IN LISBOA i am…

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LISBOA

Lisa pour les intimes m’a accueillie pendant 4 jours, le temps d’un long week-end. A chaque jour son quartier :  BAIXA, ALFAMA, BAIRO ALTO, Parque das Nações pour Lisbonne même puis BELEM à l’extérieur de la ville.

Lisa est un melting pot de cultures, d’influences et de références, si bien que d’un quartier à l’autre on est transporté à l’étranger de Cuba (vie nocturne aux rythmes caribéens) à San Francisco (pont du 25 Avril) via Londres (docks réhabilités) ou encore en Afrique (centre historique où se confrontent Angolais et papys grisonnant). Il y a sept collines à Lisbonne, et autant de grands quartiers à parcourir.

Le centre historique de la ville est composé de sept collines (São Jorge, Estrela, Santa Catarina, São Pedro de Alcantra, Graça, Senhora do Monte et Penha de França) dont les pentes de certaines d'entre elles sont dotées de rues trop pentues pour permettre la circulation automobile. En conséquence de ce relief accidenté, la ville compte un célèbre ascenseur, inauguré en 1902, ainsi que trois funiculaires.

Pour apprécier Lisa, il faut la vivre, vivre comme un Lisboete, et marcher, beaucoup marcher et laisser son guide rangé afin de se laisser surprendre par les vieilles pierres au détour des ruelles.

+ Pour se déplacer, achetez une carte rechargeable Viva Viagem (www.metrolisboa.pt), chaussez une paire de running et munissez-vous d’un appareil photo (Fuji X20 pour ma part) mais surtout explorez Lisbonne depuis le Tram N°28.

+ Loger dans une pensões (pension de famille) ou louer un appartement via AirBnb ou dormir au très surprenant The Independant, auberge de jeunesse proposant dortoir et suite selon votre budget et vos envie.

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#1 Baixa

De la praça do Comércio jusqu’à la Praça Dom Pedro IV,  on peut visiter ici un musée ou une église, là un quartier pittoresque, en tout cas on se trouve au coeur de la ville, au carrefour de tous les tramways. Peu d’interêt à mon sens, je n’ai fait qu’y passer, puis j’ai bondi dans un tramway.

> Manger au Mercado da Ribeira sur une des grandes tables situées au milieu du marché après avoir choisi parmi les nombreux comptoirs une spécialité portugaise.

> A prendre : l’Elevador Santa Justa pour la beauté de l’ouvrage en fer forgé de style néogothique sur 45m de haut  avec des motifs différents à chaque palier.

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#2 Alfama

Labyrinthe de travessas taillées à flanc de colline et de becos tortueux bordés de maisonnettes aux teintes citron et rose, du linge en train de sécher, des femmes échangeant les derniers mexericos (ragots)… et musée à ciel ouvert de street art, l’Alfama, le plus vieux quartier de Lisbonne. Prenez le mythique Tram 28, au départ de la Praça Da Figueira, dans le quartier de Baixa. Descendez ensuite à l’arrêt Miradouro de Santa Luzia, où une superbe vue vous attend sur les toits du quartier.

> A faire : visiter le Castelo de São Jorge (8.50€ l’entrée) qui domine la ville et offre alors un panorama fait de toits de tuile et de Tange.

> A voir : l’Igreja de São Vicente da Fora, avec son cloître revêtu d’azulejos, et l’insolite façade taillée en pointe de diamant de la Casa dos Bicos, bâtie au XVIe siècle pour la famille d’Afonso de Albuquerque.

> Déjeuner en terrasse chez Cerca Moura ou dans une tasca (entre le restaurant de quartier et la cantine), chez O Beco dont la spécialité est le Bacalhau à Brás, de la morue revenue avec des œufs et des oignons.

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> A entendre : les chants mélancoliques du fado à Fado na Morgadinha, pour écouter la fadista, Milene Candeias.

#3 Chiado / Bairro Alto

Du Chiado il me reste en mémoire les sublimes vestiges du Couvent des Carmes (Convento do Carmo en portugais) situé sur le Largo do Carmo. Il domine le Rossio. L’ancienne église gothique de la capitale s’écroula lors du violent tremblement de terre de 1755, et ne fut jamais reconstruite. Ces ruines visibles de loin restent comme un des principaux témoins de la catastrophe de 1755. aujourd’hui le musée archéologique du Carmo.

Du Bairro Alto il me reste un trou noir d’une soirée trop arrosée, faisant des sauts de puces de bars en bars dans une ambiance unique où les rues sont prises d’assaut par des centaines de badaux, une Superbock à la main, l’une des fameuses bières locales, entre étudiants survoltés et habitués du quartier.

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#4 Parque das Nações

Le Parque das Nações, anciennement Zona de Intervenção da Expo, est le quartier de Lisbonne où s'est tenue l'Exposition spécialisée de 1998 sur le thème « l'océan avenir de l'humanité ».

