ABYANEH ابيانه

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84km séparent le village désertique de celui montagneux qu’est Abyaneh. Ce petit hameau rouge perché dans une vallée de la même couleur.

Cette couleur? Liée à la richesse du sol en oxyde ferreux.  Les maisons sont construites en briques de terre séchées, assemblées par un mortier d’eau, de paille, et de terre (pisé) et se fondent dans le paysage.

Il est certainement l’un des plus vieux villages d’Iran. Une forteresse Sassanides le surplombe et prouve l’ancienneté de celui-ci.

Il a l’autre particularité d’être très fleuris. Peu par la flore indigène, mais par une nature plus subtile : celle des foulards multicolores que portent ses habitantes, all the same, all « made in Japan ».

Nous avons passé 2 jours et 2 nuits dans cette bourgade montagneuse, entre balades matinales sur les monts qui nous font face, à suivre les troupeaux de chèvres et de moutons qui paissaient sur les collines, et promenades plus tardives au village agrémentées de papotages avec les femmes qui peuplent le hameau. Repos au vert… enfin au rouge.

> Dormir et manger et re-dormir et re-manger au Viuna Hotel pour profiter des terrasses surplombant le village et la vallée, de jour comme de nuit.

> A faire : un trek de l’autre côté des montagnes pour partir à la recherche de la « mosquée près de la cascade » originellement temple du feu des Zoroastriens (religion pré-islamique en Perse).

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* Toutes les photos de moi ont été prises par ©Kares Le Roy

NAMAK LAKE

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Nous avons quitté la ville de Kashan en fin de journée pour nous rendre au parc national Dasht-e-Kavir, ce grand désert de 800km de long sur 320km de large au coeur de l’Iran afin l’atteindre au coucher du soleil. Quelle joie de découvrir après 40km de sentier le caravansérail de Marenjan ainsi que le lac salé auquel il est accolé : Namak Lake.

34°18' Nord 51°31' Est - Situé à environ 100 km à l'est de la ville de Qom à une altitude de 790 m au-dessus du niveau de la mer. Le lac a une surface d'environ 1 800 km² mais la majeure partie de celui-ci est à sec. L'eau ne couvre qu'une surface de 1 km² et la profondeur ne varie qu'entre 45 cm et 1 m.

J’y ai bivouaqué, l’avantage de se déplacer avec notre van aménagé. Mais il est possible de dormir selon les saisons soit à l’intérieur du caravansérail soit à la belle étoile. Peut-être que j’aurai dû opter pour cette option? L’isolement, la chaleur et toutes fenêtres ouvertes, m’ont quelque peu fait sursauter jusqu’à l’aube. Crap! Une fois la nuit se dissipant, j’ai vécu un joli moment, avec pour seules camarades, une chamelle et son petit venus s’abreuver près du camp, une lueur rose séparant le ciel de la terre éclairait cette scène. Magique et réparateur.

Et cela ne faisait que commencer. Surprenants paysages que ceux du Namak Lake (Namak signifie salé). Sur la piste nous avons roulé à l’aveugle, de gigantesques dunes de sable nous ont permis de nous repérer. Une fourche. Suivant notre instinct nous avons suivis la voie de gauche. Et là nous avons roulé sur le lac : des auréoles de sel qui se rétrécissaient au fur et à mesure que nous avancions sur/dans ce lac asséché en contradiction avec les blocs de sel qui eux, grossissaient. Et toute cette nature rien que pour nous dans un rayon d’au moins 100km!

> Dormir à la belle étoile au pied du caravansérail de Marenjan.

> A faire : emprunter la piste à gauche en sortant du caravansérail et rouler jusqu’aux gigantesques dunes de sables. Au bout d’un moment vous percevrez les traces de différents 4×4 dessinant une fourche. Il sera alors temps de bifurquer vers la gauche et de rouler SUR le lac salé aujourd’hui asséché.

> A voir : les dunes de sable digne du Sahara qu’il faudra gravir pour observer depuis leurs sommets le paysage lunaire du Namak Lake d’un côté et l’infini sableux de l’autre.

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* Toutes les photos de moi ont été prises par ©Kares Le Roy

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NOGHLI HOUSE (by side) @ Kashan

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Comme raconté dans le post précédent (ici), nous sommes arrivés très tard dans la ville de Kashan. J’avais dégoté dans le LP, un des hôtels les plus bons marchés : Noghli Traditional House.

Malheureusement, cette maison était complète mais l’hôte Mr Rezvanian était plein de ressources. Les 2 êtres affamés que nous étions se sont premièrement vus offrir le couvert. Pendant que l’on nous préparait un repas sur le pouce (23h00 c’est plus vraiment l’heure de diner), il nous a alors emmené quelques ruelles plus loin derrière Masjed-e Agha Bozorg, dans sa seconde maison, Noghli House « by side » comme je l’appelle. Les 2 êtres fatigués que nous étions se sont alors vu offrir le gîte. A l’instar de sa voisine, les chambres telles des petits box, sont disposées autour d’une cour. Ambiance feutrée à l’intérieur. Propreté et intimité de rigueur dans la suite dont nous avons hérité.

