Carte postale du … Mexique

MEXIQUE

Quatrième édition. Aujourd’hui, d’un endroit où je n’ai pas mis les pieds, mes amis, pour me faire rêver, m’envoient une carte postale.

Voyageuse seule et intrépide, la jolie Monia a beaucoup d’histoires au fond de sa mémoire. Cette carte postale, elle me l’envoie du Mexique, où accompagnée de son mari, elle s’en est allé passer leur lune de miel « routarde ». Une destination de plus à ajouter à ma Bucket liste.

Mi dios es hermoso país.

¡Hola ITWIA !

Nous venons à peine de rentrer et c’est de notre salon parisien que nous t’écrivons,  tant que nos souvenirs sont encore frais.

Partir pour 17 jours dans un pays aussi grand que le Mexique dans un continent aussi grand que l’Amérique latine, c’est un peu comme prendre un apéritif à Noel. Autant dire que c’est juste un petit aperçu pour nous donner envie de partir plus longtemps.  C’est dans l’avion, direction Cancùn, que nous avons commencé à définir plus précisément notre itinéraire avec nos sensibilités et nos envies : un peu d’histoire, un peu de ville et beaucoup de nature.

En bons routards, notre crédo c’est l’impro ! Notre itinéraire peut être modifié au gré du vent, des rencontres, de nos envies, alors nous ne réservons jamais rien.  C’est en sortant de l’aéroport, happés par l’humidité et la chaleur que nous rencontrons une française qui cherche, elle aussi, le bus qui va au centre ville. Son voyage à elle, durera un an. Nous sympathisons, discutons  durant le trajet et arrivés au centre ville, nous partons ensemble vers une auberge de jeunesse.

Nous arrivons à L’Orquideas Hostal qui annonce l’ambiance avec ses fresques de street-art aux murs et ses hamacs. Des gens du monde entiers discutent, en anglais, en espagnol, mangent et boivent autour d’une grande tablée où nous nous installons aussi.   Nous venons d’arriver et déjà nous n’avons plus envie de repartir, ce sentiment de liberté que procure l’ailleurs s’installe doucement et la France nous parait bien lointaine.

Au réveil le lendemain, nous ne trainons pas, nous allons à la gare routière. Direction Chiquila. Après 3h de route, nous prenons le ferry pour 100 pesos, 15 minutes de trajet suffiront, nous arrivons sur l’île ou commencera vraiment notre voyage : Holbox (se prononce Holboch).

Le temps semble s’être arrêté sur cette île que nous découvrons avec nos sacs sur le dos. Du sable, partout,  du sable, blanc, farineux, avec des flaques d’eau ici et la. Nous croisons des caddies de golf qui officient comme taxis sur l’ile où les voitures sont interdites. Une atmosphère particulière se dégage de l’endroit. Nous trouvons un lieu où dormir, rien n’était indiqué sur la devanture du petit bâtiment mais les portes étaient ouvertes et les gens semblaient sympathiques, on leur a demandé «  buscamos una habitacion para dos personas »  et hop c’est parti, on discute, on baragouine tant bien que mal, Antonio et Nelly , frère et sœur, sont ravis de nous accueillir. Nous négocions le prix, et nous voila seuls pensionnaire d’un hôtel vide.

Nous déposons nos affaires et partons immédiatement à la rencontre d’Holbox. Nous arrivons sur la plage où de nombreux pélicans et autres volatiles ont établis domicile. Il n’y a pas grand monde ici, les oiseaux semblent plus nombreux que les humains. Nous marchons sur l’ile, au bord de l’eau, puis dans les rues, parfois inondés des pluies diluviennes qui ont lieu ces derniers temps. Les maisons sont en bois et peintes de couleurs vives. Nous croisons aussi des visages sur certains murs,  le street-art est étonnement bien présent sur l’ile. Un tour en vélo le long de la mer, pour faire mieux connaissance avec les environs et leurs habitants, des moustiques et puces de sable très coriaces.

Le lendemain, journée en bateau. Des dauphins dansent dans l’eau. Un peu plus loIn , nous péchons des poissons que le capitaine de notre lancha cuisinera ensuite ensuite en céviché. Oignons, tomates, citron vert, poisson cru en dés, un soupçon de coriandre et le tour est joué. Un délice. Snorkelling à Cato Caboche, lieu de jonction des deux courants marins. Manque de chance, il pleut des cordes quand nous arrivons. Nous accostons alors sur un rivage désert, le ciel gris est menaçant. Nous sommes seuls sur cette plage qui a des airs de bout du monde. Mais le soleil refait son apparition et apparaissent alors, sur notre chemin, des flamands roses qui marchent sur l’eau turquoise. Scène incroyable et irréelle qui marquera notre voyage.

Nous quittons Holbox aux aurores,  pour aller à Mérida, capitale du Yucatán. Grande ville,  parfois étouffante, qui cache, de belles bâtisses coloniales. Nous prenons un tandem pour descendre l’avenue Montejo, les Champs Elysées mexicains. Pas de grands magasins ici,  mais de somptueuses demeures du début du XXème siècle construites par de riches marchands de sisal.  Le soleil brule et l’humidité nous épuise.

La chambre de notre auberge, donne sur le zócalo, la place centrale d’où nous pouvons admirer la cathédrale et les musiciens qui viennent, dès la nuit tombée, jouer sur les terrasses des restaurants.

Le lendemain, nous allons à Uxmal (se prononce Ouchmal) un des deux sites mayas les plus importants du Yucatàn avec Chichén Itza mais moins populaire à en croire le peu de touristes que nous croisons quand nous arrivons la bas.  Nous sommes accueillis par la Piramide del Adivino qui nous surprend à notre entrée dans la zone archéologique. Massive et imposante, elle donne le ton avec ses 35 mètres de haut. La légende raconte, qu’elle aurait été érigée en une nuit par un nain aux pouvoirs magiques. Drôle non ?

