 750, pendant le règne de la dynastie omeyyade après son installation à Damas. La plupart d’entre eux se situent à l’est d’Amman le long de routes menant de Damas à Médine ou à Koufa – source Wikipedia

La plupart des édifices possèdent des caractéristiques communes : un aspect fortifié, l'utilisation du pied romain comme unité de longueur (un pied romain mesurant 35 cm), l'organisation autour d'une cour centrale. Ces édifices sont soit des reconstructions de ruines préexistantes, soit des constructions nouvelles.
Ces bâtiments ont fait partie d'un système agricole ou commercial. Ils ont principalement été construits lorsque les Arabes ont réussi à transformer ces zones désertiques en établissements bien alimentés en eau.

Je reprenais mes esprits quand tel un mirage le premier château vient couper la ligne d’horizon.

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Nous roulons sur la route 40. Au km 65 celui de Kharana  قصر خرّانة, me rappelant les caravansérails d’Iran, aurait eu en réalité une fonction militaire et non celle de gîte. Nous nous y arrêtons une petite demi-heure, à notre arrivée devant la porte un groupe de français s’en éloigne, on pense être seuls au monde. Doux rêve! Les ricanements d’une cinquantaine de collégiennes nous ramènent à la réalité, à internet et à la mondialisation. Selfies en tout genre, stick à la main de quasi chacune d’entre elles. Ca piaille, ça rit, ça chahutent. Elles n’auront que faire de nous, leur visite aura été fort bâclée. Notre chance. Nous sommes seuls l’espace de quelques minutes. Enfin nous pouvons écouter les anecdotes que Waleed notre guide se meurt de nous raconter.

Nous roulons plus vers l’est. Celui qui nous attends au km 85 est entre autre classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO . Je comprend vite pourquoi. Le Qasr Amra قصير عمرة  est couvert de fresques décrivant des scènes de chasse (de mammifères que la chasse a conduit depuis à l’extinction au Proche-Orient), des fruits et des femmes, dont la représentation est pourtant interdite par l’Islam. Il aurait été utilisé comme lieu de villégiature par le calife ou par ses princes pour le sport et le plaisir.  La vie d’un autre temps dessinée sur ces murs comme si c’était hier. C’était il y a 1300 ans.

Nous roulons encore jusqu’à en arriver au croisement des routes de la péninsule arabique, au km100. Le panneau que j’évoquais plus haut se trouve ici. A gauche l’Irak, à droite l’Arabie. Rami s’engage à gauche et dans la ville d’al-Azraq où nous découvrons son Qasrقصر الأزرق    en bout de route sunommé la « forteresse bleue ». Sa construction en basalte noir, contraste avec ce que nous avons découvert plus tôt. Surprenant.

🍴 Dejeuner au RSCN lodge, un lieu paisible situé dans un ancien hôpital militaire britannique. Si nous avions ajouté la Azraq Wetland Reserve à notre programme nous aurions surement passé la nuit ici. Le repas servi à midi m’avait donné une forte bonne impression de l’endroit : 10JD.

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#2 D’ Umm Qais أم قيس à Ajloun عجلون via Jerash جرش 

Au point le plus au nord du pays, sur les hauteurs des collines, nous admirons le lac de Tibériade ou mer de Galilée. Le Jourdain traverse cette étendue d’eau douce, la douceur de cette belle nature…

Ici nous nous trouvons dans l’une des dix villes antiques composant la Décapole : Garada. Notre promenade à travers ce qu’il reste de la cité, détruite par un séisme de 747, du théâtre de 3000 places en basalte noir à l’église byzantine, du decumanus maximus à colonnades au forum, nous projette 2300 ans en arrière.

Dans ce décor, nous sommes seuls ou presque, des hordes de gamins courent partout dans l’amphithéâtre, c’est la journée des garçons, les filles viendront le lendemain, c’est ainsi. Quid des deux genres est le plus bruyants? Une chose est sûre le selfie stick est unisexe et n’a pas de frontière (sauf celle de mon esprit).

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Après une matinée à Umm Qais, cette journée n’a cessé de nous surprendre. Crescendo avec Gerasa l’antique cité aux 120 000 habitants, elle aussi membre de la Décapole. Plus grande, plus imposante et plus vivante que sa voisine, Jérash m’a séduite. 4 heures de balade du sud au nord puis du nord au sud, nous avons exploré ses moindres recoins.

► Entrer par l’arc d’Hadrien (25 m × 21,5 m), longer l’hippodrome, apercevoir les deux grands temples de Zeus et d’Artémis construits au milieu du IIe siècle ap. J.-C., atteindre le forum ovale sans doute le plus grand forum de l’Empire romain,  emprunter le cardo maximus puis le sanctuaire de Zeus, admirer le plus beau monument de la ville avec le nymphée dédié à la Tyché de la ville, finir en apothéose sa journée dans les 2 amphithéâtre de la cité escorter par des musiciens « écossais » (dixit Waleed) au doux son de la cornemuse.

🍴Déjeuner au Green Valley restaurant, une gigantesque cantine orientale, où il faudra un sacré appétit pour finir les nombreuses spécialités qui y sont servies. Yummy!

◐ A voir : à l’heure du soleil couchant, les bêtes sont lâchées en pâture sur les collines de Jerash et font revivre la cité.

Sur la route du retour de Jerash, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Amman, la bourgade d’Ajloun. C’est au coeur de magnifiques forêts de pin et d’oliviers que nous marquons l’arrêt pour la nuit. Je trépignais d’impatience dans la voiture à l’idée de passer la nuit dans une cabane. Et quelle cabane? L’une de celle dans laquelle on projette notre futur, mais ça c’est un autre sujet. Quoi que se projeter en Jordanie a effleuré mon esprit 15 jours durant… un autre sujet disais-je?