Un architour est inévitable dans ce quartier moderne : les coupoles de la Gare do Oriente, dessinées par l’architecte Santiago Calatrava ; le Pavillon du Portugal, conçu par Álvaro Siza Vieira ; l’emblématique Torre Vasco da Gama, l’édifice le plus élevé de la ville.

> A voir : visiter l’Océanorium (plus de 15 000 sortes de poissons, loutres, pingouins, requins et autres raies).

> A faire : Survoler le Tage en télécabine reste une expérience inoubliable avec vue sublime sur le pont Vasco da Gama, effilé à souhait.

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BELEM

A quelques minutes en tram du centre-ville, il y a Belém. On s’y rend pour découvrir la tour et le mosteiro dos Jerónimos mais essentiellement pour y goûter aux pastéis de l’Antiga Confeitaria de Belém. Patrimoine gastronomique pour ce flan portuguais.

> A faire : s’arrêter au LX Factory sur le chemin entre Lisboa et Belem. Dans une ancienne manufacture textile, cohabitent restaurants, écoles de cuisine, librairies et ateliers… THE place-to-be.

Adresse / 103, rua Rodrigues Faria, 1300 Lisbonne.

> A voir : le musée d’Art Contemporain Berardo abrité depuis 1990 au centre culturel de Belem.

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# LIENS UTILES

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#BOA VIAGEM

Voyage, voyage… BALKANS from Serbia to Italy

Je vais atterrir à Belgrade, sûrement y dormir dans une Floating House sur la Save ou le Danube, récupérer l’homme de mes nuits, monter dans le van, y dormir au milieu de la nature et rouler, rouler, rouler jusqu’en Italie où nous roucoulerons sur les hauteurs de Cinque Terre. Peu d’arrêts de prévus mais de magnifiques vues tout le long, des baignades aussi dans les rivières, je l’espère.

C’est parti pour 1 semaine de bonheur, de galère, d’asphaltes, de karakoé d’autoradio, d’erreurs d’itinéraire (« je t’avais dit à gauche, à gauche bordeeeel« ) et d’aventures à travers les Balkans.

Pour cela dans ma valise, j’emmène :

Suivez-moi, suivez-nous, sur sur Instagram grâce aux hashtags  #itwia  #inbalkansiam #inbelgradeiam #inzagrebiam #inpiraniam #incinqueterreiam car à travers ce voyage je vous emmène dans mes bagages.

Instagram_Hashtag_Balkans

Insta BLKS

IN OMAN by Vincent Urban

Comme beaucoup, dans un coin de ma tête, noté quelque part sur l’application note de mon iPhone ou même dans un vieux carnet, j’ai une TO GO List. L’enumération des endroits du monde où je rêve d’aller.

Oman en fait partie. Je crois que j’ai un « truc » avec les villes arabes, les villes du désert, et lorsque je regarde la jolie vidéo de Vincent Urban IN OMAN, filmée durant 2 semaines à travers le pays , me faisant visiter les îles Daymaniyas, des châteaux et le désert, tout le sultanat shooté avec un EOS 6D et 60D,  cela confirme encore plus cette envie et ce petit « truc ». 

“In March 2014, we had a fun 2-week-trip to yet quite undiscovered Oman, mostly to dive at the Daymaniyat Islands but we also got to see a fair share of deserts, camels, castles and enjoyed a mint-tea or two with the lovely locals. Enjoy a quick roller-coaster ride through oceans and sands!”

Kares le Roy, on y va quand?

Réalisé et édité par Vincent Urban 

FB : facebook.com/vincent.urban // Vimeo : vimeo.com/vincenturban // IG : instagram.com/vincenturban/

Villa Trevally @ NUSA CENINGAN

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Mes copains Mélanie & Mathias (voir leur « Coopérative de Création« ), établis à Bali depuis plusieurs années maintenant, m’avaient glissé à l’oreille énormément de bons plans quand ils ont eu vent de ma venue. Le meilleur d’entre eux est sans aucun doute celui-ci, une fois le « Yellow Bridge » traversé…

C’est un jardin que beaucoup aurait aimé secret, eux les premiers. Une île jardin. Encore à l’abri du tourisme de masse omniprésent sur Bali, l’une des 3 Nusas à 20″ en speed boat depuis Sanur, a brillamment conclu ce voyage. Farniente et plage secrète ont été les maîtres mots de mon séjour à Ceningan. Le joyau est ce petit hôtel composé de 7 cottages : Villa Trevally.

Adresse / Secret Beach | Nusa Ceningan | Klungkung | Bali 80771 | Indonésie

Telephone/ +62 812-3962-1008

Tarif / 2M Rp  ou 72€ via Booking.com

Website / www.trevallyresort.com

Je vous laisse rêver à la vue des images qui suivent et qui peuvent heurter la sensibilité des plus frustrés.

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> A voir : le coucher de soleil depuis Pirate Beach Club sur le ponton construit à cet effet, pour un apéro inoubliable. Y diner aussi, les plats y sont excellents.

> A faire : plonger avec les Raies Mantas avec Blue Corner Dive.