Marche et découverte sous un ciel bleu, la chaleur est assommante et nous croisons de nombreux iguanes qui se prélassent au soleil.  Seuls au pied de la Gran Piramide de 32 mètres, l’invitation est trop tentante, nous décidons de monter. L’ascension est raide mais l’arrivée au sommet nous permet d’avoir une vue sur l’ensemble du site maya qui émerge de la foret. Royale. 

Après une belle après-midi, nous partons sous une pluie torrentielle. Mauvaise surprise, le bus n’arrive pas, et à en croire les locaux qui attendent à nos côtés, il faudra attendre 1h30 avant que le prochain ne passe. Soyons fous, n’attendons pas !  Nous levons notre pouce en faisant signe aux voitures passants sur le chemin et au bout de quinze minutes, un pick-up s’arrête. Deux mexicains nous prennent dans leur véhicule, ils ne vont pas à Mérida mais dans une ville voisine que nous ne connaissons pas. 70 km plus tard, nous les remercions pour leur gentillesse. Le nom de la ville dans laquelle ils nous ont arrêtés ? : « UMAN ». True story.

Nous prenons un bus pour arriver à Mérida, reprenons nos affaires laissés dans un locker de la guesthouse et repartons aussitôt direction la gare routière ADO où nous avons un car pour San Cristobal de Las Casas dans le Chiapas.  15h de trajet nous attendent. Départ 19h45 arrivée 11h du matin.

Mais à 8h du matin, nous nous arrêtons pour..ne pas repartir. La route est bloquée nous dit le chauffeur, il ne peut aller plus loin. Nous avons le choix de, repartir à Palenque , à 3h d’ici ou de se débrouiller à partir de l’endroit ou nous sommes. C’est-à-dire au milieu de nulle part. Nous décidons de poursuivre notre chemin en compagnie de quatre autres routardes. Nous trouvons un pick up qui accepte de nous avancer à la prochaine gare routière pour une somme modique. Finalement, nous arrivons à San Cristobal vers midi après avoir pris une camionnette, fait de la marche et repris un collectivo. Nous apprenons par la suite, que ce sont les Les Zapatistas qui avaient volontairement bloqués la route. Classique dans le coin visiblement.

Nous prenons un café assis sur deux tabourets chez un marchand ambulant, nous sommes arrivés mais déjà fatigués !

San Cristobal est la plus vieille cité espagnole de l’état du Chiapas et une des plus jolies villes du Mexique. Ici,  Les couleurs des murs défilent mais ne se ressemblent pas. La chaleur et l’humidité semblent être de lointains souvenirs, à 2140 mètres d’altitude,  ici l’air est sec et frais.  La ville est agréable et bon marché pour ne rien gâcher.

Beaucoup d’indigènes Mayas viennent dans la ville pour vendre leurs artisanats : ponchos et écharpes en laine tricotées et autres vêtements brodés.  Les femmes sont belles, la peau tannée par le soleil, elles ont aussi le visage marqué par la fatigue car elles sont là, du matin au soir, au marché mais pas seulement, dans les rues, un peu partout.  Les enfants eux, vendent  des bracelets, des bonbons au miel et parcourent la ville, des écharpes pleins le dos,  aussi, comme les grands.

La ville nous transporte par ses plaisirs simples : marcher, se perdre dans les ruelles colorées, acheter des fruits exotiques pour trois fois rien et se régaler sur les grandes marches qui mènent au temple de Guadalupe. Le samedi, un festival de street-art à pris place sur le zócalo, le contraste entre les femmes mayas et les artistes qui bombent les toiles est saisissant. San Cristobal est une ville incroyablement cosmopolite et débordante d’authenticité à la fois. Et c’est pour cela, qu’elle a été un véritable coup de cœur.

Pour clore cette belle semaine dans le Chiapas, nous décidons d’aller passer notre dimanche à San Juan Chamulas.  Le marché est coloré est regorge de fruits et légumes en tous genres. Il y a une animation avec un orchestre, l’ambiance est à la fête.  Les locaux boivent des bières, du Coca-Cola et de la téquila attablés sur la place de l’église.

Cette église, est un des endroits qui a le plus marqué notre voyage. Oubliez toutes les représentations que vous pouvez avoir des lieux de cultes. Oubliez la monotonie ambiante qui peut se dégager de certaines églises ou cathédrales. Le spectacle qui s’offre à nous quand nous pénétrons dans cette église est atypique,  inédit.  Ici , les bancs et tables sont poussés sur le côté pour laisser à chacun la liberté de se recueillir comme il le souhaite. Certains sont assis, d’autres à genoux, en tailleurs ou prosternés. Des aiguilles de pin jonchent le sol. Et partout, il y a des bougies. Petites, grandes, longues, sur des tables, au sol, partout, des bougies scintillent. Certains mangent, d’autres boivent et offrent même du Coca-Cola en offrande aux saints. Une vieille femme prie, des œufs à côté d’elle. Elle sort des herbes odorantes et se met à les frotter vigoureusement contre son front et ses bras. Nous assistons, silencieux à cette scène étrange.  Les photos sont proscrites à l’intérieur. C’est avec ses yeux et son esprit qu’il faut capter les images, les scènes, les moments qui ont lieu ici. Un dimanche mémorable.

