IN ABU DHABI i am…

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Aux confins de l’Orient, cette destination n’est pas un mirage. Abu Dhabi est devenue la destination phare de la région.

Les Emirats n’ont jamais fait parti de ma liste des endroits où je rêvais de poser le pied mais j’étais curieuse de ce que cet état récent (1958) avait à proposer.

Il y a bientôt 1 an, c’est sur cet état de la Péninsule Arabique que j’ai jeté mon dévolu. Pour deux raisons. La première c’est qu’il me fallait trouvé un lieu, une ville, un pays, où retrouver l’homme de ma vie qui venait, lui, de passer près de 2 mois en Iran. Ne pouvant pas l’y rejoindre pour cause de visa, j’avais alors opté pour l’autre rive du Golfe Persique. La seconde c’est que j’étais restée sur ma fin (ou ma faim) quand, pour quitter Oman depuis la péninsule du Musandam, j’avais pris mon vol retour pour Paris depuis Abu Dhabi sans prendre le temps de la découvrir.

Abu Dhabi, littéralement «père de la gazelle» est l’Émirat principal des Emirats Arabes Unis.  Il comprend à lui seul plus de 80% des E.A.U et que 6 autres Émirats se partage les 20% restant : Dubaï,  Ajman, Charjah, Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn. Outre son pétrole, j’espérais y trouver une histoire et y retrouver le désert qui me manquait déjà tant. On s’aventure à la Source d’Al Ain, jusqu’au croissant formé par l’oasis de Liwa pour terminer au bord de la mer en espérant rejoindre la réserve insulaire de Bani Yas. Puis la caravane passe. On affronte de face les forts du passé qui refont surface avant de revenir regarder par en dessous le monumental Louvre sans oublier la grande mosquée du Sultan Sayed qui m’avait fait un clin d’oeil quelques mois auparavant, « reviens me voir ma jolie » m’avait-elle susurré. Je suppose qu’une prise de conscience patrimoniale et culturelles est en train d’opérer de la part de ces Bédouins devenus businessmen.

Départ immédiat pour le pays de l’or noir.

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+ Se procurer le guide OFF ROAD comme pour Oman. Il comporte des itinéraires simples et des cartes « off road » détaillées superposées sur des images satellites. Les points GPS y sont indiqués et l’application sur mon iPhone m’a amplement suffit.

Website / visitabudhabi.ae

+ A lire avant, pendant ou après le voyage :

43°C en moyenne courant Mai

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L’itinéraire a été le suivant : DUBAI* > AL AIN > LIWA > SIR BANI YAS > ABU DHABI > DUBAI

*article à venir

#1 ABU DHABI 

En soixante ans à peine, ce petit village de pêcheurs de perles est devenu une ville ultra-moderne, hérissée de gratte-ciels ; une sorte de New York des sables. Plus récemment, l’émirat s’est pris de passion pour la culture, la peinture et le futur en général. Résultat ? Des succursales du Louvre et du Guggenheim sont sorties du sable, tandis que grandit dans les terres une cité 100% écolo : Masdar.

☽ L’hôtellerie n’est pas donnée aux Emirats, j’avais emporté la tente mais la chaleur du mois de Mai ne nous a pas permis de la déplier une seule fois. C’est via l’application Hotel Tonight que j’ai réservé à moindre coût un hôtel de standing : Ramada Abu Dhabi Corniche.

► A faire : visiter le Louvre. Fantasme d’architecte, je rêvais de visiter la dernière œuvre de Jean Nouvel ; voilà qu’enfin je déambulais à travers ce qui est, à mes yeux, le plus beau musée du monde.

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◐ A voir : la Grande Mosquée du Sultan Zayed tôt le matin ou au coucher du soleil quand la lumière est la plus douce sur le marbre blanc.

 

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#2 AL AIN العين

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Une publication partagée par Charline Gerbault – ITWIA (@itwia) le

 

« La source »  est une oasis à la frontière du sultanat d’Oman. Avec ses allées ombragées et fraîches, son système d’irrigation – le falaj – vieux de 3 000 ans, et son marché aux chameaux – l’un des rares encore en activité. Cette oasis de palmiers dattiers a été reconnue par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture pour l’importance de son réservoir de ressources génétiques, de biodiversité et de patrimoine culturel. Il y a de nombreuses sources souterraines dans les environs, ce qui explique l’attraction pour l’établissement de populations. Les traces de son passé traditionnel restent, y compris les courses et la reproduction de dromadaires.

La zone, historiquement connue sous le nom d'oasis Buraimi, a été habitée de manière constante depuis plus de quatre mille ans, et Al-Aïn est considéré comme une part importante de l'héritage culturel du pays. C'est le lieu de naissance du sheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, le premier président des Émirats arabes unis.

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☽  Dormir au Ain Al Faida, membre de la chaine One to One hotel. Le nom ne me vendait pas de rêve quand je l’ai repéré sur booking.com mais belle surprise lorsque l’on s’est retrouvé devant cette architecture des années 80 et sa piscine couverte implantée sur une source d’eau chaude naturelle.