> Ne rien faire aussi c’était pas mal pour ma part 🙂

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IN LOMBOK│INDONESIA i am…

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Je redoutais cette escale en mon for intérieur. Lombok était le synonyme du Rinjani et de l’ascension de celui-ci. 3756m qu’ici et là on me disait que je ne serai pas capable de gravir, que je souffrirai. J’ai donc pris peur. Son omniprésence était incroyable pourtant. Depuis la mer, depuis la route, on ne voyait que lui et nos regards ne pouvaient l’éviter. Alors lui et moi, il fallait bien que l’on se rencontre, de plus près.

Mais avant de l’atteindre, nous avons traversé le nord de l’île. Authentique. La nature intacte, la circulation quasi inexistante, l’appel à la prière qui résonne entre les monts, la tranquilité et la paix.

Puis nous sommes arrivés dans le petit village de Sembalun. Sur les 300 habitants que constituent le bourg, 10 sont guides de montagnes et 50 autres porteurs. Ce sont eux qui font vivre la communauté. Les femmes restent à la maison et éduquent les petits. Enfants du Rinjani.

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#1 Gurung Rinjani

+++ Utiliser les services de Trekking Organizer to Mount Rinjani

Contact / Mr. Satya Budi

Address / Jalan Cendrawasih No.8 Cakranegara Code Pos 83231 Mataram Lombok Indonesia
Phone / +62 370 631271
Website /
 http://www.hikingrinjani.com  & http://www.trekkingrinjani.com
Email /  info@trekkingrinjani.com
Tarif / IDR 3M par pax

Le prix du forfait ci-dessus comprend :

  • 1 nuit d’hôtel à Sembalun Lawang (petit déjeuner inclus)
  • Guide
  • Porteurs
  • tente
  • sac de couchage
  • matelas
  • 1 ½ litre d’eau en bouteille par jour
  • équipements de cuisson
  • tente de toilettes
  • activité de Trekking au mont Rinjani 3 jours 2 nuits
  • petit déjeuner, déjeuner et le dîner pendant la montée sur le mont Rinjani
  • 2 x transport ( Bangsal Port > Sembalun + Senaru > Senggigi )
  • Entrée parc national Mont Rinjani
  • Permis de Rinjani Trek Centre (RTC)

# Programme

J1 : Sembalun Lawang – 1150m d’altitude

J2 : Sembalun Lawang >  POS 3 Plawangan Sembalun Crater Rim (2639m)

7h00 départ sur les chapeaux de roues. La route était facile, cela ressemblait à une balade de courtoisie. Nous avons ainsi marché environ 3 heures avant d’atteindre la plaine de Savanna Grass Tall. Incroyable prairie d’herbes hautes qui chatouillaient les jambes à chacun de mes pas. Nous avons rencontrés nos porteurs à ce moment là. Bien chargés et en tongs, ils nous ont dépassés à une telle vitesse que lorsque nous sommes arrivés au  POS 3, le repas était presque prêt. Cette pause nous permis de reprendre de l’énergie. Il en fallait. Puis les difficultés ont commencées. Niveau 1 j’entends. Ce que j’ignorais s’avèrerait pire. 

16h00 enfin j’apercevais le sommet de ce qui serait notre point de chute pour la courte nuit que nous allions passer. Quelle déception ce fût à la vue de ce qui était notre camp : une déchetterie! Les porteurs si courageux et si peu payés, n’ont malheureusement pas le même rapport à l’écologie que nous. Il est beaucoup plus simple pour eux de laisser tous les déchets en haut plutôt que de les redescendre. Alors je vous laisse imaginer la tonne de sacs en tout genre qui s’amoncelle ici et là. A cela s’ajouta le fait que la météo ne nous avait pas suivie, la crête était enfouie dans les nuages, la fraicheur d’altitude commençait à hérisser mes poils. Nous avons fait de ce climat un moment idéal pour déblayer. Nous avons retroussé nos manches et pendant plus d’une heure, tenté de réunir au maximum ce qui nous polluait. Au total une dizaine de sacs remplis d’ordure, de bombonnes de gaz, de sachets de nouilles chinoises et d’un millier de lingettes. Désastreux.

Mais le spectacle qui s’offrit à nous un peu après 17H00, balaya d’un seul coup d’un seul notre dégôut, pour laisser place à l’émotion. Les nuages s’écartaient, laissant apparaitre enfin celui que j’avais imaginé, le lac Segara et son bleu émeraude. Le soleil se couchait en arrière fond.

20h00 ce fût l’heure d’aller dormir. Sans trop se faire prier, je me suis assoupie sans problème… avant d’être réveillée quelques heures plus tard par les ronflements de mon compagnon (dont je tairai le nom). Il dormait bien le bougre. Je n’ai donc pas fermé les yeux jusqu’à l’heure indescente du réveil nocturne, 01h00.

GRAVIR LE SOMMET – 3726 M > c’est à 2h du matin que nous avons commencé l’ascension du sommet, lampe frontale bien vissée sur la tête, bien emmitouflés dans nos polaires, bonnet et moufles, depuis la crête du Plawangan Sembalun crater à 2639m d’altitude. C’est 3h30 plus tard, errintée de fatigue, les larmes coulant sur mes joues et les jambes tremblantes, que j’atteignis les 3726m de ce qui est le plus haut point de ce volcan. FIERTE!