Nous prenons un bus pour Chétumal, 15h de trajet nous attendent mais nous avons suffisamment de motivation à l’idée d’aller à la rencontre de Bacalar et sa lagune aux sept couleurs.  Depuis Chetumal nous prenons un collectivo et c’est tôt le matin que nous arrivons sur le parque centrale de la ville.

Nous trouvons, par hasard, le meilleur des endroits où dormir. La chance nous sourit, nous avons eu la dernière chambre. L’herbe est fraichement coupée, les palmiers nous disent bonjour et là, à quelques mètres, la lagune.

Le ciel est gris et laisse présager des orages à venir. Mais la lagune, elle, est imperturbable.

Nous apercevons déjà deux belles couleurs. Un bleu marine, dominant,  et un filet d’eau turquoise qui se dégage au centre du bassin, comme s’il était éclairé, à cet endroit précisément, par un spot de lumière naturel. Pas de bateau, juste une voile au loin. Et pas de bruit, pas même celui des vagues. Tout est parfaitement calme et apaisé. Assis sur des chaises en bois au bord de l’eau, nous contemplons la beauté de ce lieu qui dégage une puissance sereine.

La ville n’a pas grand intérêt, soyons honnêtes, seuls les amoureux de la nature viendront ici pour profiter de cette magnifique lagune.

Au deuxième jour, nous décidons de faire un tour en bateau avec Amir, un mexicain rencontré la veille.  Il propose de nous emmener avec deux autres personnes pour nous faire découvrir les secrets de la Lagune. Amir la connait depuis toujours, son grand père était d’ailleurs le premier homme de Bacalar à proposer une activité touristique ici, il y a 45 ans de cela.

Nous partons ainsi, alors que la pluie se met à tomber du ciel, sur le bateau d’Amir en compagnie d’un serbe et d’un italien. La météo est aussi imprévisible que la couleur de l’eau, l’humidité et la chaleur sont toujours présentes mais la pluie et le soleil, eux, se succèdent sans jamais qu’on ne s’y attende. Amir nous emmène dans la mangrove, puis dans des coins où l’eau est aussi turquoise que la pierre. Nous nous arrêtons, pour se baigner, l’eau est douce et ne pique pas les yeux, un régal d’y plonger. Il y a à peine 2 mètres de profondeur, et moins par endroit. Marcher sur le sable dans cette lagune magique est un cadeau du ciel. Nous allons ensuite voir des cénotes ouvertes (du mot maya dzonot, qui signifie « trou d’eau », et se prononce cé-no-té en espagnol)  il faut mettre la tête sous l’eau avec un masque pour voir qu’un trou béant existe en dessous. Impressionnant et effrayant à la fois.

Une belle journée s’achève, nous partons le lendemain pour Tulum en voiture cette fois grâce à Marco et Andréa, rencontrés sur le bateau.

C’est à Tulum Pueblo que nous déposons nos sacs à dos. Tulum est divisé entre le village où nous dormons et le côté plage où des hôtels du style éco-chics (et accessoirement hors de prix) s’enchainent. Après avoir repéré les lieux à notre arrivée, nous divisons la journée qui suit en deux parties.  Le matin avec la visite de la cénote « Dos Ojos » où nous nous baignons dans l’eau transparente mais froide, très froide…entre stalactites et stalagmites. Et l’après-midi avec la visite des ruines mayas qui surplombent la mer. Le site est joli, bien conservé, agréable à visiter mais très touristique. Un peu trop à notre goût.  

Nous consacrons les deux jours suivants à Akumal, qui nous séduit très vite avec son décor de carte postale : eau turquoise-sable blanc-cocotiers. Ok c’est cliché mais tellement appréciable pour une fin de voyage. Grâce à nos masques et tubas, la mer des Caraïbes s’offre à nous tel un aquarium. Poissons multicolores et raies manta défilent devant nos yeux de citadins égarés.  Le must ? Les tortues, qui viennent brouter ici une algue qui pousse au fond de l’eau. Spectacle magique qui conclura notre beau voyage au Mexique.

On le savait déjà en arrivant mais on en est encore plus surs en repartant, 17 jours c’était trop court, et on a qu’une hâte, c’est de pouvoir repartir, cette fois, pour un bien plus long périple!

Alors,  Hasta luego ITWIA 😉

Monia

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# Transports

Se déplacer avec les bus ADO, différents prix en fonction du confort qui peut être excellent (écrans avec films, WC séparés, boisson incluse, wifi etc). Il y a des promotions régulièrement sur le site : www.ado.com.mx

 

# MERIDA

> Dormir à l’Hostal Zocalo – Calle 63 #508 x Calle 60 y Calle 62, Centro – Tél :+52 999 930

> A faire : louer un tandem chez Bicimérida – Calle 56-A, N° 495×45 y 47 Col.Centro – Tél : (999) 287-35-38

# SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS

> Manger chez TierrAdentro – Calle Real de Guadalupe #24, Zona Centro – Tél :+52 967 674

# BACALAR

> Dormir à Casita Carolina – Costera No.15 X Calle 16 y 18 Apartado 35, Centro – Tél :+52 983 834

> A faire : un tour inoubliable en bateau sur la lagune avec Amir (Tél + 52 983 164)

> Manger à La playita – Av. Costera 765 esq. Calle 26 ( A dos cuadras del Fuerte de San Felipe /Two blocks north from San Felipe Fort) – Tél : +52 (983) 834-3068

# TULUM

> Dîner italien chez El Bàcaro. Pas local certes mais excellente adresse – Centauro Sur | Entre Calle Andromeda y Sol – Tél : +(52)9841359517

* Ne pas oublier dans son sac à dos :

  • 1 anti-moustique (très) efficace
  • un masque et un tuba pour ne dépendre de personne et pouvoir sortir des sentiers battus
  • une polaire pour le Chiapas et les bus souvent trop climatisés
  • un kway pour les pluies diluviennes qui ne préviennent pas
  • 1 petit dictionnaire franco-espagnol, ça aide 😉

Besos.