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► A faire : visiter les musées Al-Aïn National Museum au sein du fort Al Jahili, construit en 1891 pour défendre la ville et protéger les précieuses palmeraies, et le Al-Aïn Palace Museum. Le premier propose une exposition permanente des travaux de l’aventurier britannique Sir Wilfred Thesiger et de ses traversées du Rub Al Khali « Empty Quarter » (son fantôme rode partout autour de nos voyages) et le second nous dévoile la maison de feu le fondateur des E.A.U, Le Cheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan. Une importante collection de documents relatifs à la familles royale y est exposée. Il est possible de visiter les chambres et les jardins privés autrefois occupés par le « Père de la Nation ».

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◐ A voir : le soleil se coucher du haut des 1 340 mètres de la montagne du Jebel Hafeet, dominant les environs.

ღ Ne pas manquer le marché aux bestiaux d’Al Ain, le plus grand des Emirats.

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# 2 LIWA واحة ليوا 

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Source : Google Earth

La majeure partie de l’émirat est recouverte de l’immense désert de sable nommé le Rub al Khali, « le Quart Vide ». Ce dernier comprend le désert de Liwa et l’oasis du même nom. Celle-ci s’étend sur 113km en arc de cercle et comporte de nombreuses forteresses qui jadis protégeaient ce site stratégique. Je crois que c’est à partir d’ici que j’ai pensé au potentiel des E.A.U. et que j’ai commencé à m’intéresser à ce que je vivais.

► A faire : parcourir la route des Forts d’après les bons conseils du Petit Futé à retrouver ci-après.

  • Fort Jabbanah. GPS : 23.062543, 54.071549.Au km 28, dans le secteur de Jarrah, une rangée de bouibouis sur la droite, juste avant d’y arriver empruntez une courte piste qui se glisse derrière pour atteindre cette belle forteresse à trois tours cylindriques surmontées de créneaux, à proximité d’une dune. Visible depuis le goudron. Entrée libre. A 36 km de Mezaira’a.
  • Fort Attab. GPS : 23.141189, 53.896512. Au km 54, soit 26 km plus avant en direction de Mezaira’a, une structure identique mais plus petite, sûrement plus ancienne. Certaines sources font remonter la construction au temps de Sheikh Mohamed Bin Shakhbout Bin Dhiab entre 1816 et 1818. Attab, que l’on appelle aussi Al Meel, est en retrait du goudron sur la droite, visible depuis la route. Vous allez l’apercevoir avant le panneau qui indique Mahdhar Attab. Tournez à droite en suivant le panneau Mahdhar Attab et garez-vous sur le parking. A 17,7 km de Mezaira’a.

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  • Fort Mezaira’a. GPS : 23.139048, 53.780449. Au km 1,2, décrochez du goudron principal sur la droite et rejoignez en quelques centaines de mètres le parking devant ce vaste fort surmonté des trois tours rituelles. En arrière-décor, la dune végétalisée au sommet de laquelle se trouve le palais présidentiel du secteur. Comme dans les bâtiments précédents, observez les portes en bois sculpté.

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  • Maison fortifiée Al Hamily. GPS : 23.126567, 53.754558. Au km 4,5, donc 3,3 km plus loin à partir du retour au goudron principal, arrêt sur le bas-côté de la route pour découvrir la seule demeure fortifiée encore debout dans l’oasis. Egalement appelé Dhafeer Fort, ce fortin compte deux étages à l’arrière d’une cour ceinte de murs crénelés. On peut entrer et grimper dans les étages, admirant au passage le travail de restauration qui reflète des plafonds soutenus par les stipes de dattier aux ouvertures ouvragées, le cadre de vie d’une famille fortunée.
  • Fort et Mosquée Qutuf. GPS : 23.110811, 53.730127. Au km 8,2, soit 3,7 km plus loin, une légère montée avant d’atteindre le panneau Mahdhar/Qutuf. Prenez le décrochement à droite sur la présélection de droite, une voie étroite qui descend puis se courbe vers la droite en direction des dunes. Tout au fond, le fort est là, modeste de taille avec son unique tour, à côté d’une petite mosquée enfouie dans les palmes. Des lieux qui virent passer, en mars 1948, l’explorateur britannique Wilfred Thesiger, affamé par trois jours sans vivres.

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 » Nous traversâmes les villages de Qutuf et de Dhaufir. On avait planté des palmiers le long des plaines de sel, au pied de hautes dunes aux versants abrupts et dans des dépressions au milieu des sables. Les plantations étaient entourées de barrières ; on en avait dressé d’autres au sommet des dunes pour essayer de contenir les mouvements des sables qui, en différents endroits, avaient partiellement enseveli les arbres. Ceux-ci étaient soigneusement espacés et, de toute évidence, bien entretenus. Il n’y avait pas d’autre cultures, probablement à cause de la pellicule de sel qui recouvrait le sol. On trouvait de l’eau à profusion entre deux et six mètres de profondeur. « 

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  • Fort Mariah Al Gharbiya. C’est le fort le plus difficile à trouver alors suivez bien les indications. GPS : 23.103694, 53.584068. Au km 22 soit 16,4 km plus avant, prenez à droite, toujours sur le goudron, en direction de Khanoor, continuez tout droit jusqu’au premier rond-point (environ 1,7 km), prenez la deuxième sortie, c’est à dire-à-gauche. Au deuxième rond-point continuez tout droit et à quelques centaines de mètres au panneau Al Mariah, prenez à gauche la route goudronnée. Vous apercevrez le fort en contrebas.