Supplément : IDR 150,000

J3: Plawangan Sembalun Crater Rim (2639m) > Sommet Mount Rinjani (3756m) > Segara Anak Lake > Plawangan Senaru altitude 2641m

Après un effort surhumain (le manque de sommeil ayant eut raison de mon énergie), nous devions redescendre au camp afin d’y être aux alentours de 9h00. 09h01 sur l’horaire je n’avais pas faibli, je pouvais alors récupérer des forces grâce au copieux petit-déjeuner préparé par nos porteurs. Pancake de banane, club sandwich, frites maison… En dépit des calories englouties, le regain d’énergie dont j’avais besoin tarda.

Après une courte négociation j’obtins le droit de me reposer 30min. On devait me laisser tranquillement plonger dans les strates de mon sommeil. Revitalisant!

10h30 nous reprenions le chemin qui nous ménerait encore plus près de cette eau émeraude, au bord des rives du lac Segara. 2 heures de marche, de descente, et la fatigue qui reprenait le dessus.

12h30 pause déjeuner qui pour mon plus grand soulagement n’était pas prêt. J’en profitais pour me rendormir, une seconde sieste. L’appétit n’était pas là de toute façon. J’aurai pu aussi me baigner dans les eaux chaudes d’une source avoisinante mais entre me débarbouiller et me reposer, le choix fut indiscutable. Pourtant ces eaux miraculeuses auraient pu guérir certains de mes maux. Les locaux y viennent pour soigner les maladies de la peau et autres rhumatismes.

14h00 peut-être les 5 pires heures de ces 3 jours. Monter, descendre, escalader, dévaler, s’accroupir, boire de temps à autre, ne jamais prendre de pause pour éviter d’accentuer le temps qui me séparait de mes compatriotes (lâcheurs!), remonter, redescendre, s’agenouiller dans les racines, souffrir, soupirer, crier, râler, et puis de la vue incroyable, profiter…

18h00 enfin je devinais le sommet et le POS 6 de cette ascension. Mais le campement était complet. Il nous a fallu marcher une heure supplémentaire. Ryan mon guide me promit un endroit paradisiaque. Etait-ce un placebo pour booster mon mental? J’en avais marre. Cela faisait 14 heures que j’en avais marre alors oui je n’étais pas à 60 minutes de plus.

Mais quand j’ai aperçu 2 toiles oranges cachées dans les herbes hautes avec pour seul voisin éphémère le soleil qui se couchait, je compris que Kyan ne m’avait donc pas menti.

20h00 le repas fût englouti en 2 coups de fourchette. Kyan dormait déjà, épuisé lui aussi. Nos porteurs quand à eux toujours sur le qui-vive, ne montraient aucun signe de fatigue. Ces 2 petits hommes en tongs prirent même le temps de préparer le petit déjeuner du lendemain, tout en rigolant.

J4: Lake Segara Anak > Senaru Village > Senggigi area

06h00 Plawangan Senaru altitude 2641m Après 10 bonnes heures de sommeil ininterrompues, voilà nous y étions, notre dernier réveil avec la nature, le dernier petit-déjeuner avec nos compagnons de route. Un peu d’émotions.

Puis nous avons entamé l’ultime descente. Le contexte était tellement différent de l’aller. Adieu plaine et herbes hautes. Ce flanc n’était que jungle, racines et terre humide. Je prie mon temps, essayant d’épargner mes genoux, tout comme Kyan. D’autres marcheurs dévalaient la montagne, en courant, ils sont nombreux à m’avoir doublée, mais leurs efforts nécessitaient des pauses, au cours desquelles je les rattrapais et les dépassaient à mon tour. Qui du lièvre ou de la tortue raconte la fable? 🙂

12h00 Nous avons déjeuné au village d’agriculteurs de Senaru, entourés de chiots, d’enfants et de tout un condensé de mignonneries. La vie simple menée par une famille, jusqu’à 4 générations sous le même toit, cultivant un potager, coupant des bambous pour clôturer leurs domaine, buvant le lait des chèvres élevées à leurs côtés, se douchant à l’aide d’un simple tuyau d’arrosage, nous observant, nous les gens d’une autre normalité, d’une vie parallèle et si compliqué. La vie simple après laquelle on cours, et si c’était eux qui avaient trouvé le chemin du bonheur? Puis je sortis de mes réflexions pour me replonger quelques minutes avant la clotûre de ce trek et de me rendre compte de l’effort accompli durant ces 54 heures.

14h00 Satya nous attendait au point final, le sourire aux lèvres, heureux de nous voir en petite forme. Il avait troqué sa tenue du vendredi pour un accoutrement plus… confortable. Bye bye sa calotte de prière, avec son bonnet de rasta, j’avais à faire à un tout autre personnage. Toujours aussi agréable et conviviale. Moins agréable pour lui, l’odeur de nos corps qui arriva jusqu’à ses narines. Pour remédier à ça, une dernière surprise nous attendait. Il nous conduit, accompagnés de nos guides et porteurs à la cascade Sindang Gile Waterfall. Le décrassage pouvait commencer… BAGUS!