Retrouvez Monia et ses pérégrinations sur son compte IG @mimiiisan.

ASHAYER

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© Deborah Marino

ASHAYER – nomades en persan –

(Amu Darya Editions)
192 pages | 114 photographies
2000 exemplaires | 59€

Ashayer est une épopée photographique sur les nomades qui peuplent les paysages de l’ancienne Perse et d’Asie Centrale. Inspiré par un premier voyage sur le continent Asiatique, d’où naît un livre 56 000 kilomètres – un continent et des hommes, Kares Le Roy est reparti vers l’Orient. Au cours d’un périple en van qui a duré 16 mois, il s’est immergé dans le monde tribal. Le photographe a partagé le quotidien et les transhumances de différents groupes ethniques qui survivent dans ces régions. Avec Ashayer – nomades en persan – il nous livre les fruits d’une expédition qui, de la France à l’Afghanistan en passant par l’Iran, se veut un vibrant témoignage sur une culture qui tend à disparaître aux confins du monde.

Kares Le Roy a passé ces six dernières années à voyager et à photographier en Perse et en Asie Centrale. Ces régions peu connues du monde, où il passe désormais plus de temps que dans son pays natal, sont devenues son territoire de prédilection. A 34 ans, il a déjà à son actif des projets conséquents : 2 livres, 1 film court et un documentaire. Et, bien que des collaborations avec Médecins sans frontières, l’Equipe Magazine ou le National Geographic lui aient apporté une certaine reconnaissance, c’est surtout le portrait d’une grand-mère, icône rayonnante de la couverture de son premier ouvrage, qui a marqué les esprits.
Son nouveau projet aura nécessité 16 mois de voyage en van, un engagement viscéral et une volonté inébranlable pour que ce témoignage intemporel quitte enfin les circuits de ses cartes mémoire. De cette obstination est né un livre : Ashayer – nomades en persan – dans lequel Kares raconte son immersion dans le monde tribal. Entre l’Iran et l’Afghanistan, le photographe, nomade à sa manière, s’est en effet mêlé aux différents groupes ethniques survivants dans ces régions ; il s’est imprégné totalement de leur mode de vie. Son livre se veut un tableau mémoriel d’une culture qui tend à se dissoudre dans le monde globalisé du XXIème siècle.
Disponible :

  • à la galerie GreenWood – 68 rue du Vertbois – Paris 03
  • à la librairie Le 29 – 29 rue des récollets – Paris 10
  • à la librairie Artazar – 83 Quai de Valmy – Paris 10
  • à la FNAC

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IN PARIS i am, i live, i won’t die

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Un peu de moi, un peu de chacun dans les victimes du 13/11/2015 alors j’ai mal, je pleure, j’ai peur. Athée, je ne prie pas. Pas de #prayforparis mais mon coeur et mon âme pansent la douleur dans l’unité avec ces quelques vers issus de notre chère et non tendre hymne « la Marseillaise ».

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

#noussommesunis #paris 

IN CINQUE TERRE i am…

itwia_italie_cinqueterre13* Patrimoine mondial de l’UNESCO

C’est avec 2 mois de retard que je publie enfin ce post consacré à la côte ligurienne, Cinque Terre.

Point d’orgue de mon road trip dont le point de départ fût Belgrade (voir article prochainement), j’attendais beaucoup de cette destination. Elle ne m’a pas déçue. Pourtant en pleine semaine du 15 août, les centaines de badauds qui m’entouraient dans les ruelles, ne m’ont ni obstrué la vue ni même nui au charme des 5 soeurs.

Les Cinque Terre occupent un paysage accidenté et escarpé, sur lequel ont été construites au fil des siècles des terrasses permettant l’agriculture. Il s’agit de cinq villages médiévaux (Monterosso al Mare, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore) qui dégringolent vers la mer, dos aux pentes escarpées, ou blottis au ras de collines. Malgré la construction d’une route et d’une voie ferroviaire au XXe siècle, leur accès reste difficile.

Nous avions quittés vers minuit l’autoroute E80, cette voie rapide sur laquelle nous roulions depuis 8h en provenance de Trieste, Venise et Bologne ; notre GPS indiquait une arrivée à Vernazza 1 heure plus tard. En pleine nuit dans une atmosphère orageuse, les éclairs illuminant par séquence les chemins tortueux que nous empruntions inconscients, nous avons descendus la montagne, fait quelques fois demi-tour, empruntés des sentiers en se demandant s’il y avait bien une fin à cela… A 3h00 du matin nous nous parquions enfin. La route s’arrêtait là pour nous et l’averse orageuse débuta. Enfin nous pûmes dormir à l’arrière de notre van, la pluie en fond sonore.

Dès le réveil, sachant que nous n’avions que 24 heures sur place, nous n’avons pas chômer. Nous avons sauté dans un train, déjeuné à Riomaggiore, gravis les ruelles pavées, embarqué à bord d’un ferry pour aller boire un verre en terrasse à Portovenere, pris un bus puis le train du retour à la Spezia, pour nous arrêter à Manarola y observer le coucher de soleil le plus cliché mais sans aucun doute le plus beau avant de rentrer dîner à Vernazza dans une taverne près du port, passé une nuit dans une maison-tour, dormi comme des bébés avant d’ouvrir les volets sur ces façades colorés dont je rêvais tant, pris un bain de mer au lieu d’un petit déjeuner dans une crique, emprunté le sentier côtier pour quelques centaines de mètres et finir en beauté par un déjeuner surplombant la mer Méditérranée. 

