IN AUVERGNE i am…

IMG_1681_modif

Il est de ces régions qui font parties de mon pays et dont j’ignore la beauté. L’Auvergne était annotée dans ces listes. L’Auvergne était annotée dans une de ces to do-listes qui s’entassent dans mon smartphone. Je pus l’en rayer grâce à une escapade planifiée cet automne et dont voici le résumé.

Quelle surprise ce fût quand durant 4 jours, nous avons roulé un certain nombre de kilomètres à la découverte du patrimoine local. Volcans, roches, lacs, rivières, que d’éléments géologiques riches d’histoire et d’esthétique. Nous nous sommes laissés porter à travers le Puy-de-dôme sans rien organiser ni rien savoir. L’aventure à domicile en quelque sorte.

Le premier jour c’est par une randonnée pédestre que nous avons commencé. 7km de marche au Puy Pariou, à travers des bois ensevelis de neige fraichement tombée fin octobre. Quand j’étais enfant, je me souviens toujours râler lorsque mon père nous emmenait en randonnée. Aujourd’hui pourtant je suis en demande. Je le dois sûrement à ce treck du Rinjani (Lombok) ou ne serait-ce grâce à cette balade dans le cirque de Salazie (Réunion)? Toujours est-il que la force tranquille des Volcans m’a réconciliée avec la marche et cela m’avait comme qui dirait, manqué.

Le puy Pariou parfois appelé Puy de Pariou et plus souvent, simplement Le Pariou est un volcan de la chaîne des Puys, dans le Massif central. Formé par la superposition de deux cônes stromboliens et d’un anneau de tuf, cet ensemble a produit trois coulées de laves au cours de son histoire éruptive.

Mais nous étions là-bas pour se reposer. Les jours suivants ont donc été moins énergiques, plus lents,  plus doux, mais non sans découverte. En cette deuxième journée, ce sont les Roches Tuilière et Sanadoire, deux volcans situés à proximité du lac du Guery dans la vallée de Fontsalade, qui ont été le point d’orgue de nos déplacements. Le site est à cheval sur deux communes : la roche Tuilière fait partie de Rochefort-Montagne tandis que la roche Sanadoire est située sur Orcival, petit village que nous d’ailleurs visité en chemin. Nous avions tellement prix notre temps que la randonnée du jour ne fut qu’une balade au sein d’un… parc de loisirs. En quête d’un pont suspendu aperçu dans un recueil d’architecture, c’est par erreur que nous ayons atterris au CAP GUERY . Il s’agissait en réalité d’une attraction pour petits (et grands), ludique, qui tout au long d’un parcours pédestre, nous éduque sur la faune qui peuple les environs et la flore qui la jalonne. Tant pis, on y a rit et on en est parti ravis pour profiter des dernières lumières qui brillaient sur le lac de Guery avant de retrouver le confort de notre logis.

Il s'agit à l'origine de deux volcans dont les profils ont été fortement érodés par les glaciers. Il n'en reste plus que la cheminée (Tuilière) et un morceau de cône (Sanadoire) séparés par une vallée en auge.
La Tuilière présente des colonnes prismatiques disposées en gerbes. On utilisait autrefois ses pierres pour couvrir les toits des maisons. Ce sont les fameuses lauzes. La Sanadoire, "roche sonnante", car la phonolite résonne quand on la frappe, culmine à 1290 m. Elle a porté jusqu'au XV° s un château réputé imprenable. Il peut paraître surprenant qu'elle ait pu supporter une forteresse même de dimension modeste. Un ébranlement a diminué de beaucoup sa surface au sommet.

Le séjour touchait à sa fin. C’est au « Paradis » qu’il s’est terminé. Quel nom bien donné au au village de Queuille par les habitants de l’autre rive. Ils voient, perché sur un piton rocheux, ce charmant bourg dominant la vallée. De son belvédère, la vue se dégage sur un sublime méandre. Une immense boucle formée par la rivière Sioule, à couper le souffle. Avec les couleurs automnales, les feuillages teintés de rouge, d’ocre et de jaune, je me suis crue loin de chez moi, ailleurs que dans mon pays, surprise à me demander : « ce que nous avions à envier aux grands espaces canadiens? ».

Alors l’Auvergne, toi et moi c’est quand tu veux!