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  • Tour Al Hayla. GPS : 23.109984, 53.615328. Sans indications initiales, il nous a fallu une heure pour la trouver ! Depuis le fort Mariah, revenez sur vos pas au premier rond-point et prenez la route en face, passant devant des échoppes. Comptez 1000 mètres et tirez à gauche sur la piste dans la palmeraie. Au bout de 500 m, elle est à droite, cachée par la végétation. Al Haya est le témoignage modeste des besoins de défense du XIXe siècle, quand les cousins de Dubaï faisaient des rezzous (de gazwa, raid). Haute de 8 mètres, ses murs sont de sarouj, mélange local d’argile, de gypse et de sable. Au GPS, nous sommes là à 29,6 km du départ de Mezaira’a.

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  • Umm Hosn. GPS : 23.007625, 53.423917. Retour sur l’axe principal de l’oasis, 0 km au compteur. Au km 27,9 en direction de l’ouest, soit à 50,5 km de Mezaira’a, au rond-point prenez la première à droite sur la E15, juste après vous devriez apercevoir les ruines sur la droite. Notre dernière étape est la moins impressionnante puisqu’il s’agit d’un simple tas de pierres. Egalement appelé fort Arrada, nom de la localité proche, ce site vieux de plus de 200 ans fut le théâtre d’une attaque qatari en 1880, le dernier assaut massif connu à Liwa. Afin de protéger ce qui reste, après que les riverains ont pillé les pierres pour solidifier leurs maisons, une clôture vous tient à distance de ce qui fut un fortin à tour unique. Le patrimoine bâti le plus ancien de l’époque bédouine est devant vous. Accès à 400 m en 4×4 uniquement, en quittant le goudron à droite à travers la palmeraie, puis en traversant une cuvette de sable assez fluide.

◐ A voir : les dunes, les dunes et les dunes dont les reliefs et couleurs changent régulièrement tout au long de la journée et dont les altitudes peuvent atteindre 300m.

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✖ Déception devant ce qui est considéré par beaucoup comme la plus haute dune de sable au monde, Tel Moreeb. Elle fait plus de 300 mètres de haut et son inclinaison de 50 degrés en fait une destination de choix pour les mordus de sports automobiles. Du coup ils ont eu la brillante idée d’installer à ses pieds un circuit avec toutes les infrastructures possibles pour l’événement Moreeb Hill Climb qui fait partie du Festival international de Liwa. Il y a même un héliport pour les plus fortunés. Hum… j’en suis restée sans voix. Où était donc le charme du désert que j’avais effleuré de l’autre côté à Oman.

☽  Dormir au Liwa Hotel, au cœur de l’oasis du même nom, à mi-chemin entre les forts protecteurs et les dunes rouges environnantes.

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#3 SIR BANI YAS صير بني ياس

1280px-Sir_Bani_Yas_Island,_United_Arab_EmiratesAlors que nous devions nous rendre sur l’île de Sir Bani Yas, notre bateau a été annulé pour cause de tempête (de sable). Coincés à quai nous avons élu domicile pendant 24h dans l’un des 2 hôtels de Dhanat entre la fraicheur de la climatisation de notre chambre et les quelques zones d’ombre offertes par des palmiers ; je me souviens que la température avoisinait les 50°C ; je me souviens de ce souffle chaud qui brûlait ma peau ; je me souviens que même l’eau bleu lagon ne rafraichissait pas mon corps.

Je me souviens surtout que nous n’avons pu nous rendre sur l’île mais je vous explique tout de même ce qu’est Sir Bani Yas et pourquoi je voulais à tout prix y aller.

Parce que c’est la nature à l’état sauvage, des villas de luxe et des sites historiques*, l’une des îles incontournables des magnifiques îles désertiques d’Al Dhafra. L’île a été transformée en 1971 en réserve naturelle sous l’impulsion du cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane. De nombreux arbres y ont été plantés et l’île compte notamment l’une des plus importantes populations d’oryx d’Arabie après celle du sanctuaire de l’oryx arabe dans le Sultanat d’Oman (ça c’est une autre histoire que je vous raconterai bientôt ici).

* Les ruines d’un ancien monastère chrétien daté des années 600 y sont visibles. Il s’agirait du « plus ancien de l’ère pré-islamique dans la région du Golfe ».

L'une des plus larges réserves d'animaux sauvages, l'Arabian Wildlife Park a été nommé en 2014 "Première destination touristique durable au monde" aux World Travel Awards d'Anguila. Elle abrite plus de 10 000 animaux en liberté, recouvre plus de la moitié de l'île. Il y a de nombreux oryx d'Arabie, des gazelles et des girafes, ainsi que les toutes dernières arrivées, des hyènes et des guépards. Les visiteurs peuvent également participer à un safari en 4x4 à bord de l'un des véhicules du parc spécialement prévus à cet effet et conduit par un membre du personnel expérimenté.