La suite en images…

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> Dormir chez l’habitant. L’hébergement est sans doute ce qu’il y a de plus cher. L’option la plus économique est certes de loger à La Spezia mais son charme est loin d’égaler ceux des villages. Après avoir épuisé AirBnb je me suis rabattue sur booking, en resserrant l’étaux mon choix s’est porté sur Vernazza. Ici j’y ai trouvé ce minuscule appartement qui répondait à mon critère ultime : ouvrir mes volets sur les façades colorées. Mon hôte Gemi, petite bout de mama italienne plein d’enthousiasme, possède une maison-tour au doux nom de Solemaggia dans laquelle nous avons logé pour une petite centaine d’euros. C’est elle qui nous a conseillé les bons plans ci-dessous.

> Dîner au Belfort dont la réservation est o-bli-ga-toi-re ou se rabattre sur la Taverna Del Capitano.

> A faire : emprunter le sentier Via Dell’Amore pour rallier les villages à pied. Comptez 5 heures de marches pour l’itinéraire total.

Nota : le tronçon entre Riomaggiore et Corniglia est fermé depuis quelques temps suite à des éboulements.

+ billet de train 12€ la journée pour des trajets illimités

Riomaggiore – Manarola: 2 minutes
Manarola – Corniglia: 3 minutes
Corniglia – Vernazza: 4 minutes
Vernazza – Monterosso: 3 minutes

 

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#Lien utile

www.lecinqueterre.org/fra

www.geo.fr/voyages/guides-de-voyage/europe/italie/cinque-terre

#CIAO BELLA

CURVES OF IRAN by Stanislas Giroux

Curves of Iran from Stanislas Giroux on Vimeo.

Il y a 1 an je postais ici mes premières impressions sur ce qui est encore à ce jour le plus beau voyage de ma vie. Aujourd’hui je découvre le regard de Stanislas Giroux sur ce pays qu’il dépeint avec brio. L’Iran que j’ai vécue et que je ne cesse d’encenser relatées en 4 minutes durant lesquelles on peut découvrir les coupoles, les souks, les vestiges de Persepolis, les faïences, les sourires, les mosquées d’Esfahan, les paysages, les richesses, les toits de Yazd, les soirées privées de Teheran, les gens beaux, les épices, tout ce que j’ai adoré là-bas.

Mon conseil, admirez le travail et prenez votre billet dans la foulée!

Réalisé et édité par Stanislas Giroux
Musique: Tim Gill — Habibti (soundcloud.com/timgillviola)
Narration: Hester Wilcox
Sound design: Paul Sabin
Produit par Maison Carnot

IN BELGRADE i am…

Београд

De la Serbie je ne connaissais rien. Jamais je n’avais envisagé m’y rendre ayant comme vague souvenir, certains qui remontaient à la fin des années 90, ceux de la guerre d’ex Yougoslavie. De mauvaises images en tête donc. Alors quand j’ai réservé un vol pour Belgrade afin d’aller récupérer l’homme de ma vie de retour de son nomadisme, il a fallu que je me renseigne sur cette destination méconnue.

J’ai trouvé cela : « construite au nord de la Serbie centrale, au confluent d’une rivière, la Save, et d’un fleuve, le Danube« .  Cette situation géographique lui a mérité le nom de « Porte des Balkans » et de « Porte de l’Europe centrale ».

Comme d’habitude, j’avais envie d’insolite et le focus sur ces eaux serbes me fît fantasmer sur les baignades et les splavovi.

+ Emporter dans son sac la version pocket du Lonely Planet Belgrad.

✈ WIZZ Air au départ de Paris Beauvais : dès 110€ A/R

 « Le fleuve, large et profond, a des vagues comme la mer » Lamartine, 1833

> Dormir sur une floating House. Le Boatel Charlie répondait à tous mes critères : écolo et réveil avec vue sur le Danube.

+ Louer un vélo pour se balader dans la cité, l’appareil photo en bandoulière, pour explorer la ville et ses faubourgs. C’est parti pour 24h d’expédition urbaine entre passé et futur.

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#1 Stari Grad  Стари град

La vieille ville de Beograd par opposition avec Neograd la ville nouvelle regroupe à elle seule tout le patrimoine de la cité. La forteresse de Belgrade, dans le parc de Kalemegdan, domine la Grande île de la guerre et le confluent de la Save et du Danube. C’est de là-haut que le panorama est le plus beau. Ensuite baladez-vous en redescendant Knez Mihailova, et faites une halte chez Plato le temps de prendre un café et de passer en revue les étagères de livres.

> Bruncher chez Smokvica Kralja, au centre-ville. A l’intérieur comme à l’extérieur le décor est digne d’un magazine de déco et le summum, la nourriture y est délicieuse. J’ai découvert en rédigeant cet article qu’il en existait plusieurs que je n’ai donc pas vu mais celui-ci, c’est sur, mérite le détour.

> Se délecter d’un sorbet chez Crna Ovca (le mouton noir) dans l’un des glaciers les plus trendys de la capitale.

> Diner dans la plus vieille kafana de la ville au nom suprenant de « ?« . Quel bizarrerie que « point d’interrogation« ! Ouvert en 1823 dans une typique maison de ville, cette taverne qui semble de prime abord être un attrape touriste, fait réellement partie du patrimoine.  Pour preuve elle est répertoriée comme monumet culturel de la ville depuis 1946. Le summum? Le goulash.

> Où sortir : les quais de la Save sont bordés de dizaines de péniches NightClub bondées. Tous les assoiffés de fiesta grouillent ici bas, préparez-vous à une folle nuit de fête belgradoise.