>>> C’est en tout pour les mots (les maux?), voici les photos…

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I FUCKING DID IT!

#2 Senguigui

Sales et fatigués, nous nous étions promis avec Antoine de nous offrir un hôtel luxueux en guise de récompense. C’est au Kebun Villa & resort que nous avons pu nous laisser aller… à ne rien faire durant les 20 heures de break avant de repartir vers un autre paradis.

> A faire : un massage à même la chambre.

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#EPILOGUE

Lombok je ne t’ai pas assez cotoyée. Toi et moi c’est comme un goût d’inachevé. Tu m’as pourtant bien eue avec ton volcan, je m’y suis attachée, il m’a permis de me surpasser. Maintenant j’ai envie dans tes criques et tes plages isolées, de me délecter.

Promis je reviens vite.

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GILI(s)

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Ma venue à Bali était liée au mariage de 2 amis. Tous les convives, venus du monde entier, avaient prévus de passer quelques jours post-mariage ailleurs qu’à Canggu. C’est donc aux Gilis que la fête a perduré… à 25.

Les  îles Gili se sont 3 îles au large de Lombok : Trawangan (surnommée Tralala) la plus festive, Meno la plus déserte et Air la plus sage. Cette appellation est un abus de langage, puisque gili veut dire « île » en sasak, la langue de la majorité des habitants de Lombok. L’âme hindouiste laisse place ici aux hordes de touristes. Pour me déplaire bien entendu, mais Trawangan m’a pourtant offert de jolis souvenirs.

J’y ai nagé avec une tortue. Seule dans une mer d’un bleu profond, sans aucun poisson à l’horizon, elle et nous. Mes 3 compères de snorkelling et moi avons été subjugués par cet instant privilégié que cette vieille dame a bien voulu nous faire vivre. Moment de grâce, de douceur et d’apesanteur dans cette grande bleue, dont le souvenir n’est figé que dans ma mémoire, la Go pro étant restée sur le rivage.

> A faire : rejoindre Gili Meno en paddle depuis la plage Est de Trawengan. Une balade tranquille à l’aller, un retour plus compliqué et pourtant plus rapide le tout à cause des courants qui vous feront dériver jusqu’à la pointe sud de l’île T. Compter 60.000 Rp pour une journée entière de location.

> Dormir au Teak Resort pour une retrait luxueuse ou pour les plus téméraires “Woodstock Home Stay” dont l’ensemble des bungalows s’inscrit dans une démarche de développement durable. Ils sont construits en n’utilisant que des matériaux écologiques. Dans le même genre le Pirate Beach T et son décor édulcoré aux tons des eaux environnantes.

> Déjeuner les pieds dans l’eau au Scallywags de Gili Air.

> Diner au Beach House Restaurant du poisson fraîchement péché et grillé sur place ou encore dans un esprit plus trendy, digne des cafés européens, se délecter au Kayu Café.

> Shopper les jolies pièces (kimono, short, robe longue) d’une créatrice indonésienne dont la boutique est aussi mignonne que ce qu’elle imagine : Ecco Boutique.

> A voir : le coucher de soleil sur le volcan Agung (Bali) depuis la plage du Teak Resort, assis sur une balançoire ou confortablement installé sur un fauteuil en rotin. Ambiance Robinson Crusoé une fois l’astre couché et le feu de plage allumé. Je voulais que jamais ce moment ne s’arrête.

#passionsunset #sunsetporn

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* Toutes les photos sousmarines ont été prises avec l’aimable prêt GoPro de Jonathan Gouy.

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Swasti Eco Cottage @ UBUD

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Havre de paix, dans un très grand jardin luxuriant où se mêlent oiseaux exotiques, papillons multicolores et le doux parfum de l’Asie, Swasti Eco Cottages est un charmant hôtel de seulement 14 cottages et bungalows avec piscine, restaurant, jardin bio et eco-spa.

Situé a Nyuh Kuning, petit village très calme de sculpteurs sur bois, attenant à Ubud, juste de l’autre cote de la « foret des singes », c’est a dire a moins de 5 minutes du centre ville (sachez que Ubud n’est qu’ă 1h heure de l’aéroport international). Cela vaut à Swasti Eco Cottages la réputation d’un hôtel à l’emplacement privilégié, apprécié de tous. C’est un endroit a part, où vous vous sentirez très vite immergé dans la culture Balinaise, un peu comme en famille.

Adresse / Jl. Nyuh Bojog | Banjar Nyuh Kuning | Ubud | Bali 80571 | Indonésie

Telephone/ +62 361 974079

Tarif / 750.000 Rp

Website / www.baliswasti.com

J’avais opté pour un bungalow, ancienne maison javanaise traditionnelle  construites en teck recyclė (Gladak ) entièrement restaurée, colorée et décorée avec goût. A l’abri des regards que ce soit sur notre mignonne petite terrasse ou dans notre jardin privé.