⛴ Ferry tous les jours mais sans réservation à la réserve ou à l’un des 3 Anantara Hotels (Desert Islands Resort and Spa, Al Yamm Villas or Al Sahel Villas), il est quasi impossible de monter à bord. Aussi, il faut impérativement se présenter 15min avant le départ à la jetée. Plusieurs options à la journée existent si vous ne vous offrez pas une nuit sur l’île.

  • Option1 : 12h00 – Transfert en bateau de la jetée de Jebel Dhanna à l’île Sir Bani Yas / 13h – Déjeuner et ou loisirs / 15h – Promenade nature et faune jusqu’à 16h30 /  19h15 – Transfert de Desert Islands à la jetée / 20h – Transfert en bateau à Jebel Dhanna.
  • Option 2 : 12h00 – Transfert en bateau de la jetée de Jebel Dhanna à l’île Sir Bani Yas / 13h – Déjeuner et ou loisirs / 14h – Promenade nature et faune / 15h30 – Le guide vous déposera directement à la jetée après la promenade / 16h – Transfert en bateau à Jebel Dhanna
  • Option 3 – le vendredi uniquement  : 10h30 – Transfert en bateau de la jetée de Jebel Dhanna à l’île Sir Bani Yas / 11h30 – Déjeuner / 14h – Promenade nature et faune / 16h – Transfert en bateau à Jebel Dhanna.

☽  Dormir la veille du ferry au Dhanna Resort.

➜ Retrouvez le film « Abu Dhabi – Your Extraordinaire Story », belle promotion de l’OT.


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*Toutes les photos de moi ont été prises par Kares Le Roy.

WADI BANI KHALID

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n.f : une oasis est un îlot de terrain, apte à la végétation et à l’habitation humaine, perdu au milieu d’espaces désertiques et dont l’existence est généralement liée à la présence de l’eau amenée par conduites (à partir de secteurs plus humides) ou par puits (nappe souterraine).

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  • Point de départ : Route n°23 entre Al-Kamil et Ibra
  • Point d’arrivée : Wadi Bani Khalid

C’est sur Instagram que j’avais découvert cet oued que je tenais absolument à expérimenter de mes propres yeux. Peu importe l’itinéraire, j’avais pour objectif de plonger corps et âme dans ces bassins naturels. Au départ de la route n°23, un panneau nous indiqua notre destination « Wadi Bani Khalid ». Alors débute une route sinueuse qui nous fera grimper à 600m d’altitude, traverser des villages et découvrir que parmi les montagnes rocailleuses des palmiers ont trouvés leurs places… comment deviner qu’au bout de notre route se trouveraient des eaux si turquoises et si chaudes dans lesquelles nous passerions une pleine journée à nous y baigner?

☽ Bivouaquer au bord de l’eau ou au creux des roches. Le sultanat, qui ne dispose d’aucune structure de camping aménagée, est une destination rêvée pour les amateurs de camping en pleine nature dans des sites exceptionnels. La législation du pays n’impose aucune restriction en la matière, et chacun levitra precio peut planter sa tente où bon lui semble à condition de respecter les règles élémentaires de bienséance vis-à-vis de la population.

► A faire : plonger.

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#AL KAMIL

Il est une visite inratable et pour laquelle nous avons même fait demi-tour. Un château datant du XVII siècle, aujourd’hui un musée des plus fous : OLD CASTLE MUSEUM.

Aussi dingue que son propriétaire, collectionneur averti et mémoire vivante du sultanat, cet homme possède d’incalculables trésors : plus de dix mille pièces anciennes et patrimoniales variées datant de plusieurs siècles, plus de 1400 pièces de céramique ancienne et plus de 700 pièces en cuivre, métaux, vieux outils, appareils électroniques et anciennes machines. À côté de cela, plus de 350 pièces de textiles, de vieilles cuirs, du verre, de l’argenterie, des armes à feu, des épées, des poignards, des pièces de monnaie, des notes papier, des téléphones portables locaux et internationaux, des timbres et des livres et des magazines anciens.

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*Toutes les photos de moi ont été prises par Kares Le Roy.

ASH DAKHILIYAH «l’intérieur» : NIZWA, BAHLA, AL HAMRA & MISFAT

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  • Point de départ : Nizwa
  • Point d’arrivée : Misfat-al-abryeen

#1 NIZWA ‏نزوى

Après un bel avant-goût lors de nos premières 24h dans les montagnes du Djebel Akhdar (voir article précédent), c’est vers Nizwa que nous avons roulé, sur une route confortable où notre arrivée se termine par le passage d’une monumentale porte. Le contexte est planté, Nizwa est grande. Cette ancienne capitale, longtemps aux mains d’un traditionalisme religieux implacable, est devenue récemment l’un des principaux centres touristiques d’Oman de part ses montagnes et ses vestiges historiques.