#2 Skadarlija  Скадарлија

L'histoire de Skadarlija commença dans les années 1830, avec l'installation de Roms dans les zones abandonnées en face des remparts de la ville. En 1854, le plan de Belgrade montre que les abris provisoires avaient été remplacés par des bâtiments en brique dans lesquels s'étaient installés des artisans, des marchands et de petits employés. L'ensemble du quartier fut appelé le "quartier tzigane" jusqu'en 1872, quand la rue fut nommée Skadarska ulica, la "rue de Skadar", d'après le nom de la ville de Skadar (aujourd'hui en Albanie) ; ce nom est encore le nom officiel de la rue. Skadarlija commença à acquérir son caractère bohème à la fin du xixe siècle et, particulièrement, en 1901, quand la célèbre auberge Dardaneli (« Les Dardanelles ») fut démolie et que ses clients, des écrivains et des acteurs, fréquentèrent les auberges du quartier.

Souvent comparé à Montmartre, il est bon de flâner sur les pavés de cette rue. Nous y avons errer une soirée entière sous les airs de violons et d’accordéons qui rythment les diverses terrasses.

> A faire : le folklore de la rue est fortement dû à ces musiciens qui s’approche de votre table pour vous chanter des comptines tziganes. Laissez-vous tenter par un concert privé moyennant quelques dinars.

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* Toutes les photos de moi ont été prises par ©Kares Le Roy au iPhone5 ou au Fujifilm x20.

#БОН ВОИАГЕ

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IN LES CABANES DU BOIS LANDRY i am…

itwia_france_perche27J’aime beaucoup de choses dans la vie, mais l’une de celles qui me fait vibrer, rêver et me projeter dans un autre monde ce sont les cabanes en bois.  Je suis d’assez près toute l’actualité qui concerne ce mode d’habitat et suis une fidèle « follower »de Cabin Porn, The Cabin Chronicles, Wild Cabins, et bien d’autres.

Alors quand est venue l’envie d’organiser un week-end surprise pour le retour de mon vagabond de compagnon, je ne me suis que très peu interrogée sur le type de lieu où nous passerons 2 jours. Par contre il fallait trouver l’endroit et c’est sur www.cabanes-de-france.com que j’ai déniché mon bonheur, un domaine situé dans le Perche à moins de 2h de Paris avec un choix de cabanes incroyable : sur l’eau, dans les arbres, accessible par un escalier voir même par une tyrolienne.

J’avais opté pour la cabane Cocoon, « la cabane tyrolienne à l’accès le plus sportif du domaine ». Dès l’arrivée sur le site, il nous a fallu nous équiper de baudrier que jamais ou presque (nous avons même chevauché nos vélos avec!) nous n’ôterions. Qu’il faille monter ou descendre de notre cabane, le maître mot était la sécurité. De toute façon à la vue de la première échelle nous avons cessé de nous poser la question de l’inconfort.

Après une échelle de 10 m de haut et une tyrolienne de 80 m de long, vous arrivez sur la première terrasse de la cabane, où ont été construites les toilettes sèches de la cabane. Vous finirez l’accès à votre cabane en descendant un escalier colimaçon qui vous amènera sur la seconde terrasse de votre cabane et à votre chambre. L’univers « crème » et la construction exceptionnelle en duplex de la cabane de « Tim Burton », vous accueillent pour des nuits insolites, voire fantastiques, et surtout douces & romantiques.

Nous y voilà, au pied d’un chêne gigantesque, face à une échelle de 10m de haut, au bout de laquelle trône une plateforme et le point de départ de près de 80m de tyrolienne. Je l’ai grimpée non sans mal, prise de fous rires masquant mon vertige. Une fois en haut et après les explications de Floriane (notre guide), il a fallu s’élancer. Bien sûr pour nous montrer le chemin, elle s’est jeté la première. On s’est un peu senti seul là-haut tout d’un coup. Mais #nomorechoice!

Poulie positionnée sur le câble, mousquetons accrochés, ultimes vérifications, 3,2,1… Sensations fortes lors de cette balade aérienne dont le point de chute ne serait que repos et volupté dans cette cabane des bois.

Voici donc en images le résumé de 2 jours et 1 nuit passés au Domaine du Bois Landry.

Tarif / 149€ la nuit petit déjeuner inclus + dîner cabane 30€/personne livré à domicile

Adresse / Lieu-dit la Graiserie | 28240 Champrond-en-Gâtine

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> A faire : louer un vélo pour se balader dans les bois et partir à la chasse aux cabanes… ou aux champignons.

> A voir : en dehors du domaine du Bois Landry, guide vert en poche, le Perche offre un bout de l’Histoire de France sur un plateau. Des châteaux moyenâgeux, anciennes demeures des comtes du Perche depuis le Xeme siècle, méritent d’être visités, d’un côté nous avons Nogent-le-Rotrou, de l’autre, Villebon.

  • le château aux 2 donjons et 7 tours de St Jean à Nogent le Rotrou, en pierres grises et austères
  • le château en brique de Villebon, propriété privée mais ouverte au public les 1er et 3eme dimanche de chaque mois, classée aux Monuments Historiques.

 

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#EPILOGUE

Un w/e parfait entre nature, sport et décompression. Le plein d’énergie à 2h de Paris.

+++ Bonus Track la vidéo qui fait sourire.

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* photos prises au iPhone6 (sauf exception par Kares Le Roy)
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Carte postale du … Viêtnam

itwia_vietnam_hcmc1Troisième carte postale que je reçois, d’un endroit où je n’ai pas mis les pieds, de mes copains qui voulaient me faire rêver.