Quoi qu’il en soit à la hauteur de mes attentes. Comme dans tous les endroits gérés par la Société Royale de Conservation de la Nature – RSCN (Royal Society for the Conservation of Nature) les batisses respectent l’environnement dans lequel elles se trouvent et l’on y mange local et de saison. De la réserve naturelle d’Ajlun, zone de 13 kilomètres carrés à la beauté époustouflante et à la biodiversité très riche, je n’ai pu apercevoir qu’un petit reflet de ce que la région a à offrir. En effet, la réserve compte deux pistes de randonnée, malheureusement seule une heure de marche au petit matin n’a pu m’en donner un avant-goût. Et quel goût! Celui du thym, du romarin et de la sève de pin.

☽ Dormir au  Ajloun Forest Lodge dans l’un des 13 chalets : 100JD

◐ A voir : Qal’at Ar-Rabad, un imposant château du XIIe siècle, partiellement détruit lors d’une incursion mongole.

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#4 Madaba مادبا

En direction du Sud, nous avons fait escale ici à Madaba, au bord de la route des Rois qui mène à Kerak et à Pétra. Cette étape censée n’être que culinaire fût également historique. Impossible de passer outre la visite de l’église St-George. Elle abrite la carte légendaire de la Terre Sainte, toute en mosaïque, datant du VI°siècle. Remplie de récits :  du nord du Liban au sud de l’Egypte via Damas, Jerusalem, Le Caire et quelques autres 156 villes, des bateaux qui jadis naviguèrent sur la Mer Morte y sont représentés, on s’imagine l’Histoire. À l’origine, la mosaïque mesurait 21 m sur 7 et se composait de plus de deux millions de tesserae. La taille actuelle est de 16 m sur 5.

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🍴 Déjeuner au cœur du patio de Haret Jdoudna , une maison édifiée ayant pour vocation d’abriter restaurant, café, souk jordanien et marché artisanal, dans le but de faire perdurer la tradition : 30JD pour 2.

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#5 Al-Aqabah  العقبة 

Parenthèse balnéaire sur les rives de la mer Rouge (de couleur bleu dixit Waleed – grand humoriste) à mi-parcours de notre itinéraire. Comme une pause dans ce marathon des sites qu’offre le pays, je voulais profiter d’un transat, saluer le Sinaï égyptien situé face à nous (voir article ici) et prendre des couleurs.

J’ai été quelque peu déçue. Tout d’abord par l’hôtel que j’avais réservé sur booking.com, le Coral Bay. Je l’avais voulu loin du brouhaha des cités balnéaires, il se trouvait à la frontière avec l’Arabie et malheureusement faisait mur commun avec une base militaire jordanienne. Si tranquillité j’avais voulue, tranquillité j’aurai eu. Hors c’est à une grille close que nous avons dit « salam ». Fermé pour travaux de rénovation. Incompréhension car jusqu’à la veille je recevais un email de rappel. Il a fallu rebrousser chemin et nous rendre dans cette bulle qu’est Tala Bay, la marina d’Aqaba. Tout ce que je n’aime pas : les clubs, le tourisme de masse, l’occident en orient.

Waleed et Rami nous déposant ici avant de prendre 3 jours de repos bien mérité, il a fallu trouver une solution rapidement. A étoiles égales le Marina Plaza a donc fait l’affaire mais je ne saurai le recommander.

Une fois notre négociation effectuée (oui oui il faut savoir marchander), nos bagages posés, nous avons débuté 3 jours de farniente, de transat, de snorkelling.

🍴Diner à l’Ali Baba, une institution datant de 1975, à la décoration traditionnelle et au poisson frais. Le « fisherman’s basket » a ravi les papilles de mon acolyte : 40JD pour 2.

► Louer un bateau à fond transparent auprès d’un des pécheurs en bord de plage, pour les non-amateurs de plongée comme moi, cela vous permettra d’observer les récifs coralliens et les épaves qui gisent dans les fonds marins.

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3 jours ou une éternité… je n’ai pas pu apprécier Aqaba pourtant remplie de choses biens, que je n’ai pas su voir. Déçue donc par cette pompe à fric, cette oasis pour riche, le manque d’authenticité qu’elle transparait.

Un mauvais choix que j’ai fait. Heureusement ce n’était pas notre dernière étape, la suite n’allait que me mettre du baume à ce coeur corrompu.


*Article en collaboration avec l’Office de tourisme de JordanieLe contenu -texte+images- a été pensé en totale liberté éditoriale.

> à suivre sur IG #injordaniam #shareyourjordan et @visitjordan

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Voyage, voyage… JORDANIE

C’est l’histoire de deux billets d’avion gagnés à un contest sur le compte Instagram de l’Office du Tourisme de Jordanie. Le genre de concours que tu imagines toujours qu’un autre remportera à ta place et puis un jour cet autre, c’est toi. C’est moi!

ig_jordan_winnerA moi Amman la blanche, Petra la rose, le Wadi Rum et la mer Rouge. Ce voyage s’annonce surprenant, reposant, déroutant, enrichissant. J’ai hate de m’envoler et de rejoindre ce désert que j’aime tant.

Compte-rendu dans 1 mois mais en attendant, pour rêver, envier et se projeter, suivez @itwia sur Instagram grâce aux hashtags  #itwia  #injordaniam #visitjordan car à travers ce voyage, je vous emmène dans mes bagages.

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► A lire/visionner : avant ou pendant votre voyage

  • Rendez-vous avec la mort  d’Agatha Christie
  • Lawrence d’Arabie, le film de David Lean
  • Echappée Belle en Jordanie