Cela tombait bien, les touristes c’étaient nous,  des touristes avides de découvertes. J’avais réservé 2 nuits dans un hôtel sans prétention à quelques kilomètres du centre historique. Lors du check-in j’ai failli annuler la seconde nuit quand le prix de la chambre a grondé dans mes oreilles : 180€… puis la piscine et la recommendation « coup de ♥ » du Lonely Planet ont eu raison de ma raison. Nous sommes donc resté pour appréhender la cité dans un confort fort agréable. Levé de bonne heure, les visites se déroulaient le matin quand les températures étaient plus agréables. Bien que début janvier, les après-midis caniculaires mettaient à plat notre énergie. Le souk pour commencer, moment où l’agitation des commerçants et des clients est à son apogée, ensuite piscine, dont le rôle primordial a mis les 180€ de l’adresse aux oubliettes. La citadelle de Nizwa pour terminer en beauté, à l’heure où son donjon et ses murailles se parent d’or et laisse entrevoir comme un gigantesque château de sable. Jolie métaphore.

Le fort de Nizwa fut construit au milieu du XVIIe siècle par le sultan Ibn Saif, premier imam de la dynastie des Al-Ya'ribi. Résidence principale de l'imamat pendant les trois siècles suivants, il servit à la fois de palais, de siège du gouvernement et de prison. Autre attraction de Nizwa, son souk, qui a gardé toute sa couleur et sa vitalité malgré son transfert dans un quartier plus moderne de la ville.

🍴 Gouter au halwa, LE désert national dont les ingrédients sont le beurre concentré, le sucre caramélisé, les amandes et la farine et la saveur raffinée au safran, au cardamome et à l’eau de rose, sweet ending.

☽ Dormir dans l’une des 55 confortables chambres du Falaj Daris Hotel et ainsi profiter des 2 piscines qui feront votre bonheur en plein après-midi entre les visites du matin et celle de la fin de journée quand le thermomètre redescend  – Tarif  : 90 OMR (180€) ✔

► A faire : le marché aux bestiaux du vendredi, l’un des plus animés de la région et pour lequel on vient de tout le pays.  On y fait parader les chèvres et les moutons jusqu’à ce que le plus offrant récupère l’animal.

◐ A voir  : la vue sur toute la plaine à 360° depuis le sommet de la tour circulaire de la citadelle.

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#2 BAHLA قلعة بهلاء 

Se tromper de route a parfois du bon, le fort de Bahla classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO est un de ces exemples.

Quittant Nizwa pour rejoindre Al Hamra, j’avais lu quelque part que nous devions emprunter une route, mauvaise lecture je nous ai conduit sur le tronçon sud alors que nous aurions du rouler sur la voie nord. Peu importe, nous sommes arrivés à Bahla, qui n’était pas au programme et que je n’avais pas trouvé dans le Lonely Planet (autre mauvaise lecture de ma part, un paragraphe assez complet s’y trouve en fait).

Bref Bahla, est l’une des quatre forteresses aux pieds du djebel Akhdar, construit par la communauté des Banu Nabhan qui domina la région du XIIe siècle à la fin du XVe siècle. L’édifice est en adobe avec un soubassement de pierre, il comprend une citadelle affublée de 3 tours, haute de 5 niveaux, 3 bâtiments habitables, quelques puits et mosquées. Le fort est surtout pourvu de 6 tours de guet servant à l’observation et à prévenir toute attaque.

L'oasis de Bahla doit sa prospérité aux Banu Nabhan, qui s'imposèrent aux autres communautés entre le XIIe siècle et la fin du XVe. Leur puissance est attestée par les ruines de l'immense fort aux murailles et aux tours de brique crue et au soubassement de pierre, exemple remarquable de ce type de fortification.

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#3 AL HAMRA  الحمراء‎‎

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« Dans une oasis, on n’a rien, mais on ne manque de rien. » Alphonse Karr

Nous n’étions que de passage dans cette oasis perdue au milieu des montagnes. Tout comme nous, perdus pour mieux explorer le lieu. Des ruines d’habitat en pisé au style yéménite composent l’ancien village d’Al Hamra, 400 ans d’histoire. Au détour d’une rue, une maison tient encore debout et raconte à elle seule l’art de vivre omanais.

☽ Dormir à The VIEW un caprice pour vos yeux, piscine à débordement, chambre avec vue panoramique qu’il faut absolument demander car c’est pour elles que vous venez : la chambre avec la vue, perché sur des rochers surplombant les montagnes et les vallées environnantes – Tarif : 125 OMR (280€) ✔

► A faire : visiter Bait al-Safah (la Maison du Voyage), vieille de 3 siècles que 3 femmes au fort caractère tentent de faire vivre à l’omanaise d’antan :