Aujourd’hui ce sont 4 mains qui m’ont écrit depuis la Baie d’Halong. Un duo d’amis, Clemence & Pomps qui vous content leur récit au Viêtnam. Défi relevé!

Chère ITWIA,

c’est en  préparant notre futur roadtrip pour l’ouest américain que nous t’écrivons  enfin notre carte postale du Vietnam !

Notre tête est encore pleine de souvenirs, d’odeurs et notre cœur rempli d’émotions très positives rien qu’à l’idée de t’évoquer ce fabuleux pays ! 3 semaines (il en aurait bien manqué une !) à le parcourir du Nord au Sud à la saison idéale, mi-avril début mai !

Partis de Paris, on atterrit à Hanoi, la ville au delà du fleuve, après 16h de vol et d’impatience ! Tout de suite, la moiteur de la ville nous frappe, le bruit, incessant, et  le flot continu des deux roues !

Nous débarquons heureux et épuisés dans notre super guesthouse Hanoi Backpackers hostel , à peine le temps de prendre une douche on décide d’aller explorer la ville, on se perd dans les dédales de rues et ruelles , visitons le mausolée d’Ho Chi Minh, le palais présidentiel ( avec petite statue de Staline of course ! ), le temple Quan Thánh, la pagode du pilier unique et j’en passe ! Il fait chaud et humide ! Et qu’est-ce qu’on marche !
On longe les rives du lac Hoan Kien et suivons les rails du chemin de fer où une vieille locomotive passe parmi les habitations !
Hanoi, c’est LA ville du scooter, c’est grouillant de monde et à la fois nonchalant, la modernité côtoie un passé omniprésent. 

Le soir, les familles au complet sont de sortie, et dinent sur des terrasses qui ressemblent à des dinettes faites pour les enfants, l’atmosphère est conviviale et chaleureuse ! Phô, et autres spécialités Viet se dégustent en pleine rue !

Le lendemain nous partons découvrir le nord du pays, Sapa et ses alentours, on booke un bus via la guesthouse et c’est parti ! Les paysages se transforment au fil des kilomètres, on prend de l’altitude et tout devient plus verdoyant! La sérénité nous gagne peu à peu, fini les scooters, le bruit, la pollution, nous voilà en pleine montagnes avec vue sur le mont Fansipan et des rizières à perte de vue ! Ni une, ni deux, on loue des scooters en 125 pour aller explorer la région de Lao Cai, de loin  la meilleure idée qu’on ait eue ! Cette sensation de liberté, se perdre, se retrouver dans des petits villages, aller à la rencontre des villageois, se retrouver dans une école primaire (les mioches courent dans tous les sens, sont pleins de malices , on reste avec eux le temps d’une récré et repartons !), crapahuter pour accéder aux sublimes cascades cachées, chaque journée a son lot de surprises et de magie.

On  va jusqu’au marché de Bach Ha en bus, immense marché de la région ou les ethnies se réunissent une fois par semaine.  Comme une impression de faire un bond 100 ans en arrière ! Arrivés sur place, le marché est énorme, très vivant et super coloré!
Des étals à foison, on trouve de tout à vendre ! Des basiques fruits et légumes, épices, viandes, poissons aux bidons d’essence, établis artisanaux en tout genre, tissus, sacs, bol, poney et buffles !! (oui oui des vrais poneys et des vrais buffles!)

Chaque tribu Hmôngs, Dzao, Thays ( les Hmôngs fleurs ici en majorité) ramènent de leurs villages leurs spécialités, c’est la grande sortie hebdomadaire pour eux, pour faire du troc et faire le ravitaillement avant de remonter dans la vallée donc : ça mange, ça picole, ça rigole.

C’est assez marrant (je sais pas si le mot est approprié ) de voir ce fossé entre les occidentaux (nous y compris j’entends bien) armés d’iPhone, Nike aux pieds et ces peuples restés dans une économie agraire et un système féodal….deux extrêmes confrontés.

Après 3 jours d’air pur et de montagne, virage à 360 degrés  on reprend un bus pour rejoindre la légendaire Halong Bay, on joue la carte du cliché et passons la nuit sur une jonque.

On a eu chance de la voir sous un ciel bleu (pas évident souvent brumeux !) 1600 îles et îlots répartis sur 500 km2, on se croirait dans un film de croisades! On visite les grottes et cavités, une fois encore Mère Nature nous rappelle à quel point elle fait des merveilles! On prend un petit cours de cuisine le lendemain et naviguons en kayak dans la baie! 36 heures  au total de ravissement !

Fini la mini croisière on reprend un bus qui nous lâche à un carrefour au milieu de nulle part, parfait timing : un bus local passe dans les 5minutes allant justement dans la direction qui nous intéresse Ninh Binh

Ville pas tip top mais les environs valent le coup. On prend une barque à Trang An, on rame pendant 2h30 (Pomps est un pro! Si si !) on navigue dans la brume et sous le crachin entre les marécages et les grottes ! C’est d’un paisiiiiiible!! quel contraste avec la ville! On passe aussi par quelques temples, visitons la pagode de Bai Dinh, énorme lieu de culte bouddhiste, et on termine par se perdre dans un petit village aux alentours de Kénh Ga là ou une grand mère (qu’on voudrait tous adopter) court nous chercher les clés de l’église pour aller prier avec nous, croyant ou pas croyant, ça donne foi en l’humain croyez nous !

Le reste de la journée on continue de visiter la campagne et allons à Tam Coc (lieu de tournage de L’amant). Linh, une dame rencontrée prés de la rivière, nous invite dans sa maison, elle est douce et parle un peu français, on prend le temps de se discuter, c’est simple, un joli échange .