Les découvertes auront été les suivantes : PUY PARIOU > MEANDRE DE QUEUILLES > MONTS DORES > ORCIVAL

♥ Cette histoire se raconte en images et débute maintenant.

itwia_auvergne1IMG_1399_modifIMG_1494_modif

itwia_auvergne9itwia_auvergne2

itwia_auvergne11IMG_1491_modifIMG_1756_modifitwia_auvergne_boisbasalte7

itwia_auvergne12itwia_auvergne14

itwia_auvergne21

itwia_auvergne16

itwia_auvergne27itwia_auvergne24IMG_1614_modifitwia_auvergne26

IMG_1651_modif

itwia_auvergne28

– mes conseils & recommandations –

☽ Séjourner au magnifique domaine du Bois Basalte (article à venir)

🍴 Diner ou même séjourner à l’Auberge du Lac de Guery.

Tout au long de son histoire, l’auberge a été une halte connue, voisine du Mont-Dore, où venaient se ressourcer les téméraires voyageurs. Et comme bien souvent le sont les bâtisses situées à proximité d’un col, c’est un lieu d’exception où l’accueil et le bon vivre sont de véritables traditions.

◐ A voir  : le Méandre de Queuilles depuis son belvédère où se donne rdv tous les photographes, amateurs comme professionnels, de la région et d’ailleurs.

► A faire : des randonnées diverses comme celle du Puy Pariou ou celle autour du lac de Guery, le plus haut lac d’Auvergne. Ce lac de 25 hectares situé à une altitude de 1 244 m,  est dû à une coulée de lave qui a barré le cours d’un torrent venu du Puy Gros.

► A tester : le parc ludique CAP GUERY. C’est par erreur que nous avons atterris ici, en quête d’un pont suspendu aperçu dans un recueil d’architecture. Il s’agissait en réalité d’une attraction pour petits (et grands), ludique, qui tout au long d’un parcours pédestre, nous éduque sur la faune qui peuple les environs et la flore qui la jalonne.

✖ A ne pas faire : ramasser les mauvais champignons (comprendra qui voudra)

ღ Rapporter du fromage.

#DOUCE FRANCE


Suivez-moi sur mes réseaux préférés : INSTAGRAM @itwia et FACEBOOK #ITWIA.

*Les photos ont été prises avec un Fuji x100T et un HUAWEI P9.

LE PITON DE LA FOURNAISE du ciel à la terre

itwia_la reunion_volcan26Dernier jour sur l’île et pas des moindres. L’apothéose en quelque sorte, l’appréhension du géant, la rencontre avec un volcan, le Piton de la Fournaise. Lui qui culmine à 2 632 mètres d’altitude, est le volcan actif de l’île de La Réunion (environ une éruption tous les 9 mois). Il correspond au sommet et au flanc oriental du massif du Piton de la Fournaise, un volcan bouclier qui constitue 40 % de l’île dans sa partie sud-est.

Je vous ai parlé de première rencontre? La rencontre? Pas vraiment. En fait, 3 jours plus tôt, lui et moi nous étions déjà approché l’un de l’autre, de loin, d’en haut. Un survol de l’île en hélicoptère m’avait été offert.

itwia_la reunion_volcan11

carte-incontournable


Ce vol comprenait :

  • les 3 Cirques
  • le Trou de Fer
  • le Volcan
  • le lagon

Tarif : 279€

itwia_la reunion_volcan7

itwia_la reunion_volcan8

Mais ça c’était déjà le passé. Devant moi des routes escarpées, qui monte sans cesse, on quitte la mer des yeux, on découvre une flore nouvelle, des ravins, des paysages que l’on croirait surgis d’une autre planète telle la Plaine des Sables, que l’on traverse auparavant pour rejoindre le sommet du piton. Inhabités. C’est à l’intérieur de l’enclos et sur les pentes vierges du Sud-Est que se produisent les éruptions et les coulées de lave, il ne fait pas bon y vivre.

Je n’ai eu le temps que de 3h de randonnée car en fin de journée mon vol vers la métropole m’attendait. C’est telle une fourmi que je me suis approchée du petit cratère que l’on devine depuis le parking. J’aurai voulu aller plus loin. La prochaine fois.

Anecdote : En 1977, une coulée de lave a englouti plusieurs bâtisses sur la commune de Sainte-Rose et s'est arrêtée sur le seuil de l'église Notre Dame des Laves : un miracle !

Web / fournaise.info/

◐ A visiter : la Cité du Volcan à la Plaine des Cafres. 