« fabrication de la farine, élaboration d’une poudre médicinale à partir de graines d’arbre cueillies dans les montagnes, cuisson des galettes locales (crêpes fines aux bords dentelés, à déguster en guise de pain) etc… Là, au rez-de-chaussée, une pièce assure le storage des dattes comme  » à l’époque « , tandis qu’à l’étage une chambre expose des vêtements et costumes traditionnels omanais, une autre des meubles et objets d’antan… Un métier à tisser rappelle qu’au sultanat, on confectionne des coussins et tapis (omniprésents dans les habitations), les mêmes sur lesquels on vient s’asseoir dans le majlis : la pièce de réception – équivalente du salon – où s’accueille l’hôte du jour et de passage, où se sirote le thé, se déguste la datte avec le café à la cardamome. La brise circule à travers les multiples ouvertures, les étagères sont ornées de livres et de poteries, ces dames causent en jetant des regards sous capes… »

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#4 MISFAT AL ABRIYEEN

C’est Instagram qui m’a amenée dans ce superbe village de montagne. L’image d’une palmeraie accrochée aux roches m’avait faite rêver. Rêve devenu réalité quand après avoir parcouru une belle route goudronnée depuis Al-Hamra (peut-être la seule du pays accessible sans 4×4 mais bon de toute façon vous roulerez en SUV), à 700 mètres d’altitude, j’ai découvert Misfat al Abriyeen. Ses porches en pierre ocre, ses ruelles fleuries où résonnent le chant des oiseaux et le ruissellement de l’eau… C’est le plus beau village à mes yeux. Surtout depuis le terre plein duquel la vue la plus photogénique s’offrit à soi. Face à moi, les vieilles maisons faites de boue et de palmes, les plantations de dattiers, les flancs du djebel. 

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Les quelques heures que nous avons passé dans ce cadre pittoresque ont été rythmées par la découverte du village dans lequel tout véhiculé motorisé est prohibé, la dégustation d’un excellent diner, niché sur le toit terrasse de la Misfat Guesthouse  dominant la canopée de palmiers, s’ensuivit d’un doux réveil depuis notre SUV, haillon ouvert avant de terminer par un parcours le long des falajs. Il était temps pour nous de quitter ce paradis.

À Oman, les falajs sont des réseaux d'adduction d'eau souterrains utilisés pour l'irrigation des cultures. Certains sont très anciens et remontent au IIe millénaire av. J.-C.1.

☽ Dormir à la Misfat Old House la seule et unique maison accueillant des étrangers – Tarif : 60 OMR (150€) ✔

► A faire : suivre les falajs, ces canaux d’irrigation à qui l’on doit la luxuriance des palmeraies, vieux de plusieurs millénaires et long de plusieurs kilomètres ils alimentent aujourd’hui les cultures comme autrefois.

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itwia_oman_misfat8Prochaine étape > les déserts des déserts…


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*Toutes les photos de moi ont été prises par Kares Le Roy.

IN (north) OMAN i am…

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Se laisser porter par la poésie du berceau des mille et une nuits. Une contrée préservée à l’extrémité de la péninsule Arabique.

Oh dear Oman… ce voyage que certain(e)s ont suivi en ce début 2017 sur Instagram, j’ai mis presque 6 mois pour le digérer et enfin ici vous le conter.

Oman, c’est ce sultanat méconnu situé à l’extrême orient de la péninsule arabique, trait d’union entre l’Inde et l’Afrique, qui voit sa population mélangée de pakistanais et de zanzibaris. De nombreuses facettes divise Oman en 2. Deux Oman(s), celle des omanais & celle des expatriés, celle des caravanes de dromadaires & celle des 4×4, celle des hôtels de luxe & celle du camping sauvage, celle du nord & celle du sud.

Le Nord dans cette 1ere série d’article, un jour le Sud viendra, 2nde série prétexte pour s’envoler de nouveau vers l’Orient. Focus sur Mascate qui signifie «point de chute», Ash Sharqiyah «l’est» et Ad Dakhiliyah «l’intérieur», en somme un voyage aux mille et un paysages.

✈ Gulf Air via Bahreïn : 380€ (7h45 de vol)

+ Louer OBLIGATOIREMENT un 4×4 (SUV) pour pratiquer sans crainte les routes proposées dans le guide ci-dessus, l’amour des grands espaces et l’envie de nuits sous les étoiles. 

www.rentalcars.com  1045€ assurance incluse – kilométrage illimité – 15 jours complet

+ Se procurer ABSOLUMENT le guide OFF ROAD, la bible de tous nos trajets, sans lui jamais nous n’aurions atteint le paradis (blanc). Il comporte des itinéraires simples et des cartes « off road » détaillées superposées sur des images satellites (que je vous fournis dans les différents articles). Les points GPS y sont indiqués et l’application sur mon iPhone m’a amplement suffit, même en plein désert et de nuit j’ai été guidée comme une aveugle par son chien. 

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☽ Emporter NECESSAIREMENT une tente (la Black & Fresh Qechua de chez Décathlon, une révolution) pour bivouaquer quasiment partout dans le sultanat, les Omanais étant eux-même de grands fans du camping et l’hôtellerie étant très très chers (env. 150€/nuit un peu partout). Pas de structure de camping à proprement parlé mais bien équipés de bidons d’eau, de charbon et d’huile de coude, vous passerez les plus beaux moments seuls en pleine nature, c’est ce que j’étais venu chercher ici.