> A voir : le potager et la bergerie du complexe.

> A faire : un massage au Spa de l’hôtel, sûrement le meilleur de tout mon périple balinais.

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Sur la route des temples

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Bali qui présente la particularité d’être la seule île d’Indonésie à être restée essentiellement hindoue à 93 % est joliment surnommée l’île des Dieux. Qui dit Dieu dit temple. Ils sont omniprésents. Chaque maison et chaque village possèdent un ou plusieurs temples. Ils sont plus nombreux que les habitations. On parle de 10 000 à 20 000 temples de toutes sortes avec des agencements très divers.

Les temples sont toujours orientés de la montagne (est) ou Kaja vers la mer (ouest) ou Kelod. Le côté Kaja symbolise le spirituel, le domaine des dieux. C'est donc là que les autels et les sanctuaires sacrés sont installés. En fait, les temples sont tous orientés vers la montagne sacrée, le centre du monde ou Sumeru. A Bali, c'est le Gunung Agung qui représente la montagne sacrée. Les tours (“Meru”) comportent toujours un nombre impair d’étages et représentent le Mont Meru de la mythologie hindoue. Les toits, appelés "Joglo", imitent cette dernière.

Bien évidemment je n’en ai pas vu autant, mais 6 d’entre eux sont à inscrire sur votre to do-list.

+ Règles à respecter :

  1. porter le traditionnel Selandong autour de la taille,
  2. se couvrir les membres inférieurs (et aussi les épaules si nécessaire) avec un Sarong,
  3. femme réglée ne pas entrer.

> A faire : embaucher un guide. Outre le fait qu’il vous contera nombres de légendes et d’anecdotes, vous contribuerez à faire vivre l’économie locale, lui et sa famille.

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Les Puras 

Le terme sanscrit est Pura qui signifie « endroit entouré de mur ». En effet comme pour les maisons traditionnelles, le temple est entouré d’un mur pour le protéger des mauvais esprits.

C’est donc parti pour le déroulé des Puras Balinais.

#1 Pura Goa Lawah

Goa Lawah abrite un beau temple, haut lieu de l’hindouisme balinais. Ancien de plus de 1000 ans, il est toujours le siège d’un grand nombre de cérémonies traditionnelles. Il est juxtaposé avec une grotte dans laquelle pullulent des milliers de chauves-souris, s’amoncelant sur ses parois – d’ou le nom «Goa Lawah », qui signifie grotte des chauve-souris. Creusé dans la falaise, ce temple mène à une autre grotte à quelques km de Kusamba directement reliée par une rivière au plus grand temple de Bali, le Besakih.


> A faire :
arrêter de respirer pour éviter que l’odeur nauséabonde des excréments des chauves-souris viennent vous polluer vos nasaux, qui se répand avec le bruit jusqu’à l’entrée du temple.

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#2 Pura Tirta Gangga

Littéralement « eau du Gange », Tirta Gangga est une bourgade charmante et onirique, nichée au creux de rizières qui comptent parmi les plus belles de Bali. De plus, les sources de Tirtagangga sont réputées sacrées et le raja de Tamlapura y fit édifier un Water Palace remarquable en 1948.

Tirta Gangga, le palais de l'eau est un labyrinthe de bassins et de fontaines entourés d'un jardin luxuriant, de sculptures en pierre et de statues. Le complexe d'un hectare a été construit en 1946 par le défunt roi de Karangsem mais a été presque entièrement détruite par l'éruption du Mont Agung proximité en 1963.

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#3 Pura Besakih (Mother temple)

Au pied du Mont Agung, Pura Besakih règne en maître sur Bali. Temple le plus grand, le plus vénéré, le plus majestueux (et malheureusement aussi le plus visité) de Bali, Pura Besakih a été restauré après la grande éruption du Mont Agung en 1962, resplendissant de nouveau de ses couleurs flamboyantes. Il est dédié aux trois plus grandes divinités hindoues : Brahma, Vishnu et Shiva.

> A faire : une prière.

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#4 Pura Goah Gajah

* Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Ce magnifique site s’appelle « Grotte de l’éléphant » -bien que l’on n’y ait pas vu d’éléphant- construit au IXe siècle, a peut-être d’abord été consacré au culte bouddhiste, avant d’être transformé en sanctuaire hindouiste en l’honneur de Ganesh, dieu de la sagesse.

La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d’un monstre sert d’entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D’un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l’autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d’où sort l’eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle.

Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365.
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#5 Gunung Kawi

Gunung Kawi est un temple construit au XIe siècle dans le nord-est de Tampaksiring, situé au bord de la rivière Pakrisan.

Le complexe auquel on accède après avoir traversé de superbes rizières en terrasses comprend 10 sanctuaires (5+4+1) en forme de candi, creusés dans le rocher de la falaise sur une hauteur de 7 m. Ces monuments sont supposés être dédiés au roi Anak Wungsu (de la dynastie Udayana) et à ses épouses.