En clair la cadette n’avait rien à envier à son ainée.

Adresse / Kashan | Iran

Tarif / 1 000 000 IRL soi environ 28€

Website / noghlihouse.com

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KASHAN كاشان

 

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Il a fallu 1 heure pour quitter le centre-ville de la capitale, parcourir 256km dont une petite centaine sur une piste que nous avons emprunté intuitivement. C’était magique, traverser des villages, tomber nez à nez avec un sublime caravansérail au milieu de nul part, et puis crever. Les péripéties de la route, les souvenirs qui restent.

A la nuit tombée, Kashan, cette petite ville de province, première oasis du désert, où nous avons posé notre baluchon.

La journée passée à Kashan fût rythmée par les visites concentrées dans l’enceinte de la vieille ville. Humer l’atmosphère d’une ville commence pour moi par me promener et surtout me perdre dans l’endroit le plus peuplé, ici Bāzār-e Kāshān. Entre les allées et les places intérieures aux plafonds voûtés, triangulés et faïencés, au hasard, vous tomberez sur un petit café surplombant le caravansérail accolé au marché.

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Dès 13h00 les commerçants tombent les rideaux métalliques. L’heure de déjeuner puis de visiter les sublimes maisons appartenant à de riches marchands toutes situées sur Alavi St. L’immanquable hammam d’Amir Ahmad grand de 1000m2 et vieux de 5 siècles dont le toit globuleux n’est pas sans rappeler le Palais Bulle de Pierre Cardin sur la côte d’Azur. En fin de journée, il est bon de se recueillir à la mosquée historique Masjed-e Āghā Bozorg. Toute de brique de terre cuite et dont la mosaïque ne rehausse que les minarets sans oublier le portail de la coupole, ça y est j’étais plongée dans la splendeur de l’architecture islamique.

> A voir : les maisons d’Alavi Street : des Tabatabaei, des Boroudjerdi et des Abbasi, tous de riches marchands fut un temps et qui ont laissé derrière eux de sublimes maisons.

La première maison, celle de la famille Tabatabaei, est composée de quatre belles cours, de murs peints et gravés, avec des ouvertures sous forme d’élégantes fenêtres décorées de vitraux ainsi que d’éléments de l’architecture résidentielle persane traditionnelle tels que le birouni et l’andarouni.

L’histoire veut que la seconde maison, celle des Boroudjerdi, avait été construite pour la fille Tabatabaei. Le père n’en aurait autorisé le mariage que si cette future demeure soit aussi belle que la sienne. Pari gagné, noces célébrées. Elle est composée d’une seule cour centrale mais sa particularité se fait dans les 3 badgirs (tour du vent) hautes de 40m.

Quant à la dernière maison, celle des Abbasi, reflet de l’architecture persane, est aujourd’hui un musée que je n’ai pu visiter pour cause d’horaires.

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> Dormir chez Noghli traditional house dans une maison traditionnelle dont les chambres sont reparties autour d’un patio et d’un bassin, les repas y sont délicieux ce qui ajoutent une étoile supplémentaire au lieu.

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* Toutes les photos de moi ont été prises par ©Kares Le Roy

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IN IRAN i am…

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Ma première fois au Moyen-Orient. Une destination qui inquiétait mon entourage et qui fût pour moi mon plus beau voyage. A bord de notre van VW, mon amoureux et moi avons parcourus plus de 1500km du nord au sud de l’Empire Perse. Certains d’entre vous m’ont suivie sur Instagram @itwia pendant ce voyage, un certain avant-goût. Teaser.

Voici donc pour tous, le résumé de ces 3 semaines passées au pays des mollahs.

> Lire « Dentelles de Tchador » d’Amin Arefi, les anecdotes des us et coutumes iraniens vécues et racontées par un français débarqué dans son pays d’origine. Bluffant de vérité.

 

À bas les préjugés!

Cette phrase forte de sens comme introduction pour vous faire comprendre mon ressenti, ce sentiment fort que j’ai pour ce pays, mal compris, mal aimé et mal aidé.

Je suis arrivée ignorante et aveugle en Iran mais sereine pour y retrouver celui qui partage ma vie et qui me fait depuis 3 ans l’apologie de cet ancien empire.

Pour mieux comprendre là où je posais le pied, j’ai lu. Des choses futiles comme « les Pintades à Téhéran », un peu moins comme « Dentelles et tchadors » puis un peu plus complexe et politique avec « les paradoxes de l’Iran ». Tous ont eu la qualité de me conter l’Iran à travers les yeux de ceux qui la vivent et la pratiquent, via des nouvelles, des scènes de vie ici et là.