+ Télécharger le Guide de voyage du Sultanat ici en pdf, proposé par l’Office du Tourisme d’Oman, se procurer une carte routière (je me suis procurée la mienne à la librairie Voyageurs du Monde) et s’équiper d’un appareil photo (toutes les photos de ces articles ont été prises avec le Fuji-X100T exception faite de mes portraits shootés au Canon Mark-II).

Website / omantourisme.com

+ A lire avant, pendant ou après le voyage :

LET’S GET A VISA

Pas besoin de prévoir de passer par la case « Ambassade » avant le départ, le visa s’achète à l’aéroport pour 20 OMR (39 €) pour un séjour de 11 jours à un mois.


L’itinéraire a été le suivant : DJEBEL AKDAR > NIZWA > AL HAMRA > MISFAT AL ABRYEEN > WAHIBA SANDS > AL KHALUF > SOUR > WADI BANI KHALID > MASCATE

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@itwia

Au travers de plusieurs articles je vous emmène avec moi dans les djebels que forme la chaîne de montagnes du nord du pays, dans les déserts des déserts qui occupent les deux tiers du territoire, dans les oueds qui irriguent les palmeraies et les terres, dans les ports de pêche qui bordent les mers.

Bienvenue au pays de Sinbad le Marin, héros des contes de mon enfance.

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LET’S GO

J’ai l’impression que chacun de mes (nos) périples débutent par une histoire d’aéroport : le rush, le stress, l’excitation du départ et le retard… à l’instar de la Jordanie (voir ici) il ne s’agissait pas de nous, nous nous habituons à cette ponctualité que le taxi nous impose, mais en quittant Paris, la neige en a surpris plus d’un. Nous étions le 30 décembre pour mémoire, soit une météo tout à fait de saison. Sauf pour ADP apparemment.

Nous avons embarqué à l’heure indiquée puis nous avons patienté, 1 heure, 2 heures, 3 heures avant de décoller. Forcément, n’ayant pas réservé un vol direct mais un avec escale à Bahrein nous avons raté notre correspondance et patienté de nouveau 1 heure, 2 heures, 3 heures avant de décoller de nouveau pour cette destination que je fantasmais tant.

C’est donc le 31 décembre à 4h05 du matin que nous avons foulé le tarmac. Visa obtenu et bagages sur nos dos, je me suis dépêchée de récupérer notre précieux sésame, celui qui allait nous ouvrir les routes les plus inimaginables du sultanat : notre Toyota Pajero. Nous avions 6 heures de retard je craignais de trouver une agence close. Ce qui ne fut pas le cas, 2 agents n’attendaient que nous pour fermer boutique et nous n’attendions que notre 4×4 pour rider Oman. Car oui sans 4×4, impossible de voir du pays, maintes routes sont interdites d’accès même lorsque l’asphalte est de qualité. Mais avant cela nous avions surtout besoin de dormir car le trajet que nous avions ce jour-là allait être l’apéritif de cette orgie touristique.

… ثلاثة، اثنان، واحد

#saymun fi alssayara

polaroids1#1 LES MONTAGNES AKHDAR

itwia_oman_akhdar8En haut de la la chaine de montagne Hajar, Djebel Akhdar se trouve autour du plateau de Sayq. Auparavant, l’atteindre prenait 6 heures, mais une route moderne a été construite permettant un accès plus facile aux villages et plantations. Caché au creux des « montagnes vertes », ce sont plutôt 50 nuances de roses qui ont maquillés les falaises du village abandonné dans lequel nous avons changé d’année.

De cet endroit j’avais pour unique consigne « d’arriver avant 18h00 sinon l’accès au village se fera de nuit et sera plus difficile« . Malheureusement notre trajet chaotique de Paris à Oman avait eu raison de notre énergie, nous avions pourtant gratté de nombreuses minutes de sommeil mais ce n’était qu’en début d’après-midi  que nous avions quitté notre hôtel aéroportuesque et ce n’est seulement à la tombée de la nuit que nous avons atteint le hameau, c’est de nuit que nous avons découvert notre chambrée et c’est au petit matin que nous pris conscience de ce lieu irréel déniché sur AirBnb.

☽  Dormir dans un village abandonné de ses habitants partis se loger sur l’autre versant, The Cliff Guesthouse  (voir ici) ou s’offrir une parenthèse luxueuse au non moins vertigineux Alila Hotel, « inspiré des forts anciens, les techniques traditionnelles de construction omanaise utilisant des pierres locales sont combinées avec une architecture contemporaine pour créer un environnement unique et relaxant, de la piscine aux suites spacieuses qui offrent une vue fascinante sur la falaise et les montagnes« .

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#2  LA COTE EST : SUR  صور  & RAS AL HADD رأس الحد

Contrastant avec ses régions voisines que sont les montagnes et le désert, la côte Est d’Oman offre des paysages totalement différents. Nous remontions du désert blanc (article à venir) par une nouvelle route, jumelle de l’ancienne caravanière. Je voyais défiler l’océan à ma droite, je voyais s’entremêler asphalte et sable blond à ma gauche, de temps à autre des villages de bédouins ponctuaient cette linéarité sans vie. Atmosphère particulière.