Une fois de plus, on reprend un bus  pour atteindre Hué, on enchaine sur la visite de la citadelle (inspirée de la cité interdite de Pékin), à cheval sur la rivière des parfums ! On la visite avec un guide plutôt inspiré et motivant mais la flemme un peu de tout écouter. On a le rôles des élèves du fond de la classe, ensuite enchaînement sur le temple du culte des empereurs Nguyen, c’est joli, c’est bien sympa , mais on a faim !

On  décide d’aller manger : on file donc à la Carambole pour déguster des spécialistes de Hué, c’est délicieux on s’en lèche les doigts !!

On l’a fait courte à Hué .

Le lendemain matin on prend un bus pour Hoi An, pourri le bus, pendant 6h, les sièges collent  et nous aussi… Arrivés las bas, on débarque dans notre guesthouse la DK’s Guesthouse , grosse ambiance backpack ! On file à La plage en vélo , on se perd, 10km plus tard on y arrive et on est pas déçus!
Le lendemain pareil, grosse virée en vélo d’une vingtaine de bornes , sous le cagnard pour aller pêcher des crabes dans les baskets boats

On part avec  une dizaine de Backpackers lituaniens de la guesthouse , c’est ambiance colonie de vacances, on rigole bien !
Hoi an c’est LA petite ville trop mignonne, l’architecture y est canon et surtout les rues, tout est petit , mignon, chaleureux et la nourriture parfaite ! Située sur le littoral et donnant sur la mer de Chine méridionale, c’est le Mix parfait entre plage, traditions et rivières ! On rythme nos journées entre vélo, plage et apéro, on s’y attarde, on s’y sent drôlement bien pendant  4 jours !!! On se perd dans les villages de pêcheurs, de poterie, d’artisanat. Le soir tout est animé et ouvert assez tard comparativement au reste du pays.

On quitte notre ville chouchou, un gros pincement au cœur pour retourner dans la frénésie urbaine de Saigon, HCMV pour les intimes ! Cette ex-capitale du Viêtnam est tout simplement épuisante ! On y reste une nuit, la violence du contraste avec Hoi An nous pousse à aller nous reposer dans le Delta du Mekong à Cai Bé pour 3 jours et 2 nuits de  paresse la plus totale …

On y repasse 24 heures pour nos derniers achats, et pour le plaisir de se faire un rooftop ainsi qu’un souvenir indélébile.

N’hésite pas Charline, à aller découvrir ce pays, sa multitude de paysages ( les dunes de Mui Ne qu’on a pas eu le temps de voir par exemple !) et ses gens, certes pudiques et pas très démonstratifs mais profondément gentils et bienveillants .

Clem X Pomelo

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+ Tips pour aimer encore plus votre voyage

  1. louez des bécanes, perdez vous, goûtez tout ce qu’on vous propose et sortez des sentiers battus !
  2. faites vous faire des fringues sur mesure, Hoi An et ses nombreux tailleurs de qualité sont parfaits pour cela, pensez à ramener vos pièces fétiches que vous souhaiteriez voir reproduites.

+ Food Tips

#An Hang Beach

  • Manger chez Soul kitchen : Hai Bà Trưng | Cẩm An, tp.| Hội An

#Hue

  • Diner à la Carambole :  Đặng Trần Côn | Thuận Hòa, tp. Huế | Thừa Thiên Huế

#Sapa (la cuisine du Nord est différente de celle du reste du pays, goûtez la sans hésiter)

  • Sapa Traditionnal : 033, Muong Hoa Street | 033 Duong Muong Hoa
  • Viet Emotion : 27 Cau May Street.

#Ho Chi Moinh aka Saigon

  • Diner Le Co tam Kitchen : Nourriture savoureuse et généreusement servie ! L’endroit est très joli en plus  : 71 Ho Tung Mau St | District 1
  • Boire un verre OMG Rooftop , avec vue sur la ville : Nguyễn An Ninh | Bến Thành 1

 

+ Hôtel tips

+ BAIE D’HALONG

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Retrouvez Clem (aka@clemewingjones) & Pomps (aka @pomponlhawaien)et leurs nombreuses péripéties avec le hashtag #lesaventuresdeclemetpomelo sur Instagram.

Bisous à eux (et à vous aussi).

PONTO FINAL

itwia_lisboa_pontofinal5Il y a des tips qu’on aimerait bien garder pour soi, ceux qui ne figurent dans aucun guide, voulant le relayer de bouche en oreilles qu’à ses amis particuliers et que finalement on transmet en hurlant « que c’est LE SPOT inratable ».  A tous mes amis qui sont allés à Lisbonne, je leur ai toujours dit « Mangez où vous voulez sur le pouce mais gardez vous une soirée pour vous rendre de l’autre côté de la rive, admirer la ville et observer le soleil se coucher sous le Ponte 25 de Abril. Ne manquez pas Ponto Final! »

Vous êtes en train de lire cet article dans le but prochain de passer quelques jours avec Lisa et à vous aussi je somme en criant de vous rendre là-bas.

En ferry, donc depuis Cais do Sodré pour Cacilhas (3.50€ A/R), en 15min puis 10min de marche à pied le long des docks désaffectés et tagués. On se demande clairement où l’on va. Puis on y arrive au bout du quai, comme une sensation de bout du monde. A ce moment on pense à la personne qui nous a donné ce bon plan (merci Solène) en regardant la vue époustouflante.

Adresse / Cais do Ginjal 72 | Cacilhas | 2800-284 Almada | Portugal
Tel / (00351) 21 276 07 43
Mail / pontofinalrest@gmail.com

# Y ALLER

www.transtejo.pt
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#Aproveite sua refeição!