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#6 Tanah Lot

Tanah Lot signifie « Pays de la mer » en balinais. Situé dans le Kabupaten de Tabanan à environ 20 km de Denpasar, il se dresse sur un îlot battu par les vagues de l’océan. C’est un des sept temples de la mer de Bali. Ces sept temples sont construits le long de la côte de telle sorte qu’on puisse toujours apercevoir le prochain depuis le précédent. Ils sont tous de style hindouiste.

Le Tanah Lot serait l’œuvre de Nirartha, un prêtre du XVe siècle. La légende raconte qu'au cours d’un voyage il aurait découvert ce magnifique îlot rocheux et s’y serait installé. Des pêcheurs le voyant lui auraient apporté des présents. Après y avoir passé la nuit, Nirartha aurai jugé cet endroit propice à l’adoration du dieu de la mer et aurait alors demandé aux pêcheurs d’y construire un sanctuaire. Au pied de l’îlot rocheux des serpents marins sont sensés préserver le temple des mauvais esprits et des envahisseurs. Selon la légende, un serpent géant créé avec de l’écharpe de Nirartha protègerait le temple.

Tantôt accessible à pied à marée basse, tantôt obligé d’emprunter la passerelle flambant neuve à marée haute, Tanah Lot n’est jamais le même. Peu importe le moment, ce temple reste le plus photogénique de l’île. Le meilleur pour la fin.

> A voir : le soleil se coucher derrière l’ouvrage et plonger dans les eaux de l’océan indien, bouche bée.

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#NAMASTE

* En guest stars, mes amis Laure & Antoine ❤ #coeuraveclesmains

 

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IN BALI│INDONESIA i am…

ITWIA_MAPS 7Bali_fiche_infoAprès mon escale à Singapour j’ai enfin atteint l’Indonésie, but ultime de ce périple en Asie du Sud-Est avec comme première étape Bali la verdoyante. J’étais déjà venue 7 ans auparavant mais je n’avais rien vu ou presque, rien comparé à ce voyage là. 7 années durant lesquelles il s’est passé beaucoup de choses sur l’île. Je me souvenais d’un endroit plus authentique, aux plages paradisiaques, à l’océan envahi par les surfeurs australiens en quête de la vague parfaite, aux temples habités par des singes, aux volcans défiant le ciel et dont le plus beau levé de soleil ancré dans ma mémoire fût observé sur le Mont Batur.

J’ai reconnu ici et là ces bribes de souvenirs mais c’est une Bali nouvelle, dont le tourisme de masse ne cesse de l’emplir et qui ôte peu à peu le charme des 80s, que j’ai retrouvé (ou pas). Quelque peu déçue par cette première étape en Indonésie dont les autres points de chute n’ont cessé de grimper crescendo dans mon coeur, Bali demeure Bali, une destination dont le nom fait rêver depuis des décennies.

Mangeons, prions, aimons…

L’itinéraire a été le suivant : AMED > UBUD > CANGGU

+ Emporter avec soi le guide Tao de Bali pour un tourisme équitable et engagé.

+ Réquisitionner un taxi comme Made* notre chauffeur qui vous fera parcourir des kilomètres à travers les rizières.

FB / Yusa Gde Made Cahyadi

✈ depuis Singapour : Air Asia, Tiger Air, KLM… 50 < 100€ A/R

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#1 Amed

Je ne savais rien de ce lieu-dit, de cette succession de villages de bord de mer, d’Amed. Ce doux nom ne résonnait pas indo dans ma tête et j’ai failli passer à côté. Encore préservé du tourisme de masse à l’instar de la côte sud, Amed se développe c’est certain, mais offre toujours un séjour reposant et agréable, notamment avec ses magnifiques plages de sable noir, où sont amarrés les prahus, élégantes pirogues à balancier qui font la fierté des locaux. Elles ne sont pas seules les pirogues. Celui qu’on apercoit de presque partout, le Gunung Agung, autre fierté locale, protège jusqu’alors ces pêcheurs du nord. 24h de point de chute ici avec une météo en notre défaveur restent cependant un endroit à recommander.

> Dormir au Blue Moon Villas, si si c’est Lily Rose qui le dit.

> Plonger… ou snorkeller. Il y a tant à voir sous l’eau, depuis le rivage jusqu’en sortie bateau. Bateau? Une épave japonsais repose à 20m. Ah si seulement la peur n’avait pas eu raison de moi.

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#2 Ubud

La légende raconte l'histoire d'un prêtre javanais du VIIIe siècle, Rsi Markendya, qui méditait à la confluence dedeux rivières (un bon site pour les hindous), dans la localité de Campuhan. Il fonda le temple de Gunung Lebah au fond de la vallée, un site devenu un lieu de pèlerinage.

Ubud est le domaine des forêts, des rivières et des températures plus fraîches mais aussi l’épicentre d’un tourisme focalisé sur la culture, le yoga et la nature. J’eu donc ouïe dire qu’il faisait bon vivre au coeur des rizières, dans cette ville qui a d’abord été une source importante de plantes médicinales dont le nom vient du mot indonésien ubad, qui veut dire médecine. La boucle se boucle.

