NAMAK LAKE

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Nous avons quitté la ville de Kashan en fin de journée pour nous rendre au parc national Dasht-e-Kavir, ce grand désert de 800km de long sur 320km de large au coeur de l’Iran afin l’atteindre au coucher du soleil. Quelle joie de découvrir après 40km de sentier le caravansérail de Marenjan ainsi que le lac salé auquel il est accolé : Namak Lake.

34°18' Nord 51°31' Est - Situé à environ 100 km à l'est de la ville de Qom à une altitude de 790 m au-dessus du niveau de la mer. Le lac a une surface d'environ 1 800 km² mais la majeure partie de celui-ci est à sec. L'eau ne couvre qu'une surface de 1 km² et la profondeur ne varie qu'entre 45 cm et 1 m.

J’y ai bivouaqué, l’avantage de se déplacer avec notre van aménagé. Mais il est possible de dormir selon les saisons soit à l’intérieur du caravansérail soit à la belle étoile. Peut-être que j’aurai dû opter pour cette option? L’isolement, la chaleur et toutes fenêtres ouvertes, m’ont quelque peu fait sursauter jusqu’à l’aube. Crap! Une fois la nuit se dissipant, j’ai vécu un joli moment, avec pour seules camarades, une chamelle et son petit venus s’abreuver près du camp, une lueur rose séparant le ciel de la terre éclairait cette scène. Magique et réparateur.

Et cela ne faisait que commencer. Surprenants paysages que ceux du Namak Lake (Namak signifie salé). Sur la piste nous avons roulé à l’aveugle, de gigantesques dunes de sable nous ont permis de nous repérer. Une fourche. Suivant notre instinct nous avons suivis la voie de gauche. Et là nous avons roulé sur le lac : des auréoles de sel qui se rétrécissaient au fur et à mesure que nous avancions sur/dans ce lac asséché en contradiction avec les blocs de sel qui eux, grossissaient. Et toute cette nature rien que pour nous dans un rayon d’au moins 100km!

> Dormir à la belle étoile au pied du caravansérail de Marenjan.

> A faire : emprunter la piste à gauche en sortant du caravansérail et rouler jusqu’aux gigantesques dunes de sables. Au bout d’un moment vous percevrez les traces de différents 4×4 dessinant une fourche. Il sera alors temps de bifurquer vers la gauche et de rouler SUR le lac salé aujourd’hui asséché.

> A voir : les dunes de sable digne du Sahara qu’il faudra gravir pour observer depuis leurs sommets le paysage lunaire du Namak Lake d’un côté et l’infini sableux de l’autre.

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* Toutes les photos de moi ont été prises par ©Kares Le Roy

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NOGHLI HOUSE (by side) @ Kashan

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Comme raconté dans le post précédent (ici), nous sommes arrivés très tard dans la ville de Kashan. J’avais dégoté dans le LP, un des hôtels les plus bons marchés : Noghli Traditional House.

Malheureusement, cette maison était complète mais l’hôte Mr Rezvanian était plein de ressources. Les 2 êtres affamés que nous étions se sont premièrement vus offrir le couvert. Pendant que l’on nous préparait un repas sur le pouce (23h00 c’est plus vraiment l’heure de diner), il nous a alors emmené quelques ruelles plus loin derrière Masjed-e Agha Bozorg, dans sa seconde maison, Noghli House « by side » comme je l’appelle. Les 2 êtres fatigués que nous étions se sont alors vu offrir le gîte. A l’instar de sa voisine, les chambres telles des petits box, sont disposées autour d’une cour. Ambiance feutrée à l’intérieur. Propreté et intimité de rigueur dans la suite dont nous avons hérité.

En clair la cadette n’avait rien à envier à son ainée.

Adresse / Kashan | Iran

Tarif / 1 000 000 IRL soi environ 28€

Website / noghlihouse.com

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KASHAN كاشان

 

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Il a fallu 1 heure pour quitter le centre-ville de la capitale, parcourir 256km dont une petite centaine sur une piste que nous avons emprunté intuitivement. C’était magique, traverser des villages, tomber nez à nez avec un sublime caravansérail au milieu de nul part, et puis crever. Les péripéties de la route, les souvenirs qui restent.

A la nuit tombée, Kashan, cette petite ville de province, première oasis du désert, où nous avons posé notre baluchon.

La journée passée à Kashan fût rythmée par les visites concentrées dans l’enceinte de la vieille ville. Humer l’atmosphère d’une ville commence pour moi par me promener et surtout me perdre dans l’endroit le plus peuplé, ici Bāzār-e Kāshān. Entre les allées et les places intérieures aux plafonds voûtés, triangulés et faïencés, au hasard, vous tomberez sur un petit café surplombant le caravansérail accolé au marché.

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Dès 13h00 les commerçants tombent les rideaux métalliques. L’heure de déjeuner puis de visiter les sublimes maisons appartenant à de riches marchands toutes situées sur Alavi St. L’immanquable hammam d’Amir Ahmad grand de 1000m2 et vieux de 5 siècles dont le toit globuleux n’est pas sans rappeler le Palais Bulle de Pierre Cardin sur la côte d’Azur. En fin de journée, il est bon de se recueillir à la mosquée historique Masjed-e Āghā Bozorg. Toute de brique de terre cuite et dont la mosaïque ne rehausse que les minarets sans oublier le portail de la coupole, ça y est j’étais plongée dans la splendeur de l’architecture islamique.

> A voir : les maisons d’Alavi Street : des Tabatabaei, des Boroudjerdi et des Abbasi, tous de riches marchands fut un temps et qui ont laissé derrière eux de sublimes maisons.

La première maison, celle de la famille Tabatabaei, est composée de quatre belles cours, de murs peints et gravés, avec des ouvertures sous forme d’élégantes fenêtres décorées de vitraux ainsi que d’éléments de l’architecture résidentielle persane traditionnelle tels que le birouni et l’andarouni.

L’histoire veut que la seconde maison, celle des Boroudjerdi, avait été construite pour la fille Tabatabaei. Le père n’en aurait autorisé le mariage que si cette future demeure soit aussi belle que la sienne. Pari gagné, noces célébrées. Elle est composée d’une seule cour centrale mais sa particularité se fait dans les 3 badgirs (tour du vent) hautes de 40m.

Quant à la dernière maison, celle des Abbasi, reflet de l’architecture persane, est aujourd’hui un musée que je n’ai pu visiter pour cause d’horaires.

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> Dormir chez Noghli traditional house dans une maison traditionnelle dont les chambres sont reparties autour d’un patio et d’un bassin, les repas y sont délicieux ce qui ajoutent une étoile supplémentaire au lieu.

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* Toutes les photos de moi ont été prises par ©Kares Le Roy

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