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Nous avons décidé de stopper notre trajet quelques kilomètres avant Sur. Ras Al Had et Ras Al Jinz, les soeurs siamoises, l’un est un village côtier considéré comme le point le plus oriental du sultanat et l’autre est un cap positionné à la conjonction du golfe d’Oman et de la mer d’Arabie (ou mer d’Oman). Les plages y sont, parait-il, magnifique mais notre halte n’ayant duré qu’une courte nuit, je n’ai pas eu le temps de m’en faire un avis. Pour autant la visite du fort agrémentée de celle des abords de la mosquée ont eu raison de ma sympathie pour cette bourgade.

☽  Dormir dans un des cottages du Ras Jinz Turtle Réserve, établissement fermé lors de mon passage j’avais donc opté pour un motel basique afin de prendre une bonne douche d’eau claire.

► A faire OU PAS : Expériences de voyages hors du commun ? L’observation des tortues sur la plage de Ras Al Jinz. Cependant attention à la saison. Si vous vous rendez compte que la période de pondaison ne correspond pas à votre calendrier, refusez d’être de la sortie. Les mauvais esprits vous présenterons des oeufs déjà éclos, des bébés tortues séparés de leur mère que l’on vous proposera de renvoyer vers la mer. Mauvaise idée… ils s’y perdront.

◐ A voir : le lever de soleil, le premier sur le monde arabe.

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Puis nous avons quitté Ras pour un autre port de pêche : Sur. Port d’importance majeure dans le commerce avec l’Est de l’Afrique jusqu’au début du XXème siècle. Les stigmates de cette période d’esclavagisme se lit sur les visages caramélisés des habitants. Zanzibar est omniprésente à Sur.

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A l’entrée de la baie, un phare cossu surplombe le plus grand port traditionnel du sultanat d’Oman. Je me suis promenée dans le vieux quartier d’Al Ayjah, le quartier wahhabite de Sur installé sur les rivages du Golfe et de la baie. Accessible par un pont en acier suspendu, qui rappelle le Golden Gate de San Francisco, depuis la terre ferme ce quartier se découvre aussi depuis la mer à pied quand la marée est basse ou en bateau à marée haute. On y observe les maisons des anciens commerçants formant comme une muraille autour de la lagune turquoise contrastant avec les façades d’un blanc éclatant.

☽  Dormir au Sur Hotel, un excellent rapport qualité/prix. Tarif : 13 OMR (30€)

🍴 Déjeuner au Sur Sea adossé à l’hôtel.

► A faire : naviguer sur la barque d’un pêcheur et voir la ville d’un autre point de vue.

◐ A voir : la fabrication de boutre ou dhow داو  , ces bateaux de pêche traditionnels, dans l’unique chantier naval d’Oman. Construit en bois et gréé d’un ou plusieurs mâts portant chacun une voile trapézoïdale, dite « voile arabe », à la pointe avant tronquée, est utilisé depuis plus de 1000 ans pour la pêche mais aussi pour le commerce ou même les trafics en tout genre (esclaves, or, drogues…) avec l’Afrique de l’Est, c’est dans cette ville portuaire que leur construction ancestrale perdure grâce aux savoir-faire d’artisan-menuisiers indiens venus tout droit du Kerala. Une barque moyenne demande 5 à 6 mois de travail et coûte entre 10 000 et 50 000 OMR.

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#3 LA CÔTE NORD : QURAYYAT & TIWI

itwia_oman_shab2Tiwi et Qurayyat sont en réalité l’avant-dernière étape de ce voyage avant Mascate. Malgré le peu de temps que nous y avons passé, ces deux ports méritent le détour.

Tiwi parce que l’entrée de son wadi est incroyable, chaque randonnée à travers les gorges commence par la traversée de la rivière en barque.

Qurayyat parce que le riche passé de cette ville se lit encore dans ses quartiers. J’ai lu que l’exportation maritime de chevaux l’avait hissée haut puis que l’occupation portugaise avait cassé son essor. La ville conserve une activité importante de pêche et de production de paniers.

☽  Dormir à l’abri du vent dans l’un des kiosques balnéaires construits par l’état pour y protéger les omanais durant leurs innombrables pic-nics.

► A faire : jouer une partie de « rwalis » sur la plage de Qurayyat.

◐ A voir : Bimmah Sinkhole, une piscine naturelle d’un diamètre de 40 m avec une profondeur entre 20 à 30 m. La descente dans le trou se fait soit en y sautant soit par un magnifique escalier en béton, je vous laisse deviner l’option choisie.

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Un avant-goût vous disais-je. Nizwa, Al Hamra, Misfah, Al Wasil, Al Khalouf, Wadi Bani Khalid et Mascate n’attendent que d’être découverts. On continue?

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➜ Retrouvez mon interview dans les carnets de voyage du magazine Le Parisien.

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*Toutes les photos de moi ont été prises par Kares Le Roy.