Aussi surprenant que cela puisse paraître quelle déception pour moi que cette cité jardin. Attention, les alentours d’Ubud, les rizières, les différents temples (Goa Gajah et Gunung Kawi) valent clairement le détour. L’invasion d’occidentaux en quête de recherche de soi, prônant le concept communautaire, ne faisant au final preuve d’aucune ouverture de shakras d’esprit, m’a tant déplu. Ils sont venus pour eux, important des produits  pour eux et pratiquants des activités pour eux. Financièrement inaccessible aux locaux. A contrario, nombre d’établissements n’étaient pas là pour me déplaire malheureusement la Mecque du bien-être n’a pas été à la hauteur de mes attentes.

> Dormir au Swasti Eco Cottage, un havre de paix, dans un très grand jardin luxuriant où se mêlent oiseaux exotiques, papillons multicolores et potager bien garni. 14 cottages et bungalows avec piscine, restaurant, jardin bio et eco-spa. Situé a Nyuh Kuning, petit village très calme de sculpteurs sur bois, attenant à Ubud, juste de l’autre cote de la « forêt des singes ».

> Pratiquer le yoga chez Yoga Barn. L’endroit est sublime, l’architecture vous emporte dans les airs, le bémol que je note est le tarif : 80000 RP le cours soit environ 10€ finalement aussi cher qu’à Paris.

> Déjeuner au Sari Organic ou chez The Elephant dont chacune des terrasses vous permettra d’apprécier à la fois votre repas et la vue sur les rizières environnantes.

> Se faire masser chez Çantika Spa dans l’un de leurs 3 spots nichés au milieu des rizières, à l’air libre, les sens en pleine nature. Nue au milieu des rizières.

> A faire : une visite à travers la « Monkeys forest », réserve naturelle sacrée, située à l’extrémité sud de Jalan Monkey Forest. Elle abrite le temple de Dalem Agung Padantegal et plus de 200 macaques à longue queue (Macaca fascicularis).

> A voir : la maison de Tjokorda Agung Gede Sukawati (1910-1978), dernier « roi » d’Ubud, est maintenant occupée par ses descendants et des spectacles de danse ont lieu dans sa cour. C’est aussi l’un des premiers hôtels d’Ubud, datant de 1930.

> Diner au Soma Café des plats à base de raw food d’une cuisine conceptuelle et aussi au Fair Warung Bale, café tenu par un suisse entouré de balinais. Les 2 aux antipodes l’un de l’autre restent des immanquables et le dernier d’autant plus pour l’excellence de ses avocats du jardin et l’action caritative générée par les couverts. L’intégralité des bénéfices est utilisée pour diverses actions locales : création d’une clinique ou d’une école… Admirable.

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#3 Canggu  

Que dire de la côte ouest, si ce n’est que d’éviter Kuta et Seminyak. Les lieux sont bondés, les hôtels chers, le bruit incessant, les embouteillages affolants.

Un peu plus au Nord, à environ 10 kilomètres de l’agitation de Kuta, il y a Canggu. Un village côtier à l’atmosphère beaucoup plus relaxante qui ne manque pas d’activités variées en bord de plage. Les rues principales sont Canggu Jalan Batu Bolong, Jalan Padang Linjong, Jalan Jalan Batu Méjan et Tanah Barak. Batu Bolong le long de Jalan vous trouvez le temple des morts, Pura Merajapati, et le cimetière Pipitan. Le long de la plage il y a deux principaux temples, Pura Batu Bolong et Pura Batu Méjan, tous les deux vieux d’une centaine d’années. Le paysage de Canggu offre une vue à 360° sur les rizières et les cocotiers malheureusement le développement immobilier obstrue ici et là le panorama avec ses villas privées.

> Louer une villa à l’architecture locale tout de même (honte sur moi) via Heaven Rentals car le paradis est au bout des doigts et ce sont 2 françaises qui sont derrière tout cela. Luxe, plaisir et volupté.

> Diner au Old Man’s, le beach surf bar par excellence. Entouré d’australiens les cheveux blondis par le soleil.

> Se faire masser à l’institut Kebun. J’y ai testé le massage « anti-cellulite »… j’ai souffert du palper-rouler, j’en suis sortie endolorie, certes, mais trans-for-mée! En 1 séance j’ai pu dire « adieu » à une sacré couche de peau d’orange. 320 000 Rp (25€) à réitirer.

#INRRATABLE

> Goûter au Babi Guling. Un cochon braisé à la broche, spécialité culinaire balinaise très prisée par les autochtones à l’occasion de toute festivité digne de ce nom.

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# EPILOGUE

Bali m’a déçue, oui. Non pas qu’elle ne vale pas le coup, mais ses consoeurs ont fait chavirer mon coeur. Alors la suite? Les Gilis, Lombok et le Rinjani sont à l’affiche des prochains posts. En attendant, je vous emmène sur la route des temples Balinais.

Suivez-moi…

#TERIMAKASIH

* Caméra Fujifilm X20 + iPhone 5

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