J’ai alors compris ce peuple qui s’est construit seul depuis 30 ans après une révolution -certes religieuse- digne de 1789 mais organisée en 1979. Donc un pays qui subit depuis 30 ans de nombreuses sanctions infligées par la communauté internationale, cette même communauté qui l’a tant aidé par le passé, puis qui s’est mise à la craindre pour enfin la détruire (Nota : lors de la guerre Iran/Irak en soutenant par la vente d’armes 2 pays possesseur de pétrole qu’on a laissé s’entretuer, envoyer ses jeunes sur le front dans des tranchées digne de Verdun, aujourd’hui martyrs dont leurs portraits sont dépeints ou affichés à chaque entrée de ville, ou sur chaque pignon de bâtiments) pour des intérêts qui étaient les nôtres. C’est qu’elle est puissante la Perse. Car oui le pétrole et le gaz sont les faire-valoir de l’Iran. Comme dans beaucoup de guerres de ces 2 derniers siècles, l’or noir pèse lourd dans la balance.

Donc l’Iran voilà, ne s’est jamais laissée faire, s’est douloureusement relevée de 8 ans de conflit et s’est construite seule. C’est qu’elle est intelligente la Perse. La preuve cette fuite des cerveaux comme ils l’appellent. Au top 50 de la NASA de nombreux iraniens, un prix spécial de mathématique récemment remportés par une iranienne que le président Rohani s’est empressé de re-tweeter (sans foulard la géniale), des gens intelligents qui n’ont eu besoin d’aucun occidental pour exister. C’est de ça que l’Occident a peur. Peur de la bombe atomique, pourtant le fameux traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)  imposant une utilisation purement civile a été signé par l’Iran (Nota : l’Inde, l’Israël et le Pakistan la détiennent aussi et pourtant eux n’ont jamais rien signé). Donc BLOCUS. Donc chantage de la part de l’Iran qui ne se laisse pas faire. C’est qu’elle est têtue la Perse. Mais au fond a-t-elle tort?!

J’en suis la. Une empathie très forte pour ce pays et pour son peuple. Cette introduction paraît chiante de prime abord, sous mes airs de sociologue de comptoir, mais primordiale. Pour la première fois il m’a fallu comprendre cette société pour comprendre mon voyage.

Et quel voyage! Toujours là? 3,2,1 c’est parti!

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LET’S GET A VISA

Quand on détient un passeport français on sous-estime beaucoup comme il peut s’avérer compliqué d’obtenir un Visa. Il faut avoir quelques indices pour faciliter la démarche.

Avant de se rendre à l’ambassade d’Iran (à Paris 16 – 16 rue Fresnel) : télécharger le formulaire de demande de visa  puis acheter un VAN (Visa Autorisation Number) auprès d’une agence de voyage : Touran Zamin – coût 35€ payable en Paypal.

Après avoir récupéré tous ces documents, posez un 1/2 RTT pour se rendre entre 9h00 et 12h00 au consulat. Il faut compter en moyenne 10 jours pour récupérer son Visa Tourisme d’1 mois.

4 semaines avant mon départ j’ai reçu mon précieux sésame.

Ca y est je partais!

Website / amb-iran.fr/fr/consulat/visa.htm + touranzamin.com/en/

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LET’S FLY!

Je me suis envolée vers l’Iran avec Azerbaïdjan Airlines (420€ A/R) pour Baku (pays et ville que je ne savais pas géo-localiser!). 2h d’escale dans un aéroport digne des pages tendances d’IDEAT et je réembarquais, foulard en poche, pour Téhéran.

J’avais fantasmé ce moment où l’avion entrerait dans l’espace aérien iranien et qu’une annonce sonore nous imposerait de nous couvrir la tête (dito Argo). J’ai prêté une oreille attentive au moindre déclenchement du micro. Rien. J’ai observé le peu de femmes qui m’entourait. Rien. Puis nous avons entamé la descente vers la piste d’atterrissage. Rien. Une fois posé au sol, tout s’est accéléré, j’ai sorti un foulard et l’ai enroulé autour de mon visage.  C’était parti pour 3 semaines de chaleur, de démangeaison et d’attention pour ce qui devait faire de moi une femme occidentale en Iran.

Ca y est j’y étais!

Nota : C’est d’ailleurs notre manière de le porter qui a donné son nom à un style « à l’occidentale » : notre façon nonchalante de le poser sur la tête et de laisser pendre un des deux côtés quand l’autre ondule sur l’épaule.

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LET’S DRIVE!

Parce que l’Iran est si riche que je ne pouvais contenir toutes mes trouvailles et découvertes en 1 seul post généraliste. Au travers d’une dizaine d’article je vous emmène avec moi, étape par étape, ville par ville, du kilomètre 0 qu’est Téhéran jusqu’au kilomètre 1499km qu’est Shiraz.

En voiture Simone!

L’itinéraire a été le suivant : TEHERAN > KASHAN > NAMAK LAKE > ABYANEH > ESFAHAN > AQDA > YAZD > ZEIN-O-DIN > PERSEPOLIS > SHIRAZ

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Instagram @itwia

J’espère vous faire rêver en vous contant mon histoire, de vous donner envie de visiter ce pays. Vais-je réussir…

#Roda Fes

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* Toutes les photos de moi ont été prises par ©Kares Le Roy
 
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