► A faire : un survol des volcans en hélicoptère, c’est Hélilagon qui m’a offert ce merveilleux cadeau rempli de sensations fortes. 

itwia_la reunion5itwia_la reunion_volcan6itwia_la reunion_volcan24itwia_la reunion_volcan25itwia_la reunion_volcan2itwia_la reunion_volcan13

itwia_la reunion_volcan27

itwia_la reunion_volcan5

itwia_la reunion_volcan14

itwia_la reunion_volcan20itwia_la reunion_volcan23

#N’ARTROUV


Suivez-moi sur mes réseaux préférés : INSTAGRAM @itwia et FACEBOOK #ITWIA.instagram_hashtag_lareunion

DE CIRQUE EN CIRQUE : Mafate & Salazie

#CIRQUE DE SALAZIE 

Ce fût donc ma première randonnée depuis fort longtemps. Il est 8h00 quand je commence à marcher. C’est simple il suffit de grimper. Durant de nombreux mètres je marche seule ; des randonneurs me rattrapent assez vite et me passent devant. Au bout de 2h j’atteins enfin mon point n°1 : le gîte de Belouve. Le beau temps m’offre un panorama incroyable, le Cirque de Salazie face à moi.  J’ai passé 2 heures sur ce plateau avant de reprendre la marche vers le Trou de Fer, malheureusement la météo a été changeante et la perspective de me retrouver seule à la nuit tombée m’a effrayée au point de faire demi-tour. Ce sera pour une prochaine fois. Je rebrousse chemin sous une bruine glaçante. Nous sommes en hiver dans cet hémisphère sud.

itwia_la reunion_leshauts10itwia_la reunion_leshauts5

itwia_la reunion_leshauts15

itwia_la reunion_leshauts19


#CIRQUE DE MAFATE

itwia_la reunion3Jour 2 dans les Hauts, je me dirige vers ce qui sera ma plus jolie balade. J’ai tardé alors qu’on m’avait vivement conseillé d’y être au petit matin. Que nenni je verrai bien.

Il est donc midi quand j’atteins le col des Boeufs. Le gardien du parking a l’air un peu affolé quand je lui dis où je veux me rendre. J’ai 6h A/R de randonnée avec la condition d’avoir un bon rythme. La marche de la veille n’étant pas représentative, je sens que ça va être sportif.

Point de départ, je domine le Cirque de Mafate et m’y engage, fière et assurée. Je croise environ 200 pèlerins à sens inverse, ils sont boueux mais leur air est heureux. En effet le sol est glissant ce qui m’inquiète un peu. Les « bonjour » à chaque personne croisée et les regards bienveillants m’entrainent. La végétation est dense, tout autant que lorsque j’avais pénétré les Hauts, cette fois-ci les tons tournent entre l’ocre et l’or, la Plaine des Tamarins m’offre un spectacle de fin du monde heureux, les arbres sont secs et effeuillés mais le bleu du ciel et les rayons du soleil égayent le tableau. Ici et là je marque des pauses, respire un air vivifiant, admire ce qui m’entoure. Un hélicoptère me surprendra même. Au bout de 3h, c’est à La Nouvelle que je vais marquer mon arrêt déjeuner. Je suis dans les temps, cela me ravie. Par contre c’est la course contre la montre pour trouver où déjeuner, mon départ tardif m’a pénalisée, il n’y a plus rien à manger dans les guinguettes. C’était sans compter sur la gentillesse des réunionnais qui s’affairent à me préparer une petite salade. A peine engloutie il faut déjà repartir.  Le chronomètre est déclenché si je ne veux pas marcher dans la pénombre. Le retour est moins difficile que je ne le pensais, d’autres randonneurs à mes trousses me font garder un bon rythme.

Il est 18h quand je rejoins ma voiture au parking, les jambes coupées. Je profite d’un coucher de soleil sur l’océan au loin, plus bas pour me reposer avant de redémarrer. Apaisant moment. Il est temps de filer. St Denis m’attends.

itwia_la reunion_coldesboeufs6

itwia_la reunion_coldesboeufs7

itwia_la reunion_coldesboeufs5

itwia_la reunion_coldesboeufs4

itwia_la reunion_coldesboeufs10itwia_la reunion_coldesboeufs1

Prochaine étape > Le Piton de la Fournaise du ciel à la terre…


Suivez-moi sur mes réseaux préférés : INSTAGRAM @itwia et FACEBOOK #ITWIA.instagram_hashtag_lareunion